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Revue de presse du 25/08/2026

Revue de presse du 25/08/2026

Crédit Image : Gemini

Revue de presse du 25/08/2026

Cosmologie & Astrophysique
MIT News
Des grains de météorite gardent la trace d’un magnétisme aux origines du Soleil

Des scientifiques du MIT ont mis au jour des traces de magnétisme ancien dans les plus vieux échantillons de météorites connus. L’équipe a analysé des grains microscopiques, appelés inclusions riches en calcium et aluminium (CAI), enchâssés dans une météorite découverte en Antarctique en 2008. Ces inclusions se sont formées durant les 200 000 premières années du système solaire, ce qui en fait la matière la plus ancienne connue. Leur signature magnétique suggère qu’un champ magnétique existait très tôt, à l’époque de la nébuleuse solaire, ce nuage de gaz et de poussière qui s’est aplati en disque avant de condenser le Soleil et les planètes. Les chercheurs estiment ce champ plus intense que le champ terrestre actuel et pensent qu’il a contribué à rassembler la matière primordiale. Selon Benjamin Weiss, on attribuait cette transition à la seule gravité, mais les mesures indiquent que le magnétisme a probablement joué un rôle. L’étude paraît dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.

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Phys.org
Les télescopes LST-1 et MAGIC repoussent le record de distance pour un blazar

Le 15 août, les collaborations CTAO LST et MAGIC ont publié dans Astronomy & Astrophysics leurs observations d’OP 313, le blazar de très haute énergie le plus lointain jamais enregistré. Un blazar est un noyau galactique actif dont le jet de matière pointe vers la Terre. Les mesures ont été menées avec le prototype de grand télescope LST-1 et les télescopes MAGIC, installés à l’observatoire du Roque de los Muchachos, à La Palma en Espagne. Cette détection étend la portée de l’astronomie gamma au sol vers des objets plus distants qu’auparavant.

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Comment une roche spatiale devient une météorite, en sept phases

Que devient une roche venue de l’espace lorsqu’elle traverse l’atmosphère terrestre pour devenir une météorite ? En étudiant 75 chutes captées en vidéo et en photographie, des chercheurs ont identifié sept phases distinctes dans ce parcours. Leurs résultats, publiés dans la revue Meteoritics & Planetary Science, montrent que ce sont la fusion et la fragmentation, plutôt que la simple évaporation ou une combustion, qui gouvernent la manière dont la roche perd de la masse, ralentit et finit par atteindre le sol.

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ScienceDaily
Un ruban d’étoiles révèle la matière noire autour d’une galaxie lointaine

Une équipe internationale, incluant une astrophysicienne de l’université Northwestern, a identifié le premier courant stellaire issu d’un amas globulaire jamais observé au-delà de la Voie lactée. Ce ruban ténu d’étoiles provient d’un ancien amas qui se disloque depuis des milliards d’années, semant des étoiles le long d’une même orbite. Parce que ces étoiles suivent presque toutes la même trajectoire, façonnée par la gravité de la galaxie hôte, les chercheurs ont pu reconstruire son champ gravitationnel et en déduire la quantité et la distribution de la matière noire invisible qui l’entoure. Les astronomes prédisaient de longue date l’existence de tels courants autour d’autres galaxies, mais leur extrême faiblesse lumineuse les rendait très difficiles à détecter. Publiée le 12 août dans Nature, l’étude offre un nouvel outil pour sonder la matière noire, l’une des grandes énigmes de l’astrophysique, à travers de nombreuses galaxies.

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arXiv
Une atmosphère très réfléchissante détectée sur le monde de lave TOI-561 b

Les planètes rocheuses à très courte période orbitale, soumises à un rayonnement stellaire intense, sont censées être dépouillées de toute enveloppe gazeuse, ce qui rendait surprenante la détection d’une atmosphère autour de TOI-561 b. Dans une prépublication déposée sur arXiv le 21 août et non encore évaluée par les pairs, une équipe a cartographié l’émission de la planète entre 3 et 5 microns grâce à des courbes de phase spectroscopiques obtenues avec l’instrument NIRSpec du télescope spatial James Webb. Une observation continue de 37 heures a permis de modéliser simultanément la granulation stellaire, la courbe de phase et l’émission côté jour. Les données s’expliquent au mieux par un albédo de Bond élevé et un transfert de chaleur global modéré. Les modèles de circulation suggèrent que des nuages de silicates, comme SiO₂ et MgSiO₃, peuvent se former côté jour et rendre compte de l’albédo observé. Les auteurs concluent à une atmosphère réfléchissante globale, alimentée par des échanges de volatils avec l’intérieur de la planète.

