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Revue de presse du 13/08/2026

Revue de presse du 13/08/2026

Crédit Image : Gemini

Revue de presse du 13/08/2026

Cosmologie & Astrophysique
MIT News
Une étoile trou noir, un type d’objet astrophysique inédit repéré par le JWST

Des astronomes du MIT et d’autres institutions décrivent dans Nature un point rouge extrêmement brillant observé dans l’Univers primitif, quelques centaines de millions d’années après le Big Bang, grâce au télescope spatial James Webb (JWST) de la NASA. L’objet a la taille de notre Système solaire mais émet 100 milliards de fois plus d’énergie qu’une étoile connue ne peut physiquement produire, un niveau plus proche de celui d’un trou noir. Les auteurs proposent qu’il s’agisse d’un mélange inédit de trou noir et d’étoile, qu’ils nomment étoile trou noir : un nuage de gaz très dense, alimenté non par la fusion nucléaire habituelle mais par un trou noir central estimé à 100 000 fois la masse du Soleil, entouré d’une vaste enveloppe gazeuse. Selon l’auteur principal Rohan Naidu, cette hypothèse pourrait éclairer la nature des mystérieux petits points rouges que le JWST repère un peu partout dans l’Univers jeune et qui disparaissent aux époques récentes.

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Nature
Un ballon géant livre une nouvelle vue du centre de la Voie lactée

Un article de recherche mis en avant par Nature rapporte que des observations réalisées à l’aide d’un ballon de grande taille ont permis d’obtenir une nouvelle vue de la région centrale de la Voie lactée. Les résultats scientifiques associés sont publiés dans Physical Review D (Ikeda et al.). Le contenu détaillé de l’étude étant en accès restreint, les modalités précises de la mesure et son interprétation ne sont pas disponibles dans la matière fournie, qui se limite à signaler l’intérêt de cette approche par ballon pour cartographier le centre galactique.

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Phys.org
Un courant stellaire hors de la Voie lactée, nouvel outil pour cartographier la matière noire

Phys.org rapporte l’intérêt d’un courant stellaire situé au-delà de la Voie lactée pour cartographier la matière noire. Ces structures, appelées courants stellaires issus d’amas globulaires, sont de fines traînées d’étoiles cohérentes qui conservent la trace de leur histoire dynamique. À ce titre, elles offrent des indices sur l’évolution des galaxies et sur la nature de la matière noire, dont les perturbations gravitationnelles peuvent altérer ces courants. La matière fournie se limite à présenter le principe ; elle ne détaille ni la galaxie hôte, ni les mesures réalisées, ni les résultats obtenus.

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Des empreintes chimiques trahissent le passé binaire caché des étoiles massives

Phys.org rapporte des travaux permettant de détecter le passé binaire caché des étoiles massives à partir de leurs empreintes chimiques. Plus de 70 % des étoiles massives naissent dans des systèmes binaires serrés, où les forces gravitationnelles et les transferts de masse entre compagnons modifient profondément leur évolution. Mais une fois l’interaction terminée (par transfert de masse, fusion ou explosion en supernova de l’un des partenaires), l’étoile survivante apparaît souvent comme un objet solitaire, masquant son histoire mouvementée. Depuis des décennies, les astronomes peinent à détecter ces passés cachés. La matière fournie ne détaille pas la méthode d’analyse chimique employée ni les résultats précis obtenus.

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Physical Review Letters
Les lentilles gravitationnelles fortes bornent la masse minimale des halos de matière noire

Dans Physical Review Letters, A. M. Nierenberg et ses collègues explorent la plus basse limite de masse que l’on peut placer sur la fonction de masse des halos dans le cadre de la matière noire froide (CDM), à partir de 28 lentilles gravitationnelles fortes, des configurations où la gravité d’un objet massif dévie la lumière d’une source d’arrière-plan. Ils étudient un modèle extrême dans lequel la fonction de masse des halos et la relation masse-concentration suivent la CDM, mais avec une coupure nette à une certaine échelle de masse. Cette approche vise à tester jusqu’où existent les plus petits halos de matière noire, une prédiction clé pour distinguer les modèles de matière noire. Le résumé fourni ne donne pas la valeur numérique finale de cette limite.

