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Revue de presse du 08/09/2026

Revue de presse du 08/09/2026

Crédit Image : Gemini

Revue de presse du 08/09/2026

Cosmologie & Astrophysique
Astrophysical Journal
GHZ2 : indices d’un noyau actif dans une galaxie à z = 12,34

Publiée dans l’Astrophysical Journal, une étude analyse GHZ2, l’une des galaxies les plus lointaines découvertes à ce jour, dont le spectre présente de fortes raies d’émission dans l’ultraviolet et l’optique au repos, en particulier une raie du carbone C iv très intense. À l’aide de l’outil BEAGLE-AGN, les auteurs ont ajusté simultanément le spectre et la photométrie afin de démêler pour la première fois les contributions stellaire et celle d’un noyau actif de galaxie (AGN). La comparaison des modèles, via des tests du χ², favorise nettement la présence d’un AGN, estimé à 97 % pour la raie C iv et 64 % pour C iii]. Ils infèrent une masse du trou noir de log10(MBH/M⊙) = 7,19, avec une incertitude systématique d’environ un ordre de grandeur, et un rapport masse du trou noir sur masse stellaire de 0,06, cohérent avec d’autres systèmes lointains. Si l’interprétation se confirme, GHZ2 abriterait le trou noir le plus distant identifié.

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AMBRA : graines abondantes et fusions précoces pour former les premiers trous noirs massifs

Publiée dans l’Astrophysical Journal, la simulation AMBRA (qui combine le grand volume cosmologique d’ASTRID avec les modèles d’ensemencement de trous noirs fondés sur le gaz de BRAHMA) est menée jusqu’au décalage vers le rouge z = 8. Motivée par les découvertes de trous noirs massifs à z ≳ 9 par le télescope spatial James Webb (JWST), AMBRA adopte une prescription de graines lourdes, permettant la formation de germes de 4×10⁴ à 10⁵ masses solaires dans des halos au gaz peu métallique et propice à la formation d’étoiles. Ce modèle produit des graines plus tôt et plus efficacement qu’ASTRID, ce qui augmente d’un ordre de grandeur la densité de trous noirs à z = 8. Les objets atteignant les masses de GN-z11 et CEERS-1019 se forment dans des pics de densité compacts et subissent plusieurs fusions précoces, celles-ci fournissant environ 50 % de leur masse jusqu’à z = 11. Comme prédiction testable, AMBRA prévoit environ quatre fusions détectables par LISA et par an à z ≥ 8.

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SN 2022riv : une supernova de type Ia fortement lentillée observée par JWST et Hubble

Publiée dans l’Astrophysical Journal, cette étude rapporte la découverte de SN 2022riv, une supernova à images multiples repérée lors d’un programme SNAP du télescope spatial Hubble (HST) dédié à la recherche d’étoiles fortement grossies. La supernova a été détectée dans l’image correspondant au plus long délai temporel d’une galaxie à décalage vers le rouge z = 1,522, lentillée par l’amas de galaxies RX J2129.7+0005 au premier plan. Une spectroscopie de suivi par le JWST (instrument NIRSpec) a permis de la classer comme supernova de type Ia. À l’aide de l’ajusteur de courbes de lumière SALT3-NIR, les auteurs obtiennent une mesure de grossissement de 5,35 ± 1,01, indépendante de la cosmologie, pour la dernière image arrivée, apparue près de la galaxie centrale de l’amas, dans une zone de très forte densité stellaire où la microlentille peut moduler le grossissement de 20 % à 50 %. Sur six modèles de lentille, cinq donnent des grossissements d’environ 4 à 7, tandis que HoliGRALE en prédit un plus élevé. Un article compagnon présentera les contraintes sur le délai temporel.

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Phys.org
DESI publie la plus grande carte 2D de l’Univers

L’instrument spectroscopique pour l’énergie noire (DESI), mis en service en 2012, a pour mission de mesurer l’effet de l’énergie noire, la force mystérieuse qui accélère l’expansion du cosmos. Depuis, les relevés d’imagerie DESI Legacy Imaging Surveys ont obtenu des images optiques de dizaines de millions de galaxies et de quasars, notamment via le télescope Nicholas U. Mayall de 4 mètres du NOIRLab, à l’observatoire national de Kitt Peak. L’équipe vient de livrer sa onzième publication de données (DR 11), qui constitue la plus grande carte 2D de l’Univers jamais réalisée.

