Revue de presse du 03/09/2026
Crédit Image : Gemeini
Revue de presse du 03/09/2026
Cosmologie & Astrophysique
NASA
Hubble suit une onde atmosphérique à dix côtés au pôle sud de Saturne
Des observations récentes du télescope spatial Hubble ont révélé une gigantesque onde atmosphérique à dix côtés entourant le pôle sud de Saturne, la première structure régulière de ce type observée dans l’hémisphère sud de la planète. Publiés mercredi dans Science Advances, ces travaux menés par Agustín Sánchez-Lavega, de l’université du Pays basque, s’appuient sur plusieurs années d’images du programme OPAL de Hubble, remontant à 2023, ainsi que sur des clichés d’observatoires au sol collectés dès 2024, notamment via des astronomes amateurs. La structure rappelle le célèbre hexagone du pôle nord, présent depuis plus de 40 ans, mais s’en distingue, selon la co-autrice Amy Simon, du centre Goddard de la NASA, elle semble se renforcer, offrant l’occasion rare d’observer un phénomène atmosphérique se développer. Le retour du pôle sud dans le champ de vision, lié au changement de saisons, a rendu la découverte possible.
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Une fusée de la NASA scrute pour la première fois l’intérieur des nuages E sporadiques
Une fusée-sonde de la NASA a effectué la première observation simultanée en plusieurs points à l’intérieur d’une couche E sporadique, révélant une complexité inattendue. Ces couches de haute altitude, formées de poussières métalliques vaporisées de météores brûlés dans l’ionosphère à partir d’environ 60 kilomètres, se comportent comme de gigantesques miroirs pour les ondes radio et perturbent les communications à longue distance en renvoyant les signaux dans des directions imprévues. La mission SpEED Demon (sporadic E Electrodynamics Demonstration), lancée depuis le centre de vol de Wallops en Virginie le 24 août 2022, a fait traverser cinq détecteurs simultanément à travers l’une de ces couches. Jusqu’ici, les scientifiques n’avaient pu les échantillonner qu’une fine tranche à la fois, explique Aroh Barjatya, responsable de la mission et professeur à l’université aéronautique Embry-Riddle. Les résultats de cette équipe sont décrits dans le Journal of Geophysical Research: Space Physics.
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Phys.org
Plus de 120 espèces moléculaires détectées dans un nuage près du centre galactique
Des astronomes ont identifié près du centre de la Voie lactée un deuxième nuage interstellaire extraordinairement riche en molécules complexes, dont plusieurs associées à la chimie prébiotique. Baptisé G+0.633-0.0604, ou G+0.633, ce nuage contient plus de 120 espèces moléculaires identifiées et constitue le premier jumeau chimique confirmé d’un autre nuage célèbre pour sa richesse moléculaire. L’étude, mise en ligne le 14 août sur le serveur de prépublications arXiv, décrit la composition chimique de cet objet. S’agissant d’une prépublication, ces résultats n’ont pas encore été évalués par les pairs.
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Des exocomètes pourraient transporter de l’eau vers des planètes en formation
Des astronomes de l’université de Lund, en Suède, ont mis en évidence des exocomètes, des comètes situées dans d’autres systèmes solaires, en orbite autour d’une jeune étoile semblable à notre Soleil. Ces observations suggèrent un mécanisme possible de transport de l’eau depuis les régions froides et externes du système planétaire vers les zones où se forment les planètes. Ce résultat apporte un indice sur la manière dont l’eau pourrait parvenir aux planètes en cours de formation, une question centrale pour comprendre l’origine de l’eau sur des mondes comme la Terre.
