artwork
Clique sur play pour lancer le live
VPN actif ? Désactivez-le pour écouter Science Music Live.
Science Music
SCIENCE MUSIC
Qualité

Réservé aux membres

Accès gratuit

Lecteur extene
LIVE

Revue de presse du 11/08/2026

Revue de presse du 11/08/2026

Crédit Image : Gemini

Revue de presse du 11/08/2026

Cosmologie & Astrophysique

NOIRLab
La plus grande carte 2D de l’Univers dévoile près de quatre milliards d’objets

L’équipe des DESI Legacy Imaging Surveys, hébergée par NSF NOIRLab, a publié la plus grande carte bidimensionnelle de l’Univers jamais réalisée, fruit de treize années de travail. Couvrant les trois quarts du ciel, cette mosaïque de 5,6 billions de pixels catalogue près de quatre milliards d’objets célestes : étoiles, galaxies, trous noirs, supernovae, astéroïdes et lentilles gravitationnelles. Les données ont notamment été recueillies par les télescopes Mayall et Blanco (ce dernier équipé de la caméra DECam fabriquée par le département de l’Énergie américain). Accessible à tous via le Legacy Survey Sky Viewer, cette carte sert de socle à la plus grande carte 3D de l’Univers, utilisée pour sonder la matière noire et l’énergie noire, le moteur de l’expansion accélérée du cosmos. Plus de 1 800 articles scientifiques citent déjà ces relevés, devenus, selon le co-responsable David Schlegel (Lawrence Berkeley National Laboratory), un outil de référence en astronomie.

Lire l’article

Phys.org
Un objet de l’Univers primitif repéré dans les données de Webb

Des astronomes rapportent la découverte d’un nouvel objet issu de l’Univers primitif à partir de données du télescope spatial James Webb (JWST), opérationnel depuis 2022. L’instrument fournit les vues les plus profondes et les plus nettes du cosmos à ce jour, au-delà des capacités du télescope Hubble. Les travaux sont diffusés sur le serveur de prépublications arXiv, ce qui signifie qu’ils n’ont pas encore été validés par une évaluation par les pairs. Le contenu disponible reste limité, mais souligne comment les avancées instrumentales de Webb permettent d’explorer les premiers âges de l’Univers avec une précision inédite.

Lire l’article

De l’eau liquide sur Mars plus récemment qu’on ne le pensait ?

Depuis des décennies, les astronomes supposaient que la surface de Mars s’était figée définitivement il y a environ 3 milliards d’années, toute eau liquide ayant alors été piégée sous terre ou perdue dans l’espace. Un nouveau travail remet en cause cette chronologie en suggérant que la planète rouge aurait pu abriter de l’eau liquide plus tardivement que prévu. La matière disponible reste succincte et ne détaille ni la méthode employée ni les données à l’appui de cette hypothèse, qui mériterait confirmation. Si elle se vérifiait, elle modifierait notre compréhension de l’évolution climatique martienne et des périodes propices à d’éventuelles conditions habitables.

Lire l’article

ScienceDaily
Cassini révèle une torsion inattendue du bouclier magnétique de Saturne

En analysant les données de la mission Cassini-Huygens (NASA, ESA et agence spatiale italienne), qui a orbité autour de Saturne de 2004 à 2017, des scientifiques ont mis en évidence une particularité inattendue dans la structure de la magnétosphère de la planète. Publiée dans Nature Communications avec la participation de chercheurs de l’Université de Lancaster, l’étude montre que la rotation rapide de Saturne semble entraîner une ouverture clé de sa magnétosphère, appelée cornet magnétosphérique (une région en entonnoir près des pôles laissant entrer les particules chargées), très loin vers le côté après-midi, au lieu de la maintenir près de midi comme sur Terre. Le résultat conforte une théorie ancienne selon laquelle, pour les planètes géantes, la rotation rapide et la matière chargée issue de lunes comme Encelade peuvent l’emporter sur l’influence du vent solaire, imposant un régime magnétique fondamentalement différent de celui de la Terre.

Lire l’article

Une météorite tombée sur un toit dans le New Jersey éclaire les origines de la vie

Le 16 juillet 2024, un météore a traversé le ciel de la région de New York en plein jour, produisant un bang supersonique en passant au sud de la statue de la Liberté. Peu après, une météorite de plus d’un kilogramme a percé le toit d’une maison à Hillsborough, dans le New Jersey. Une équipe internationale a analysé les fragments et publié ses résultats dans Science Advances. Selon l’astronome Peter Jenniskens (SETI Institute et centre Ames de la NASA), l’étude a révélé des fragments provenant de la surface d’un astéroïde primitif ayant subi des fluides salés concentrés, un processus jusqu’alors inconnu pour ce type de proto-planète. L’objet, de la taille d’un gros bagage, filait à 32 000 miles/h (14,4 kilomètres par seconde) ; soixante témoins l’ont signalé et seize ont ressenti l’onde de choc. Les fragments contiennent des composés organiques et des acides aminés, offrant des indices sur la manière dont les astéroïdes ont pu apporter à la Terre primitive certains ingrédients nécessaires à la vie.

