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Revue de presse du 03/08/2026

Revue de presse du 03/08/2026

Crédit Image : Geminy

Revue de presse du 03/08/2026

Cosmologie & Astrophysique

Phys.org
Le spectromètre DESI capte la signature d’exoplanètes en désintégration

À partir des données spectrales du Dark Energy Spectroscopic Instrument (DESI), des astronomes ont obtenu certaines des preuves les plus nettes à ce jour que des naines blanches accrètent des débris provenant d’exoplanètes en désintégration. Ces observations ont été réalisées quand DESI ne pouvait pas étudier ses cibles principales, les galaxies lointaines. Les résultats offrent un aperçu inédit de la composition chimique d’exoplanètes rocheuses, révélant des compositions remarquablement similaires à celles des planètes et astéroïdes de notre système solaire interne.

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Le vent solaire agite la haute atmosphère de Mars et accroît la perte d’ions

Le Soleil émet en permanence un flux de particules chargées à grande vitesse, le vent solaire. Contrairement à la Terre, Mars ne possède pas de champ magnétique global fort pour protéger son atmosphère de ce flux. En conséquence, le vent solaire peut interagir directement avec la haute atmosphère martienne et arracher progressivement des particules atmosphériques vers l’espace. De nouveaux travaux indiquent que cette agitation de la haute atmosphère renforce la fuite d’ions, contribuant à l’érosion atmosphérique de long terme de la planète.

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ScienceDaily
Une force cachée de la matière noire pourrait ralentir la croissance des grandes structures

Une étude parue dans le Journal of Cosmology and Astroparticle Physics (JCAP) explore l’hypothèse selon laquelle les particules de matière noire interagiraient entre elles via une force cachée supplémentaire, en plus de la gravité. Les résultats se révèlent contre-intuitifs : si cette force attractive additionnelle favorise effectivement le regroupement plus efficace des particules, elle tend aussi à rendre la matière noire effectivement plus légère à mesure que l’Univers s’étend, ce qui affaiblit son impact gravitationnel. Au lieu d’accélérer la croissance des grandes structures cosmiques, elle la ralentit généralement. L’intérêt pour une telle force noire s’est accru avec des observations très précises qui ne concordent pas toujours : les mesures de l’expansion cosmique et celles du fond diffus cosmologique racontent parfois des histoires légèrement différentes. Ces écarts restent modestes mais motivent l’examen de nouveaux modèles. Il s’agit d’un travail théorique, non d’une confirmation observationnelle.

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Un accélérateur cosmique de la Voie lactée propulse des protons au-delà du pétaélectronvolt

Une équipe internationale menée par l’université d’Hiroshima a confirmé qu’une source de notre galaxie, baptisée LHAASO J1912+1014u, accélère des protons à des énergies dépassant un quadrillion (10¹⁵) d’électronvolts, soit un pétaélectronvolt (PeV). Ces travaux, publiés dans The Astrophysical Journal le 16 juillet 2026, s’appuient sur la combinaison d’observations issues de trois grands observatoires, sur Terre et dans l’espace. Les rayons cosmiques, composés surtout de protons et d’une petite fraction d’électrons, sont des particules extrêmement rapides circulant entre les étoiles. Certaines atteignent des énergies supérieures à celles produites par le Grand collisionneur de hadrons (LHC), situé à la frontière franco-suisse. Selon l’auteur principal Tsunefumi Mizuno, identifier un accélérateur naturel de protons de cette puissance aide à comprendre l’origine des rayons cosmiques les plus énergétiques de la Voie lactée et leur influence sur la galaxie.

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Des trous noirs primordiaux pourraient déclencher l’explosion de naines blanches

Une équipe internationale menée par Shing-Chi Leung avance, dans The Astrophysical Journal, que des trous noirs primordiaux pourraient déclencher l’explosion de naines blanches en supernovae de type Ia. Les trous noirs primordiaux sont des reliquats hypothétiques des premiers instants de l’Univers, possiblement formés lors de l’inflation cosmique, quand l’expansion rapide a amplifié de petites fluctuations de matière. Ils figurent parmi les candidats proposés pour la matière noire, cette matière invisible qui représenterait environ 90 % de la masse de l’Univers. En traversant une naine blanche (le résidu dense d’une étoile de faible masse ayant épuisé son combustible), un tel objet créerait par sa gravité de puissantes forces de marée susceptibles de déstabiliser l’étoile et de provoquer une réaction thermonucléaire explosive. Ce scénario pourrait aussi expliquer certains motifs d’abondance chimique observés parmi les étoiles de la Voie lactée. L’hypothèse reste toutefois à confirmer.