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Les ondes gravitationnelles pour sonder d’éventuels cheveux des trous noirs

Lorsque deux trous noirs entrent en collision et fusionnent, le trou noir nouvellement formé vibre comme une cloche, émettant des ondes gravitationnelles à des fréquences précises qui s’atténuent avec le temps. Ce bref motif d’ondes déclinantes, appelé ringdown, pourrait renfermer des indices sur ce qui se cache autour des trous noirs. Selon la source, des scientifiques proposent une nouvelle méthode pour vérifier si les trous noirs possèdent des cheveux cachés, c’est-à-dire des caractéristiques supplémentaires au-delà de leur masse et de leur rotation, à partir de l’analyse de ce signal.

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Deux naines blanches en orbite de six minutes, cibles futures des ondes gravitationnelles

Les observatoires d’ondes gravitationnelles actuels ne sont pas assez sensibles pour capter les ondes émises par les étoiles binaires : ils ne perçoivent que les chants des trous noirs au moment de leur fusion. Cela devrait changer avec le développement d’instruments plus sensibles. Selon la source, une équipe d’astronomes a découvert un système binaire de naines blanches, deux résidus stellaires denses, tournant l’un autour de l’autre en six minutes. Ce couple pourrait constituer une bonne cible pour de futurs observatoires d’ondes gravitationnelles avancés.

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Physique fondamentale
Phys.org
Un contrôle électrique réversible pour des phonons chiraux persistants

Dans un matériau, les atomes ne sont jamais parfaitement immobiles : ils oscillent selon des vibrations collectives du réseau appelées phonons. Ce mouvement peut aussi comporter une composante de rotation. En 2023, des scientifiques de l’Institut Paul Scherrer (PSI) avaient prouvé expérimentalement l’existence de phonons chiraux, dont la latéralité (droite ou gauche) dépend du sens de rotation. Selon la source, un contrôle électrique réversible permettrait désormais de stabiliser durablement ces états de phonons chiraux, ouvrant des perspectives pour manipuler ces vibrations rotationnelles dans les matériaux.

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Des microgels polymères stabilisent les jets d’eau plus longtemps

De minuscules particules de polymère molles, appelées microgels, peuvent aider à stabiliser des jets liquides extrêmement fins. C’est le résultat d’une étude menée par des chercheurs de la TU Darmstadt, publiée dans Nature Communications. Selon la source, ces microgels prolongent la stabilité des jets d’eau très minces. Ces observations pourraient intéresser le développement de systèmes d’injection médicale sans aiguille, où la formation d’un jet fin et stable est essentielle.

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Physique quantique
Phys.org
Trois phases quantiques dans un matériau au chrome évoquent un supraconducteur

Les supraconducteurs sont des matériaux qui conduisent l’électricité sans résistance lorsqu’ils sont refroidis sous une température critique. Ils se révèlent prometteurs pour de nombreuses technologies, dont l’imagerie médicale, les accélérateurs de particules, les détecteurs ultrasensibles et les processeurs quantiques. Selon la source, un matériau à base de chrome présenterait trois phases quantiques distinctes, un comportement qui suggère la présence d’un supraconducteur dit à triplet de spin, où les électrons s’apparient dans une configuration de spin particulière. Ce type de supraconductivité intéresse les chercheurs pour ses propriétés singulières.

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Chimie
Phys.org
Les ceintures aurorales de la Terre primitive et la chimie prébiotique

On perçoit généralement les aurores comme de belles lumières nocturnes. Elles sont aussi les traces visibles d’un lien entre le Soleil, le champ magnétique terrestre et l’atmosphère. Selon la source, un chercheur pose une question liée à l’origine de la vie : la structure planétaire qui produit les aurores aurait-elle pu organiser des réactions chimiques sur la Terre primitive ? L’hypothèse avancée est que les ceintures aurorales de la jeune Terre auraient pu agir comme un réacteur naturel à faisceau d’ions, favorisant la chimie prébiotique. Il s’agit d’une piste de réflexion présentée par l’auteur.

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Des zones sombres de plasma révèlent une source négligée d’oxygène atomique

Des scientifiques de l’université métropolitaine de Tokyo ont trouvé un moyen de rendre le plasma plus efficace pour ses nombreuses applications, des usages antimicrobiens au traitement des surfaces dans l’industrie des semi-conducteurs. Ils ont cartographié la production d’oxygène atomique, un ingrédient clé du plasma d’oxygène, pendant qu’une haute tension était appliquée à travers du gaz oxygène. Selon la source, cette approche a mis en évidence, dans des régions sombres du plasma, une source jusque-là négligée d’oxygène atomique réactif, ce qui pourrait améliorer l’efficacité de ces procédés.