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Physique fondamentale
Caltech News
Modéliser quantitativement les interactions d’électrons dans de vrais matériaux quantiques

Une équipe de Caltech et de l’université Yale a montré, pour la première fois, comment quantifier avec précision l’effet Kondo dans des matériaux réels donnés. Ce phénomène quantique décrit la façon dont des électrons se diffusent les uns sur les autres dans certains métaux fortement corrélés, où le mouvement d’un électron dépend étroitement de ce que font les autres au même instant, si bien qu’on ne peut pas simplement moyenner leur comportement. Alors que les approches précédentes reposaient depuis des décennies sur des modèles simplifiés et qualitatifs, la nouvelle méthode part des structures atomiques et électroniques réelles des matériaux pour résoudre directement le problème. Les auteurs principaux, Linqing Peng et Tianyu Zhu, ont travaillé dans le laboratoire de Garnet Chan, auteur principal, qui y voit une première étape prototype vers des simulations de matériaux plus complexes comme les supraconducteurs à haute température et les aimants quantiques. Les travaux sont parus le 30 juillet dans la revue Science.

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Phys.org
La fusion inertielle tolère des défauts jusqu’à un certain seuil

Des chercheurs du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL) ont constaté que les implosions conçues pour la fusion inertielle (une approche où l’on comprime brutalement une cible de combustible) peuvent supporter des imperfections importantes avant que leurs performances ne chutent brutalement. Ce résultat suggère l’existence d’un seuil de tolérance au-delà duquel le rendement s’effondre soudainement. Il pourrait guider la conception des cibles de combustible destinées aux futures centrales à fusion, en indiquant quelles marges de fabrication restent acceptables sans compromettre l’énergie produite.

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Des simulations révèlent un ordre caché dans le verre proche du zéro absolu

Au sens physique, le verre ne se limite pas à celui des fenêtres : il se forme dès qu’un liquide est refroidi trop vite pour cristalliser. Il en résulte une structure amorphe, dont les briques élémentaires ne sont pas rangées régulièrement comme dans un cristal, tout en offrant une résistance à la déformation comparable à celle d’un solide cristallin. Des simulations rapportées dans cette étude explorent la notion de verre idéal et mettent en évidence une forme d’ordre caché qui apparaîtrait au voisinage du zéro absolu de température, éclairant la nature profonde de cet état de la matière longtemps considéré comme désordonné.

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ScienceDaily
La fonction d’onde d’une molécule reconstruite en trois dimensions

Une équipe interdisciplinaire de l’université de Göttingen a réussi à produire une image tridimensionnelle complète de la fonction d’onde d’une molécule organique de quelques nanomètres. En mécanique quantique, cette fonction est une représentation mathématique qui donne les probabilités de propriétés comme la position ou la quantité de mouvement d’un électron ; dans une molécule, on parle d’orbitales moléculaires, qui renseignent sur la manière dont la molécule absorbe la lumière et réagit chimiquement. Une image complète est très difficile à obtenir car la fonction d’onde ne s’observe pas directement. Les chercheurs y sont parvenus en combinant une spectroscopie de photoélectrons avancée avec des algorithmes mathématiques nouvellement conçus. La reconstruction a résolu des détails plus fins que l’espacement entre les atomes de carbone de la molécule. Publiés dans Nature Communications, ces travaux ouvrent la voie à l’observation de l’évolution de la fonction d’onde à l’échelle de la femtoseconde.

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Un plasma quark-gluon obtenu en heurtant des noyaux étonnamment petits

Au CERN, des chercheurs de l’Institut Niels Bohr de l’université de Copenhague, au sein de la collaboration internationale ALICE, ont recréé un état primordial de la matière en faisant entrer en collision des noyaux atomiques bien plus petits qu’on ne le croyait possible. Accélérés à une vitesse proche de celle de la lumière, ces noyaux produisent de minuscules gouttelettes de plasma quark-gluon, cet état de matière extrêmement chaud qui aurait rempli l’Univers durant son premier millionième de seconde après le Big Bang. On pensait jusqu’ici que sa formation exigeait des collisions entre noyaux très lourds, comme le plomb. Les nouvelles expériences montrent que des noyaux beaucoup plus légers suffisent aussi. Fait notable, les particules issues de ces collisions gardent la trace de la forme des noyaux qui les ont créées, offrant un nouveau moyen de sonder à la fois la physique nucléaire et les tout premiers instants du cosmos.