Lire l’article

Space.com
Andromède aurait vu sa formation stellaire ralentir sous l’influence de sa voisine M32

Grâce au télescope spatial Hubble, une équipe menée par Tobin Wainer (Université de Washington) a reconstitué un chapitre récent de l’histoire d’Andromède, la galaxie spirale voisine de la Voie lactée située à 2,5 millions d’années-lumière. Les chercheurs montrent que son rythme de formation d’étoiles a nettement ralenti au cours des 40 derniers millions d’années, et désignent la petite galaxie M32 comme suspect le plus probable, sans pouvoir l’affirmer explicitement. À partir de deux relevés Hubble couvrant 200 millions d’étoiles sur les deux tiers du disque, l’équipe a découpé l’espace en cases de 300 années-lumière de côté et analysé la couleur des étoiles pour dater les épisodes de formation : les étoiles bleues, jeunes, signalent une activité récente, tandis que les étoiles rouges, plus longévives, indiquent des populations âgées. Andromède avait connu un sursaut de formation il y a environ 2 milliards d’années, possiblement lié à une collision avec une galaxie inconnue.

Lire l’article

L’image la plus nette de la surface du Soleil révèle une instabilité fluide

Une équipe internationale utilisant le télescope solaire Inouye de la NSF a obtenu la vue la plus résolue jamais réalisée de la surface du Soleil. Rassemblant des chercheurs du National Solar Observatory, du High Altitude Observatory de la NSF et du Max Planck Institut für Sonnensystemforschung, l’équipe a repéré d’étranges motifs tourbillonnants au bord des zones magnétiques. Ces spirales constituent la première observation directe de l’instabilité de Kelvin-Helmholtz dans la photosphère solaire, un phénomène qui survient lorsque des fluides se déplacent à des vitesses différentes. Longtemps soupçonnée sur le Soleil, cette instabilité n’avait jamais été vue ainsi. Selon David Boboltz, directeur adjoint du National Solar Observatory, la découverte, étayée par des simulations numériques, marque une avancée majeure dans la compréhension de la dynamique du plasma solaire et stellaire. Un article décrivant ces résultats a été publié.

Lire l’article

Physique fondamentale

Phys.org
Des circuits thermiques quantiques apprennent à partager une alimentation

Tout dispositif électronique ou optoélectronique produit de la chaleur, aujourd’hui gérée presque exclusivement par des moyens extérieurs (dissipateurs, ventilateurs, plaques froides, réfrigérateurs) fixés après coup sur la puce. Ces solutions traitent la chaleur comme une quantité moyenne à évacuer en bloc, alors qu’elle est en réalité produite localement, composant par composant, au cœur des circuits. Des travaux explorent des circuits thermiques quantiques capables de reprendre une astuce ancienne de l’électronique : le partage d’une alimentation commune. La matière disponible reste brève et ne détaille pas les résultats expérimentaux, mais l’approche vise une gestion plus fine de la chaleur à l’échelle des composants.

Lire l’article

Des cristaux temporels distants oscillent à l’unisson

En janvier 2024, des physiciens de l’Université technique de Dortmund avaient démontré un cristal temporel continu dans un semi-conducteur, dont les oscillations restaient stables durant plusieurs heures. Dans une nouvelle étude publiée dans Nature Communications, l’équipe du professeur Alex Greilich montre que de nombreux cristaux temporels peuvent se former dans le même matériau et synchroniser leurs oscillations de spins électron-noyau. Un cristal temporel est un système dont l’état oscille périodiquement dans le temps de façon spontanée. Cette synchronisation à distance ouvre une voie vers des réseaux de spins, briques potentielles pour de futures technologies quantiques.

Lire l’article

Des skyrmions antiferromagnétiques suivent en ligne droite le courant appliqué

Les skyrmions, essentiellement des vortex magnétiques, représentent une piste prometteuse en spintronique : ils pourraient un jour servir de composants pour des supports de stockage ou des ordinateurs, en complément des technologies CMOS établies. Des chercheurs de l’Université Johannes Gutenberg de Mayence (JGU) ont visualisé pour la première fois l’interaction de skyrmions antiferromagnétiques et montré, par des mesures en temps réel, que ceux-ci se déplacent de manière reproductible le long de trajectoires rectilignes alignées avec le courant électrique moteur. Ce comportement, plus prévisible que celui des skyrmions ferromagnétiques, constitue un atout pour d’éventuelles applications de mémoire ou de calcul.