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ScienceDaily
Des trous noirs antérieurs au Big Bang pourraient expliquer la matière noire

Des chercheurs de l’université de Portsmouth avancent que certains trous noirs peuplant aujourd’hui l’Univers pourraient être plus anciens que le Big Bang. Leur étude explore des modèles dits de rebond cosmique, dans lesquels l’Univers ne serait pas né d’un unique événement explosif mais aurait d’abord connu une phase de contraction avant d’inverser sa course et de se dilater. Dans ce scénario, des trous noirs issus de cette phase antérieure auraient survécu à la transition et persisteraient depuis comme des fossiles cosmiques. Selon le professeur Enrique Gaztañaga, auteur principal (Institut de cosmologie et de gravitation de Portsmouth et Institut des sciences de l’espace de Barcelone), si l’idée se vérifie, ces trous noirs primordiaux pourraient éclairer la nature de la matière noire, cette matière invisible qui façonne les galaxies, et expliquer l’apparition d’objets étonnamment massifs très tôt dans l’histoire cosmique. Il s’agit d’une proposition théorique, qui reste à confronter aux observations.

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Physique fondamentale
Phys.org
Le singulet de Zhang-Rice observé directement dans un supraconducteur au cuprate

Phys.org signale la visualisation directe, longtemps recherchée, du singulet de Zhang-Rice dans un supraconducteur à base de cuprate. Les supraconducteurs conduisent l’électricité sans résistance en dessous d’une température donnée ; la plupart deviennent supraconducteurs à très basse température, mais certains, comme les cuprates, le font à des températures plus élevées. La matière fournie ne détaille pas la méthode d’observation ni les résultats quantitatifs, mais le fait central est l’observation directe de cet état électronique, un ingrédient discuté depuis longtemps dans la compréhension de la supraconductivité à haute température des cuprates.

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Des magnons spontanés se synchronisent avec des signaux externes à température ambiante

Phys.org signale des travaux montrant que des magnons spontanés peuvent se synchroniser avec des signaux extérieurs à température ambiante. Les magnons sont des ondes, ou perturbations, se propageant dans des matériaux magnétiques, et ils sont envisagés comme des porteurs efficaces d’information pour les dispositifs de nouvelle génération, au-delà des supports habituels que sont la lumière, le son ou les ondes radio. La capacité à domestiquer ces ondes, notamment en les faisant se synchroniser avec un signal de référence, est un enjeu pour leur exploitation pratique. Le résumé fourni ne précise pas le matériau employé ni les performances mesurées.

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Physical Review Letters
Deux mémoires quantiques intriquées via une fibre de 420 km

Dans Physical Review Letters, une équipe menée notamment par Xi-Yu Luo et Jian-Wei Pan démontre la génération d’intrication entre des mémoires quantiques distantes reliées par une fibre optique de 420 kilomètres. Selon les auteurs, le régime atteint dépasse la limite dite sans répéteur, un seuil au-delà duquel une communication quantique directe devient limitée par les pertes de la fibre. Cette étape est importante pour les futurs réseaux quantiques à longue distance, qui reposent sur le partage d’intrication entre nœuds éloignés. Le résumé fourni ne détaille pas les débits ni les taux de fidélité obtenus.

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ATLAS obtient les premières preuves de production de bosons de Higgs à haute impulsion transverse en paire de quarks b

Dans Physical Review Letters, la collaboration ATLAS (G. Aad et al.) rapporte la première mise en évidence de la production inclusive du boson de Higgs à haute impulsion transverse, dans l’état final où il se désintègre en une paire de quarks b, reconstruite au sein d’un unique jet de grand rayon. Les résultats reposent sur des données de collisions proton-proton enregistrées par le détecteur ATLAS au Grand collisionneur de hadrons (LHC). Étudier le Higgs dans ce régime de forte impulsion offre un test complémentaire du mécanisme de couplage du boson aux quarks et de possibles écarts au Modèle standard. Le résumé fourni ne donne pas le niveau de signification statistique ni les valeurs mesurées.