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Biosciences
CNRS
Comment la coccinelle passe au rouge : la structure des élytres en cause

Selon un article du CNRS Le Journal, une équipe pluridisciplinaire du CNRS remet en question l’idée selon laquelle la couleur des coccinelles serait due uniquement à des pigments. En étudiant deux espèces, Adalia bipunctata (coccinelle à deux points) et Calvia quatuordecimguttata (coccinelle à quatorze points), les chercheurs ont montré que la structure microscopique des élytres, les ailes dures et cornées des coléoptères, contribue elle aussi à la coloration. Deux mécanismes expliquent en effet les couleurs du vivant : d’un côté les pigments, molécules qui absorbent certaines longueurs d’onde de la lumière visible et en réfléchissent d’autres, phénomène dominant dans la nature et à l’origine des chlorophylles (vert) ou des anthocyanes (rouge) ; de l’autre, les couleurs dites structurelles, produites par l’organisation microscopique de la matière. L’étude illustre que, même chez des espèces très communes, la genèse des couleurs peut réserver des surprises et combiner ces deux mécanismes.

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Nature
Sonder le protéome à l’échelle de la cellule unique

Selon un article de Nature, des progrès techniques rapides permettent désormais d’identifier des milliers de protéines dans des cellules individuelles, dévoilant des mécanismes cachés du développement et de la maladie. En 2025, des chercheurs ont utilisé la protéomique sur cellule unique (SCP) pour montrer que, dès les deux premières cellules filles issues d’un ovule fécondé de mammifère (en apparence identiques), une division du travail est déjà établie. Nikolai Slavov, à la Northeastern University, qui a codirigé l’étude avec Magdalena Zernicka-Goetz et Tsui-Fen Chou au California Institute of Technology, indique que le contenu protéique de ces deux cellules, nommées alpha et beta, révèle des propriétés et des destins distincts : les cellules beta donnaient plus souvent des embryons sains, tandis que les alpha formaient plutôt des tissus extra-embryonnaires. Selon Yu-Ju Chen, spécialiste de spectrométrie de masse, la technique pourrait aussi aider à comprendre pourquoi les patients atteints de tumeurs connaissent des évolutions différentes, en raison de l’hétérogénéité cellulaire.

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La double vie d’un gardien du cycle cellulaire dans le cancer du sein

Cet article de la rubrique News and Views de Nature commente une étude de Watt et ses collègues, parue dans le même numéro (Nature 657, 517–524, 2026), consacrée à un régulateur du cycle cellulaire impliqué dans le cancer du sein. Le cycle cellulaire désigne la suite d’étapes qui mène une cellule à se diviser, et ses gardiens contrôlent le passage d’une étape à l’autre. La compréhension de ces mécanismes est importante car ils sont au cœur des thérapies ciblant le cancer du sein, notamment les inhibiteurs de kinases dépendantes des cyclines. Le contenu détaillé de l’analyse n’est pas accessible dans la matière fournie, qui se limite aux références bibliographiques et aux déclarations d’intérêts, l’une des auteures signalant des liens de conseil et de financement avec plusieurs laboratoires pharmaceutiques.

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Mathématiques
Nature
Le dernier théorème de Fermat formalisé par une IA en 11 jours

D’après un article de Nature, le dernier théorème de Fermat, l’un des résultats mathématiques les plus célèbres du dernier demi-siècle, a été converti pour la première fois en code vérifiable par ordinateur à l’aide d’un prototype avancé du robot conversationnel Claude. La société Anthropic AI, basée à San Francisco, a annoncé cette avancée le 4 septembre. Le modèle a mené en 11 jours un projet estimé à 10 ans pour des humains, produisant une preuve de 13 millions de lignes. La formalisation consiste à traduire un raisonnement mathématique en langage naturel vers un code certifiable, généralement dans le langage Lean. Alex Kontorovich, théoricien des nombres à l’université Rutgers, dit avoir été sidéré par le résultat. Selon Kevin Buzzard, mathématicien à l’Imperial College de Londres, l’IA pourrait bientôt examiner l’ensemble de la bibliothèque mathématique et y détecter d’éventuelles erreurs, une perspective qui relevait encore de la fantaisie il y a deux ans. En février, une IA avait déjà certifié les travaux primés par la médaille Fields sur l’empilement de sphères.

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