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Biosciences
Nature
Des mitochondries autologues injectées dans les yeux pour tenter de restaurer la vision

Des scientifiques ont extrait des mitochondries des muscles de la jambe d’une femme puis les ont injectées dans le liquide vitré de ses yeux pour tenter de traiter une cécité sévère. Les mitochondries sont les organites qui produisent l’énergie des cellules ; leur transplantation est explorée pour des maladies qui les endommagent, l’idée étant que des cellules abîmées captent des mitochondries saines et retrouvent en partie leur fonction. Des essais antérieurs chez l’humain avaient visé le cœur et le cerveau ; c’est ici la première tentative dans les yeux. Après une hémorragie cérébrale ayant lésé le nerf optique et la rétine en février, provoquant une cécité presque totale, la patiente a présenté après l’injection une réponse pupillaire à la lumière, mais temporaire, disparaissant après environ quatre semaines, sans restauration de la vision ni inflammation. Rapportés dans une prépublication du 10 août non évaluée par les pairs, ces résultats visaient surtout à établir la sûreté de l’approche, selon le co-auteur David Putrino, et ne confirment pas d’effet thérapeutique.

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Neurosciences
Caltech News
Première mise en évidence d’une activité de type miroir dans des neurones humains

Découverts au début des années 1990 chez le primate, les neurones miroirs s’activent aussi bien quand l’animal exécute une action que lorsqu’il en observe une identique, ce qui suggérait que nous comprenons les actions d’autrui en les simulant intérieurement. Une étude de Caltech, parue le 20 août dans Cell, apporte la première preuve d’une activité de type miroir dans des neurones humains individuels, tout en la révélant plus subtile qu’on ne le pensait. Menés dans le laboratoire de Richard Andersen auprès de personnes tétraplégiques équipées d’interfaces cerveau-machine, les travaux montrent que cette activité miroir n’apparaît que dans une région cérébrale de haut niveau, codant la planification et l’intention. Elle ne se déclenche pas automatiquement et peut être supprimée selon la tâche : le contexte comportemental compte. Contrairement à la définition d’origine, il n’y a pas de correspondance exacte entre observation et exécution. Ces résultats pourraient améliorer les interfaces cerveau-machine capables de traduire des pensées en actions robotisées.

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MIT News
Un circuit cérébral compare le passé immédiat au présent pour décider

Pour juger de ce qui l’entoure, le cerveau doit à la fois rester ouvert aux informations sensorielles nouvelles et s’appuyer sur l’expérience récente pour anticiper. Dans une étude publiée dans Science, des neuroscientifiques du MIT identifient un circuit qui relie une région de prise de décision sensorielle à une autre l’informant de l’ampleur du changement sensoriel qui vient de se produire. Chez la souris, ce circuit relie le pulvinar (une aire du thalamus, appelée thalamus postérieur latéral, ou LP, chez le rongeur) au cortex, avec une organisation analogue chez l’humain où le cortex cingulaire antérieur prend des décisions sensorielles. Selon l’auteure principale Ning Leow, le cerveau n’évalue pas chaque événement à partir de zéro : le pulvinar, longtemps étudié pour son rôle dans l’attention et le filtrage visuel, compare aussi l’information présente au passé immédiat et met en évidence les changements significatifs, aidant à maintenir ou réviser une décision. Le senior auteur Mriganka Sur souligne que ce circuit organise une comparaison utile à l’action.

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Les compétences langagières résistent au vieillissement mieux que d’autres fonctions

Avec l’âge, de nombreuses fonctions cognitives déclinent, mais le langage fait exception : sauf atteinte par un AVC ou une démence, la plupart des personnes âgées conservent leurs compétences langagières, voire les améliorent en enrichissant leur vocabulaire. Une étude d’imagerie cérébrale issue d’une collaboration MIT–Boston University, parue dans Nature Communications, en révèle le fondement neuronal. Chez les adultes âgés, l’activité du réseau du langage lors de tâches linguistiques est quasi identique à celle observée chez de jeunes adultes. En revanche, le réseau multi-demande, impliqué dans le contrôle exécutif comme la prise de décision, présente un déclin sur presque toutes les mesures : la synchronisation du réseau, l’étendue et l’amplitude de l’activation diminuent chez les personnes âgées. Selon Anne Billot, co-auteure principale avec Niharika Jhingan, ces résultats suggèrent que les régions spécialisées dans une fonction précise, comme le langage, résistent mieux au vieillissement que ce réseau généraliste plus flexible. Les travaux sont menés dans le groupe d’Evelina Fedorenko au MIT.