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Curiosity découvre un paysage en nid d’abeille dans une vallée martienne

Le rover Curiosity de la NASA a rencontré un paysage inhabituel en gravissant une vallée martienne surnommée Valle Grande. Les images renvoyées montrent un sol couvert de motifs en nid d’abeille, appelés fractures polygonales, mesurant chacun environ 4 à 8 centimètres de large. Curiosity avait déjà observé de petits ensembles de formes géométriques, mais jamais à cette échelle. Un panorama à 360 degrés capté les 19 et 20 juin, durant les 4 930e et 4 931e jours martiens (sols) de la mission, révèle des polygones s’étendant dans toutes les directions et grimpant sur les flancs d’une butte de 6 mètres de haut surnommée Miraflores. Selon Ashwin Vasavada, du Jet Propulsion Laboratory, l’équipe a mesuré soigneusement leur forme et leur chimie dans l’espoir d’y trouver des indices sur leur origine. Certaines formations polygonales examinées auparavant provenaient de fissures dans de la boue en train de sécher, mais plusieurs processus peuvent produire ce type de motif, dont les cycles de réchauffement et de refroidissement.

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Physique fondamentale

Phys.org
Premier refroidissement électronique d’ions fortement chargés dans un piège de Penning

Des chercheurs de l’Université technique de Darmstadt et du centre GSI Helmholtz pour la recherche sur les ions lourds ont réussi, pour la première fois, à décélérer des ions fortement chargés issus de l’accélérateur du GSI jusqu’à de basses énergies, puis à les stocker dans un piège de Penning, un dispositif confinant des particules chargées à l’aide de champs électriques et magnétiques. Ils sont aussi parvenus à réaliser le premier refroidissement électronique de tels ions dans ce type de piège. Les résultats ont été publiés dans Physical Review X (PRX).

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Le dioxyde de ruthénium montre des signes de magnétisme sous contrainte en couche ultrafine

Le dioxyde de ruthénium (RuO2) est un oxyde métallique employé comme conducteur, matériau quantique et électrocatalyseur industriel. Ses propriétés magnétiques font débat, mais on le considère généralement comme non magnétique sous sa forme massive. Une nouvelle étude publiée dans Science Advances montre toutefois que des couches très minces de RuO2 peuvent devenir magnétiques lorsque leur réseau cristallin est soumis à une contrainte mécanique. Ce résultat illustre comment la déformation du réseau peut modifier les propriétés fondamentales d’un matériau, une piste explorée pour concevoir de nouveaux dispositifs.

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Physical Review Letters
Des transitions optiques sub-hertz observées dans l’ytterbium ionisé excité

Patrick McMillin, Hassan Farhat, William Liu et Wesley C. Campbell rapportent, dans Physical Review Letters, l’observation de trois transitions semi-interdites dans l’ytterbium simplement ionisé, à partir de l’état métastable ²F⁷ᐟ². En raison des longues durées de vie des états supérieur et inférieur impliqués, ces transitions sont extrêmement étroites, de largeur inférieure au hertz. Elles complètent les transitions déjà couramment utilisées dans cet ion, avec des applications potentielles en métrologie et pour les horloges optiques de haute précision.

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ScienceDaily
Des rayons gamma inattendus du zinc-70 attribués à des transitions magnétiques

Des chercheurs conduits par le Facility for Rare Isotope Beams (FRIB) ont identifié l’origine d’un excès surprenant de rayons gamma de basse énergie émis par le noyau de zinc-70. Publiés dans Nature sous le titre Magnetic Character of the Low-Energy Enhancement in 70Zn, les résultats montrent que ce sont des transitions magnétiques au sein du noyau qui produisent ce signal. La collaboration internationale a réuni des chercheurs de 25 institutions aux États-Unis, au Canada, en Italie, en Allemagne, en Norvège et en Corée du Sud. Les rayons gamma appartiennent à la même famille que la lumière visible et les ondes radio ; un noyau excité en émet en rejoignant un état plus stable. Ce phénomène, appelé renforcement à basse énergie (LEE), demeurait inexpliqué depuis des décennies. Sa compréhension pourrait affiner les modèles décrivant la formation des éléments lourds dans les étoiles, les supernovae et les fusions d’étoiles à neutrons.

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Biosciences

Nature
La drépanocytose associée à un vieillissement prématuré des cellules souches chez la souris

Un travail de recherche relayé par Nature établit un lien, chez la souris, entre la drépanocytose (une maladie génétique affectant les globules rouges) et un vieillissement prématuré des cellules souches. Les résultats, publiés initialement dans Science Translational Medicine (Barve et al., 2026), suggèrent que la maladie accélère le déclin fonctionnel de ces cellules à l’origine du sang. Ces observations, obtenues sur un modèle murin, restent à confirmer avant toute extrapolation à l’être humain, mais elles ouvrent une piste pour comprendre les complications à long terme de la maladie.

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High Technologies

Phys.org
Des impulsions magnétiques optimisées pourraient réduire fortement l’énergie de commutation des mémoires

Les technologies de l’information portées par l’intelligence artificielle génèrent des données à un rythme sans précédent : chaque recherche en ligne, image générée, recommandation, simulation scientifique ou grand modèle de langage produit et traite d’immenses quantités d’informations à stocker, transférer et analyser. À mesure que l’IA se diffuse dans tous les secteurs, la demande mondiale de stockage et de calcul augmente fortement. Dans ce contexte, des travaux suggèrent que des impulsions magnétiques optimisées pourraient réduire de plusieurs ordres de grandeur l’énergie nécessaire pour commuter l’état d’une mémoire, une piste pour limiter la consommation énergétique du numérique.

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