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ScienceDaily
La Terre aurait perdu le bouclier protecteur du Soleil il y a des millions d’années
Deux études financées par la NASA suggèrent que des événements liés au passé lointain du Soleil ont pu influencer le climat de la Terre. La première, issue du centre SHIELD de la NASA, examine comment l’héliosphère, la vaste bulle protectrice produite par le Soleil autour du système solaire, s’est déplacée à travers la Voie lactée au fil du temps. Les chercheurs estiment que des changements dans l’environnement galactique entourant cette bulle ont pu affecter les conditions terrestres, contribuant peut-être à d’anciennes glaciations. La seconde, menée par un scientifique de la NASA, s’attaque à une énigme classique, comment un jeune Soleil bien moins lumineux a pu maintenir la Terre assez chaude pour l’eau liquide. Les résultats indiquent que de puissantes éruptions solaires auraient pu générer de forts gaz à effet de serre dans l’atmosphère primitive. Ces travaux proposent des mécanismes plausibles plus qu’ils n’établissent des certitudes définitives.
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Physique fondamentale
MIT News
Le concept de laser à neutrinos jugé physiquement impossible
Des physiciens du MIT concluent qu’un laser à neutrinos, ainsi qu’une proposition similaire pour les rayons gamma, est fondamentalement impossible. L’an dernier, un concept avait suggéré qu’un faisceau concentré de neutrinos pourrait être produit en refroidissant un nuage d’atomes radioactifs à des températures de l’ordre du nanokelvin, formant un condensat de Bose-Einstein censé amplifier la désintégration radioactive et donc l’émission de neutrinos. Dans deux articles compagnons parus dans Physical Review Letters, Wolfgang Ketterle, professeur au MIT, avec les post-doctorants Hanzhen Lin et Yu-Kun Lu, démontre par une analyse en deux volets que ces deux idées ne tiennent pas. Le problème provient notamment du recul, c’est-à-dire de l’énergie cinétique générée par la réaction. Les neutrinos, particules quasi dépourvues de masse et interagissant très faiblement avec la matière, restent parmi les plus insaisissables de la physique.
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Phys.org
La gravité d’Einstein observée sur un objet quantique en chute libre
Une équipe internationale, incluant le prix Nobel de physique Sir Roger Penrose, affirme avoir observé pour la première fois un effet de la gravité longtemps prédit sur un objet quantique en chute libre. Le résultat, publié le 2 septembre dans Science Advances et mené par l’université Ben-Gourion du Néguev, l’université d’Ulm et l’université d’Oxford, indique qu’un principe fondamental de la théorie de la gravité d’Einstein reste cohérent avec le comportement de la matière dans le monde quantique. Le communiqué reste succinct sur la méthode et les mesures précises, mais souligne l’enjeu, réconcilier relativité et physique quantique, deux cadres jusqu’ici difficiles à conjuguer expérimentalement.
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De la lumière piégée génère une aimantation à l’échelle nanométrique
Des chercheurs de l’université Cornell ont démontré une nouvelle façon de générer de forts champs magnétiques statiques sans recourir à des aimants externes ni à des matériaux magnétiques. Leur approche repose sur une métasurface façonnée pour piéger la lumière, capable ainsi de produire une aimantation à l’échelle nanométrique. Selon l’équipe, cette technique pourrait bénéficier à la spintronique, à l’informatique quantique et photonique, ainsi qu’au stockage de données. Le communiqué reste bref sur les détails expérimentaux et les performances mesurées.
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Le principe d’équivalence faible testé avec des atomes en chute libre en orbite
Le principe d’équivalence faible, central dans la relativité générale d’Einstein, postule que la gravité accélère tous les corps de la même façon, quelle que soit leur composition. Pour la première fois, une équipe dirigée par Ming-Sheng Zhan, à l’Institut de physique et de mathématiques de Wuhan, a testé ce principe à l’aide de nuages d’atomes en chute libre continue à bord d’une station spatiale en orbite. Ce contexte de microgravité prolongée offre des conditions de mesure difficiles à reproduire au sol. Le résumé fourni ne précise ni la sensibilité atteinte ni d’éventuel écart au principe.