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Chimie
Nature
Des modules solaires en pérovskite à l’échelle du mètre grâce à des carboxylates de plomb

Publiée dans Nature, cette étude propose une méthode pour fabriquer des modules solaires en pérovskite de grande surface dans des conditions ambiantes. Les passivants habituels, des halogénures d’ammonium, améliorent les performances en laboratoire mais restent sensibles à l’humidité et nécessitent souvent une atmosphère inerte. Les auteurs les remplacent par des carboxylates de plomb, chimiquement stables, appliqués sur des films de pérovskite dont la surface est enrichie en iodure de formamidinium via un système de solvants à forte pression de vapeur. En traitant la surface avec du dioléate de plomb pour améliorer le transport des porteurs de charge et la passivation, ils ont obtenu des modules avec des rendements certifiés de 24,0 % (surface d’ouverture de 810 cm²) et 22,0 % (surface totale de 0,72 m²), ayant passé l’ensemble des tests de fiabilité IEC 61215. Ces valeurs représentent, selon les auteurs, les meilleures performances rapportées pour un photovoltaïque en pérovskite industriellement viable.

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Biosciences
Ars Technica
Les excréments ont-ils favorisé l’essor des animaux complexes ?

Une étude relayée par Ars Technica avance que l’explosion cambrienne, cette diversification rapide des formes animales survenue il y a environ 540 millions d’années, aurait pu être en partie alimentée par l’apparition de la défécation. Le paléontologue Julien Kimming (Institut de technologie de Karlsruhe) et le paléobiologiste Russell Bicknell (université Flinders) ont recensé dans la littérature tous les systèmes digestifs fossilisés et coprolithes (excréments fossilisés) du Cambrien qu’ils pouvaient trouver, retraçant l’évolution des tubes digestifs et des matières fécales. Ils ont comparé les cycles de nutriments actuels aux estimations, issues de simulations et de données géologiques, de la composition chimique des océans il y a 540 millions d’années. Leur hypothèse : les premières boulettes fécales auraient acheminé des nutriments comme le carbone, le fer, l’azote et le phosphore vers les profondeurs océaniques, via ce qu’on appelle la pompe biologique, rendant ces zones plus habitables et favorisant l’évolution d’animaux plus grands et d’écosystèmes plus diversifiés.

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MIT Technology Review
Des souris femelles clonées à partir de cellules mâles grâce à CRISPR

Une équipe basée au Japon rapporte avoir transformé des embryons de souris mâles en femelles, une première selon les chercheurs. En s’appuyant sur une approche fondée sur CRISPR, les scientifiques ont retiré le chromosome Y de cellules mâles pour créer des clones femelles de souris mâles. Les travaux, co-dirigés par Takashi Ishiuchi (université de Yamanashi) et Shogo Matoba (centre Riken BioResource Research), sont décrits dans une prépublication déposée sur bioRxiv et n’ont donc pas encore été évalués par les pairs, ce qui impose la prudence. Les auteurs, inspirés par un poisson gobie capable de changer de sexe, estiment que la technique pourrait interroger l’idée établie qu’il faut des mâles et des femelles pour se reproduire. Ils espèrent des applications pour la conservation d’espèces menacées lorsqu’il ne reste que peu d’individus. Des spécialistes extérieurs, comme Monika Ward et Ben Novak, jugent le résultat notable, tout en rappelant qu’un accident similaire avait été signalé en 2009.

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Nature
Le propre anti-venin des crotales pourrait aussi protéger l’humain

Un article de recherche mis en avant par Nature rapporte que les crotales (serpents à sonnette) possèdent leur propre forme d’anti-venin, une protection interne contre leur toxine, qui pourrait également offrir une piste pour protéger l’être humain. Les résultats scientifiques associés sont publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (Carroll et al.). La matière disponible se limite à signaler cette possibilité et ne détaille pas les mécanismes moléculaires en jeu, les tests réalisés ni le stade de développement d’une éventuelle application thérapeutique.