Lire l’article

Chimie

ScienceDaily
Un interrupteur caché découvert dans les nanocatalyseurs d’argent

Des chercheurs ont découvert pour la première fois qu’un même nanocatalyseur d’argent (Ag) peut opérer sur des sites de réaction différents selon qu’une cellule à oxyde solide produit de l’électricité ou de l’hydrogène. Menés par les professeurs WooChul Jung et Jeong Woo Han (Université nationale de Séoul), avec les équipes de Sang Ouk Kim (KAIST) et de Beomgyun Jeong (KBSI), les travaux montrent que la localisation et le mécanisme des réactions à l’oxygène changent selon l’usage de la cellule. Les cellules à oxyde solide font circuler des ions oxygène à travers un matériau solide pour, au choix, générer de l’électricité ou scinder l’eau afin de produire de l’hydrogène. Cette découverte éclaire la manière dont l’argent améliore les performances de ces dispositifs et pourrait inspirer des catalyseurs plus intelligents, favorisant une production d’électricité propre et un hydrogène vert plus économe en énergie.

Lire l’article

Biosciences

Cell Press
La base structurale de l’activation de LRRK2, une piste dans la maladie de Parkinson

Une activité kinase élevée de la protéine LRRK2 (leucine-rich repeat kinase 2) est liée à la maladie de Parkinson. Une étude révèle que son domaine GTPase ROC agit comme un interrupteur moléculaire dépendant du nucléotide, régulant à la fois l’activation et l’auto-inhibition de la protéine. Ce travail montre également comment certaines mutations associées à la maladie, mais pas toutes, perturbent ce mécanisme régulateur. En précisant la structure et le fonctionnement de cet interrupteur, ces résultats offrent une meilleure compréhension des dérèglements moléculaires impliqués et pourraient orienter la conception de thérapies ciblées.

Lire l’article

Nature
Une IA apprend la dynamique des protéines à partir des signaux absents en RMN

De nombreuses fonctions biologiques des protéines reposent sur des changements de conformation survenant à des échelles de la microseconde à la milliseconde. Faute de données expérimentales standardisées à grande échelle, ces mouvements restaient difficiles à prédire. Publiée dans Nature, une étude exploite une observable jusque-là négligée : les mouvements en milliseconde peuvent élargir les signaux de résonance magnétique nucléaire (RMN) au point de les rendre indétectables, laissant certains résidus non attribués dans les données de près de 10 000 protéines de la Biological Magnetic Resonance Data Bank. En faisant l’hypothèse que ces attributions manquantes trahissent des mouvements rapides, les auteurs ont entraîné des modèles d’apprentissage profond à les prédire. Le meilleur, baptisé Dyna-1, s’appuie sur le modèle de langage multimodal ESM-3 et prédit particulièrement bien la dynamique liée à la catalyse enzymatique et à la fixation de ligands, des résidus par ailleurs plus conservés au cours de l’évolution.

Lire l’article

Neurosciences

Ars Technica
Les chiens distinguent la peur de la tristesse sur les visages humains

Une étude publiée dans iScience montre, par imagerie cérébrale fonctionnelle (IRMf), que le cerveau des chiens possède une région spécifique traitant les expressions faciales humaines joyeuses, comme le sourire, et qu’ils distinguent différentes expressions négatives : colère, tristesse et peur. L’équipe, dont fait partie Raúl Hernández-Pérez (Université de Vienne), a recruté huit chiens bien socialisés (six border collies, un labrador et un golden retriever), entraînés à rester immobiles en position de sphinx pendant l’examen, sans aucune contention, à l’aide d’un repose-menton et de protections auditives. Chaque animal était exposé à des visages humains présentant des expressions variées. Des travaux comportementaux antérieurs avaient déjà montré que les chiens préfèrent une boîte associée à une expression joyeuse plutôt qu’à une expression de peur ou de dégoût. Selon les auteurs, l’étude des cerveaux canins éclaire les adaptations soutenant leur remarquable compréhension sociale et émotionnelle des humains.