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La température comme levier pour ajuster les propriétés topologiques des matériaux
Le couplage spin-orbite, interaction entre le spin d’un électron et son mouvement, joue un rôle clé dans la création des isolants topologiques, des matériaux inhabituels isolants en leur cœur mais capables de conduire l’électricité le long de leurs surfaces. De nouveaux travaux présentent la température comme un moyen de contrôler les propriétés topologiques de ces matériaux. Le résumé fourni reste toutefois succinct et ne précise ni les matériaux étudiés, ni la méthode, ni l’ampleur de l’effet observé.
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ScienceDaily
En cherchant une particule exotique, des physiciens en découvrent deux nouvelles
Au Thomas Jefferson National Accelerator Facility, aux États-Unis, des physiciens partis à la recherche d’une particule exotique confirmée ont mis en évidence deux structures inattendues qui pourraient appartenir à la famille des états XYZ. Ces objets ne cadrent pas avec l’image conventionnelle des particules construites à partir de quarks, les briques fondamentales de la matière. C’est la première fois que la collaboration GlueX (Gluonic Excitations), dans le hall D expérimental du laboratoire, détecte de tels signaux, produits lorsqu’un faisceau de photons de haute énergie interagit avec une cible de protons. Les résultats, publiés dans Physical Review Letters, pourraient aider à comprendre comment l’une des forces fondamentales de la nature, la force nucléaire forte, contribue à la formation de la matière. Nous cherchions un candidat XYZ confirmé et avons trouvé deux autres structures, résume Malte Albrecht, chercheur au Jefferson Lab, y voyant une information nouvelle sur la façon dont quarks et gluons s’assemblent.
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Les voiles solaires interstellaires freinées par la lumière à 75 % de la vitesse de la lumière
Un article mis en ligne sur arXiv par Chao Shen et Jiaze Li, de l’Institut de technologie de Harbin, identifie un obstacle inattendu pour les voiles solaires propulsées par de puissants lasers vers d’autres étoiles. Ces grandes structures réfléchissantes sont poussées par la lumière selon trois contributions, la lumière incidente, la réflexion spéculaire et, plus faiblement, la diffusion diffuse des photons réémis dans des directions aléatoires. À faible vitesse, ces effets poussent tous la voile vers l’avant. Mais à vitesse relativiste, la lumière atteignant la voile subit un décalage Doppler de plus en plus marqué qui réduit sa fréquence et donc la poussée. Autour de 75 % de la vitesse de la lumière, les photons diffusés pourraient commencer à produire un effet de traînée, freinant le voyage. Ce travail, encore une prépublication non évaluée par les pairs, ajoute une contrainte supplémentaire aux projets de voyage interstellaire.
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Chimie
Phys.org
Vers une meilleure détection des molécules chirales en pharmacie et biotechnologie
Alexander Govorov, professeur distingué du département de physique et d’astronomie de l’université de l’Ohio et de l’Institut des phénomènes nanométriques et quantiques (NQPI), a co-signé une étude publiée dans Science Advances avec des collaborateurs de l’université de Wuhan, en Chine, et de l’Istituto Italiano di Tecnologia, en Italie. Ces travaux visent à améliorer la détection des molécules chirales, dont les deux formes en miroir ont des propriétés différentes, un enjeu important pour les produits pharmaceutiques et la biotechnologie. Le résumé fourni ne détaille pas la méthode employée ni les performances obtenues.
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Biosciences
Nature
Des ARN messagers chimériques codent des protéines de l’immunité chez la souris
Une étude parue dans Nature remet en question l’idée qu’un ARN messager et une protéine proviennent d’un seul locus génomique. En combinant le séquençage direct d’ARN à lecture longue et des validations ciblées, les auteurs identifient dans des macrophages des transcrits chimériques issus de la fusion de gènes distants, un phénomène appelé trans-épissage. Des analyses de conformation de la chromatine montrent que l’inflammation induit des interactions entre chromosomes, rapprochant les gènes parents pour faciliter la formation de ces ARN. L’équipe décrit chez la souris une fusion codante entre la protéine gasdermine D (GSDMD), formant des pores, et un domaine de Tmem106a. Après activation de l’inflammasome, la protéine hybride accélère et renforce la formation de pores et la libération d’IL-1β. In vivo, elle équilibre défense de l’hôte et immunopathologie, sa perte protégeant contre un sepsis mortel mais affaiblissant la défense antibactérienne, tandis que sa surexpression accroît la protection et la létalité du sepsis.