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Une bactérie probiotique modifiée pour traiter le diabète

Le podcast de Nature présente un traitement vivant du diabète : une bactérie probiotique modifiée génétiquement, décrite dans un article de recherche signé Guan et ses collègues. L’idée est d’utiliser un micro-organisme ingéré comme vecteur thérapeutique agissant contre le diabète. La matière disponible se limite à annoncer l’étude et n’en précise ni le mécanisme d’action détaillé, ni le type de diabète visé, ni le stade des expérimentations (modèle animal ou essai humain). Le résultat mérite donc d’être confirmé par la lecture de l’article complet et par des travaux ultérieurs.

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Intelligence artificielle
Caltech News
Étendre les architectures d’IA pour aborder les problèmes scientifiques continus

Dans Nature Machine Intelligence, Anima Anandkumar, professeure à Caltech, et des collègues de Caltech et de NVIDIA décrivent un cadre pour doter les modèles d’intelligence artificielle d’une compréhension du monde physique qui, selon elle, manque à la plupart d’entre eux. La difficulté tient au fait que de nombreux modèles ont été conçus pour le langage ou la vision par ordinateur, où les données sont traitées comme des collections de points isolés (mots ou pixels). Or des systèmes physiques comme la météo relèvent de fonctions continues, les relations mathématiques sous-jacentes qui décrivent l’évolution de l’atmosphère partout et à tout instant, pas seulement là où sont prises les mesures. Le cadre proposé montre comment étendre les architectures de réseaux de neurones existantes pour apprendre ces fonctions continues, prolongeant les opérateurs neuronaux qu’Anandkumar avait introduits en 2020. L’objectif est d’obtenir des prédictions plus fidèles à la réalité physique, notamment pour les systèmes chaotiques.

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High Technologies
Caltech News
Un capteur cutané mesure le cholestérol en continu via la sueur

Une équipe dirigée par Wei Gao, professeur au département d’ingénierie médicale de Caltech, a mis au point un patch adhésif capable d’estimer les niveaux de lipides sanguins (cholestérol et triglycérides) en analysant la sueur, et ce de façon continue plutôt qu’à partir d’une prise de sang ponctuelle. Le lien entre les lipides de la sueur et ceux du sang n’étant pas linéaire, le dispositif recourt à un modèle d’apprentissage automatique dit causal, qui intègre des facteurs physiologiques comme l’indice de masse corporelle, le sexe et l’intensité de la transpiration pour affiner l’estimation. Les travaux, décrits dans Nature Sensors avec pour premiers auteurs José A. Lasalde-Ramírez, Chihyeong Won et Sijie Ji, portent sur des tests précliniques menés sur 24 participants. Selon Gao, cet outil non invasif pourrait donner une alerte précoce liée aux maladies cardiovasculaires ou métaboliques, chez des personnes qui, autrement, se font rarement prélever du sang.

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MIT News
Un réseau de pores caché révélé dans un combustible nucléaire métallique

Des chercheurs du MIT, avec le Laboratoire national de l’Idaho (INL), ont mené l’une des études tridimensionnelles les plus détaillées à ce jour d’un combustible nucléaire métallique irradié, l’uranium allié à 10 % de zirconium en masse (U-10Zr). Ce combustible, testé dans d’anciens réacteurs rapides refroidis au sodium comme l’EBR-II et le FFTF, suscite de nouveau l’intérêt pour les réacteurs avancés de nouvelle génération, mais la plupart des études le concernant remontent à des décennies. À l’aide de la tomographie par rayons X synchrotron de haute énergie au Brookhaven National Laboratory, l’équipe a analysé les réseaux de pores et les changements chimiques apparus sous irradiation dans le FFTF. Ces travaux, dont l’auteur principal est Ericmoore, éclairent la façon dont le matériau gonfle, transfère la chaleur et interagit avec la gaine de protection. Selon les chercheurs, une modélisation plus précise de la distribution des pores pourrait aider à prolonger la durée de fonctionnement de certains réacteurs et à concevoir les futurs combustibles.