Lire l’article

Intelligence artificielle

MIT News
GeoPT donne aux modèles d’IA un sens de la physique pour mieux simuler le réel

Les modèles d’intelligence artificielle excellent à générer du texte, des images ou des modèles 3D, mais peinent à simuler des scénarios physiques, car ils comprennent mal la physique. Obtenir suffisamment de données physiques est coûteux : les réseaux de neurones dépendent d’algorithmes appelés solveurs numériques, précis mais très lents. Des chercheurs du MIT (laboratoire CSAIL) et de l’Université Tsinghua ont mis au point GeoPT, une méthode de pré-entraînement qui reconstitue virtuellement des interactions mécaniques quotidiennes en 3D, montrant comment des particules s’arrêtent en atteignant une partie d’un objet. Ces simulations donnent aux modèles une intuition du fonctionnement de la physique, leur permettant d’atteindre leur performance maximale deux fois plus vite et de s’entraîner avec jusqu’à 60 % de données en moins par rapport aux modèles de référence. À terme, l’approche pourrait aider à prédire comment véhicules, objets courants et robots réagissent au vent, à l’eau ou aux collisions, et constituer un pas vers un modèle de fondation en physique. Selon le doctorant Minghao Guo, la physique serait la troisième modalité de l’IA, après le texte et les pixels.

Lire l’article

High Technologies

Phys.org
Un miroir menteur camoufle l’information optique d’une image

Un miroir révèle normalement ce qui se trouve devant lui, même lorsque sa courbure déforme le reflet. Des chercheurs de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) ont conçu un concept optique différent : un miroir menteur, doté de surfaces structurées, qui dissimule l’information portée par une image d’entrée et la transforme en un motif trompeur d’apparence banale en sortie. L’étude est publiée dans Nature Communications. Ce dispositif pourrait trouver des applications dans la sécurisation ou le chiffrement d’informations visuelles, en masquant le contenu réel d’une image derrière un rendu ordinaire.

Lire l’article

ScienceDaily
La NASA gagne une année de science supplémentaire pour Voyager 2

Près d’un demi-siècle après son départ de la Terre, la sonde Voyager 2 voit sa puissance électrique se réduire inexorablement. Comme sa jumelle Voyager 1, elle dépend de générateurs thermoélectriques à radio-isotopes, qui produisent de l’électricité à partir de la chaleur dégagée par du plutonium en décomposition ; chaque sonde perd environ 4 watts par an. Depuis 2024, cette baisse a contraint les contrôleurs à éteindre deux instruments scientifiques sur chacune des sondes (dotées chacune de dix instruments). Pour prolonger la mission, les ingénieurs du Jet Propulsion Laboratory de la NASA ont mené une opération surnommée Big Bang : ils ont simultanément arrêté certains composants énergivores et basculé vers des solutions moins gourmandes, tout en veillant à maintenir la sonde suffisamment chaude pour fonctionner. Sans cet effort, l’équipe aurait dû éteindre un instrument de Voyager 2 avant fin 2026. La puissance ainsi libérée devrait maintenir en activité les trois instruments restants pour une année supplémentaire.

Lire l’article

Mathématiques

Quanta Magazine
Pourquoi les réseaux fluviaux obéissent-ils à des lois mathématiques ?

Les réseaux hydrographiques présentent partout la même forme ramifiée : des cours d’eau qui fusionnent en canaux toujours plus larges vers la mer, à l’image des branches d’un arbre, des nervures d’une feuille, des vaisseaux sanguins ou des réseaux routiers convergeant vers une ville. Ces systèmes, qualifiés de réseaux de transport, acheminent une substance fluide depuis de multiples origines vers un point unique. Les rivières sont particulièrement révélatrices, souligne le spécialiste Chris Paola (Université du Minnesota), car elles ne résultent ni de l’évolution biologique ni de la planification urbaine, mais de processus terrestres chaotiques, tout en obéissant à des lois simples et universelles. Une découverte réalisée en 2026 sur ces réseaux ranime des questions largement étudiées dans les années 1980 et 1990, lorsque les rivières servaient d’exemples naturels de structures mathématiques. L’article explore cette tension entre chaos et régularité qui fascine autant les scientifiques que les amoureux des paysages fluviaux.

Lire l’article

 

Sources
acides aminésAndromèdearXivcarte de l'UniversCassinichienscristaux temporelsDESIDyna-1eau liquideénergie noireGeoPTHubblehydrogène vertIAinstabilité Kelvin-HelmholtzIRMfLRRK2M32magnétosphèreMarsmathématiquesmatière noiremétéoritemiroir menteurMITnanocatalyseurs argentNASAParkinsonrivièresRMNSaturneskyrmionsSoleilspintroniquetélescope Inouyetélescope WebbVoyager 2
← Article précédent Revue de presse du 10/08/2026 Article suivant → Revue de presse du 12/08/2026