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Quanta Magazine
La duplication du génome, un pari évolutif risqué mais parfois payant
Le magazine Quanta consacre un article à la polyploïdie, l’état d’un organisme héritant de trois, quatre jeux de chromosomes ou plus au lieu de deux. Chez le petit escargot néo-zélandais Potamopyrgus antipodarum, dont le génome a doublé, ce phénomène intrigue l’évolutionniste Maurine Neiman, de l’université de l’Iowa, car il se répète de façon fiable sans que la cause en soit comprise. Dans la plupart des cas, ces duplications complètes du génome seraient des erreurs fatales de division cellulaire, seule une infime fraction se stabilisant dans une lignée. Mais celles qui réussissent peuvent avoir des conséquences majeures, résume Douglas Soltis, du Florida Museum of Natural History, par l’image d’un frappeur de baseball qui élimine souvent mais réalise parfois un coup de circuit. Le séquençage complet des génomes révèle que ces duplications sont fréquentes, toutes les plantes à graines actuelles en ayant connu au moins une, tout comme des balanes, insectes, truites et arachnides.
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Neurosciences
Nature
Un connectome éclaire un circuit de prédiction sensorielle chez le poisson électrique
Une étude publiée dans Nature utilise la connectomique, la cartographie exhaustive des types cellulaires et des connexions synaptiques, pour comprendre une forme d’apprentissage continu multicouche dans une structure cérébelleuse du poisson électrique. Ce circuit annule les réponses sensorielles prévisibles, un mécanisme utile pour distinguer les signaux propres de l’animal de ceux de l’environnement. L’analyse révèle des voies d’entrée sensorielle inhibitrices et désinhibitrices remplissant les conditions théoriques pour guider la plasticité synaptique, une connectivité structurée entre étapes du réseau qui résout un problème d’attribution du crédit, et une connectivité récurrente accélérant la prédiction et l’annulation sensorielles. Un modèle informatique contraint par des enregistrements électrophysiologiques montre comment plusieurs sites de plasticité coopèrent pour dépasser leurs limites individuelles, rendant l’annulation rapide, précise et robuste au bruit. Les auteurs soulignent le potentiel de la connectomique, combinée aux enregistrements physiologiques et à la modélisation, pour décrypter l’apprentissage dans les circuits neuronaux.
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L’épigénome 3D des cellules gliales du cortex humain en développement
Une étude publiée dans Nature propose une analyse épigénomique tridimensionnelle de quatre populations gliales du néocortex humain en milieu de gestation, incluant la glie radiale ventriculaire et externe, les précurseurs d’oligodendrocytes et la microglie. La glie radiale, cellules souches du cerveau en développement, joue un rôle central dans l’expansion corticale qui distingue l’humain des autres mammifères. En intégrant expression génique, accessibilité de la chromatine, méthylation de l’ADN et interactions chromatiniennes en trois dimensions, les auteurs identifient des éléments régulateurs candidats spécifiques à chaque type cellulaire, dont ils valident la fonction sur des embryons de souris transgéniques. Grâce à l’apprentissage automatique, ils priorisent 112 variants de risque de schizophrénie situés dans ces régions régulatrices et confirment in vivo qu’un allèle de risque perturbe un activateur. Ils observent aussi que certaines régions accélérées propres à l’humain montrent une activité différente de leurs équivalents chez le chimpanzé, éclairant la régulation génique spécifique de la corticogenèse humaine.