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ScienceDaily
Starlink transformé en scanner géant de la haute atmosphère terrestre

Des chercheurs de l’université de Kyoto ont mis au point une méthode pour cartographier une région difficile à observer de la haute atmosphère, en exploitant les données orbitales d’environ 1 200 satellites Starlink. À partir des variations de leur mouvement, ils ont reconstruit les changements de densité atmosphérique vers 500 kilomètres d’altitude. Cette zone appartient à la thermosphère, la partie électriquement neutre de l’atmosphère qui représente plus de 99 % de la haute atmosphère entre environ 100 et 1 000 kilomètres, et dont la densité reste difficile à mesurer, contrairement à l’ionosphère ionisée qui se prête plus facilement à l’observation par ondes radio. Or, à ces altitudes, les traces de l’atmosphère exercent encore assez de frottement pour ralentir les satellites. Mieux mesurer cette densité aiderait donc à prévoir le mouvement des satellites et à réduire le risque de collisions dans des orbites basses de plus en plus encombrées, tout en faisant avancer la recherche sur la haute atmosphère.

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Le WiFi ordinaire peut identifier une personne avec une précision quasi parfaite

Des chercheurs de l’Institut de technologie de Karlsruhe (KIT) montrent que des réseaux WiFi ordinaires pourraient servir à identifier et suivre des personnes sans caméra ni équipement spécial. Selon le professeur Thorsten Strufe, en observant la propagation des ondes radio, il est possible de créer une image de l’environnement et des personnes présentes, un peu comme une caméra mais avec des ondes radio au lieu de la lumière. La technique exploite des signaux non chiffrés échangés en routine entre appareils WiFi et routeurs ; elle ne nécessite pas que la personne observée porte un téléphone, une montre connectée ou tout autre appareil, il suffit que d’autres appareils WiFi soient actifs à proximité. Lors de tests menés sur 197 participants, le système a identifié les individus avec une précision proche de 100 %, sous différents angles et quelle que soit leur démarche. Les auteurs alertent sur un risque sérieux pour la vie privée, les réseaux WiFi étant déjà largement répandus.

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Mathématiques
Quanta Magazine
Un principe d’incertitude quantique étendu aux fractales

Quanta Magazine relate l’extension d’un principe d’incertitude, la règle selon laquelle plus on connaît la position d’une particule quantique, moins on peut connaître sa vitesse, au cas des fractales, ces formes qui restent aussi complexes quelle que soit l’échelle d’observation. Le mathématicien Semyon Dyatlov, au MIT, cherchait à savoir si les particules quantiques pouvaient rester piégées sur des trajectoires fractales, comme certains objets en mouvement chaotique. Comme ces particules se comportent en ondes et brouillent leur position, il fallait un principe d’incertitude adapté aux fractales. En 2016, avec des idées clés de Jean Bourgain, décédé peu après, Dyatlov l’a démontré pour les fractales à une dimension, semblables à des lignes dentelées représentant des trajectoires en deux dimensions. L’extension aux dimensions supérieures, jugée hors de portée lors d’un atelier dans le New Jersey, a finalement été franchie des années plus tard par le doctorant Alex Cohen, offrant un outil mathématique plus universel.

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arXiv
Un agent d’IA autonome attaque le problème du graphe à 99 sommets de Conway

Une prépublication déposée sur arXiv (catégorie cs.AI), non évaluée par les pairs, rapporte l’assaut systématique et reproductible, mené par un agent de recherche en intelligence artificielle autonome, du problème du graphe à 99 sommets de Conway. Ce problème mathématique demande s’il existe un graphe fortement régulier de paramètres srg(99,14,1,2). Les contributions vérifiables incluent une preuve exhaustive qu’aucun graphe circulant sur Z/99 ne satisfait plus de 68,0 % des contraintes, une réduction dite à structure forcée ramenant la question à un graphe 12-régulier sur 84 sommets, un cadre d’existence par orbites à automorphisme prescrit, et un meilleur artefact vérifié atteignant 69,43 %. Les auteurs soulignent que ce seuil semble une frontière robuste (quatorze méthodes distinctes, aucune ne le dépassant) et que toute borne prouvée inférieure à 4 950 constituerait une preuve de non-existence. L’existence du graphe reste ouverte.

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