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Intelligence artificielle
MIT News
Un système aide les humains à anticiper les erreurs des voitures autonomes
Des chercheurs du MIT et de l’entreprise Motional ont mis au point une méthode fournissant des explications claires des décisions prises par les modèles d’apprentissage profond qui pilotent les voitures autonomes. Ces modèles échouent parfois dans des situations inattendues, par exemple en freinant sans raison apparente face à un véhicule d’urgence. La méthode, baptisée Concept-Wrapper Network (CW-Net), traduit le raisonnement opaque du modèle en concepts compréhensibles, comme approche d’un véhicule à l’arrêt ou proximité d’un cycliste, sans altérer les performances de conduite. Lors d’essais sur une piste privée, ces explications ont aidé des conducteurs de sécurité à mieux prévoir le comportement du véhicule, et une étude en simulation menée avec des utilisateurs non experts a donné des résultats similaires. Selon Julie Shah, professeure au MIT, l’approche pourrait à terme améliorer la sécurité et la transparence des véhicules autonomes tout en aidant les ingénieurs à corriger les systèmes d’IA embarqués.
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Nature
L’intelligence artificielle appliquée à la conception d’expériences de physique
Une revue publiée dans Nature fait le point sur l’usage de l’intelligence artificielle pour concevoir des expériences de physique. Au-delà du simple réglage de quelques paramètres, ces méthodes proposent désormais des dispositifs expérimentaux entièrement nouveaux, dont les configurations bousculent parfois les conventions établies tout en égalant, voire dépassant, les montages conçus par des humains. Les auteurs structurent leur analyse autour de quatre questions, comment construire des espaces de recherche expressifs, des simulateurs rapides et fiables, traduire des objectifs scientifiques en fonctions calculables, et développer des méthodes d’exploration capables de naviguer entre choix discrets et continus. Ils soulignent les compromis entre faisabilité expérimentale, interprétabilité et fiabilité des solutions. À terme, des simulateurs couvrant plusieurs domaines de la physique pourraient faire émerger des concepts expérimentaux difficiles à imaginer par la seule intuition humaine. Cette revue relève de l’analyse d’experts et non d’un résultat expérimental unique.
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Phys.org
PACMAN, un cadre d’IA pour piloter en sécurité les systèmes de fusion
Des chercheurs du Princeton Plasma Physics Laboratory (PPPL) du département américain de l’Énergie et de l’université de Princeton ont développé un cadre logiciel baptisé PACMAN. À l’intérieur de certains dispositifs de fusion, des particules plus chaudes que le cœur du Soleil peuvent devenir instables en quelques millièmes de seconde, bien plus vite qu’un opérateur humain ne peut réagir. Le système confie ces décisions ultrarapides à l’intelligence artificielle, tout en maintenant la machine en sécurité et en laissant les humains fixer les objectifs. Le résumé ne détaille pas les tests menés ni les performances chiffrées obtenues.
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High Technologies
MIT News
Une nouvelle architecture de qubit pour des opérations plus rapides et fiables
Des chercheurs du MIT ont conçu une architecture de qubit à double fonction qui permet à ces briques élémentaires des ordinateurs quantiques d’interagir plus rapidement tout en restant stables. Les qubits, habituellement fragiles et sujets aux erreurs, se contentent souvent de stocker des données en dépendant d’autres composants pour les opérations. Le nouveau design sépare le qubit en deux parties, l’une dédiée au stockage, l’autre à l’interaction avec les autres qubits et l’électronique, ce qui améliore la fiabilité et réduit le taux d’erreur. Selon leurs simulations, cette approche autoriserait des opérations nettement plus rapides et de plus haute fidélité que les designs existants. Le travail, encore à un stade précoce, est décrit dans un article dont Alec Yen est co-auteur, aux côtés de Jeremy Kline, Stanley Chen et du senior Kevin O’Brien. Les auteurs y voient une avancée vers la correction d’erreurs quantiques et des machines à grande échelle, mais ces résultats reposent pour l’instant sur des simulations.
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