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Quanta Magazine
Un nouveau cadre pour expliquer comment le cerveau compresse un monde bruité

Face au flot permanent de signaux sensoriels, photons sur la rétine, ondes sonores, molécules odorantes, le cerveau opère une compression massive de l’information par un processus dit de catégorisation, qui transforme le monde brut en objets, personnes, concepts et émotions. La vision traditionnelle plaçait cette catégorisation à la toute fin du traitement sensoriel, le cerveau décodant passivement les caractéristiques puis les comparant à des modèles stockés en mémoire. Mais ce schéma peine à expliquer notre flexibilité : un même bruit rythmé sera interprété comme un pigeon qui s’envole en plein jour ou comme des pas dans une ruelle sombre la nuit. Dans Nature Reviews Neuroscience, Lisa Feldman Barrett (Northeastern University) et Earl Miller (MIT) proposent un cadre où le cerveau reconstruit ses catégories instant après instant, en s’appuyant non seulement sur les sens et la mémoire, mais aussi sur l’état immédiat du corps. Cette perspective éclaire la souplesse avec laquelle nous attribuons du sens à des signaux similaires selon le contexte.

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Intelligence artificielle
MIT News
Générer des scénarios d’événements extrêmes sans données extrêmes

Des ingénieurs du MIT ont mis au point un outil capable de générer des événements extrêmes plausibles et des scénarios du pire, en cartographiant leurs caractéristiques, comme la durée, l’intensité et la zone d’impact d’une tempête ou d’une canicule. La particularité de la méthode, un algorithme d’apprentissage automatique, est qu’elle n’a pas besoin de connaître les événements extrêmes passés pour en produire de nouveaux. Elle apprend d’un jeu de données ordinaire, par exemple les relevés météorologiques quotidiens d’une région, qui peut ou non contenir des extrêmes historiques. Par une approche statistique, l’algorithme écarte les scénarios météorologiques invraisemblables, puis génère des événements extrêmes susceptibles de survenir avec une fréquence donnée, par exemple une fois par siècle, en projetant leur ampleur, leur intensité et leur durée. Comme le souligne le doctorant Kai Chang, l’objectif est de modéliser des événements sans précédent, absents des données, afin d’aider les collectivités à évaluer la résilience de leurs infrastructures.

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MIT Technology Review
Les enfants apprennent une langue avec bien moins de données que les IA

Un article de la MIT Technology Review revient sur l’écart d’efficacité des données qui sépare les enfants des grands modèles de langage (LLM). Ces modèles, comme Claude, DeepSeek ou les GPT d’OpenAI, sont désormais assez fluides pour se faire passer pour des humains, mais au prix d’un volume de données démesuré : un LLM peut ingérer cent mille fois plus de mots qu’un humain n’en rencontre pour maîtriser sa langue maternelle. Le modèle Llama 3.1 de Meta a par exemple été pré-entraîné sur 15 000 milliards de tokens, ces fragments de langage. Un enfant, lui, atteint une fluidité parfaite dès ses premières années à partir de ce qu’il entend dans son salon. Le scientifique cognitif Michael C. Frank, de Stanford, résume le paradoxe : les progrès sont stupéfiants, mais il faut mobiliser l’ensemble du savoir humain pour reproduire un jalon que les enfants franchissent naturellement. Comprendre cette différence intéresse autant la recherche sur l’IA que les sciences cognitives, sans qu’on en connaisse encore l’explication.

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Phys.org
Une IA trouve six recettes pour imprimer un alliage de qualité aérospatiale

Des chercheurs de la Washington State University ont eu recours à l’intelligence artificielle pour identifier une manière plus efficace et moins coûteuse d’imprimer en 3D un alliage métallique haute performance. Plutôt que de tester péniblement plus de 100 millions de combinaisons de paramètres, l’algorithme a permis de dégager six jeux de réglages viables pour fabriquer ce métal, dit de qualité fusée, sur des imprimantes 3D du commerce. L’approche réduit considérablement le travail expérimental nécessaire pour maîtriser un procédé de fabrication additive.

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High Technologies
Phys.org
Le deutérium permet à des guides d’ondes sur puce de générer une lumière à large bande

Une équipe singapourienne, dirigée par Dawn Tan (Singapore University of Technology and Design) et Luo Xianshu (A*STAR Institute of Microelectronics), a mis au point un guide d’ondes en nitrure de silicium à faibles pertes capable de générer de la lumière à large bande directement sur une puce, à partir d’impulsions infrarouges. En remplaçant l’hydrogène par son isotope plus lourd, le deutérium, les chercheurs ont fabriqué ce composant sur une plaquette de 20 centimètres (8 pouces) via un procédé à basse température. Cette approche, compatible avec les procédés semi-conducteurs CMOS, illustre son potentiel pour une fabrication à grande échelle.

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Une liaison optique en espace libre ajoute un maillon sans fil à un réseau quantique

Au sommet d’un bâtiment de sept étages du Brookhaven National Laboratory, sur Long Island, un dispositif baptisé Quantum Lighthouse transmet et reçoit des particules de lumière porteuses d’information quantique. Ce phare d’un genre nouveau constitue un pilier d’une liaison optique en espace libre (FSO) qui relie le laboratoire de Brookhaven, l’université Stony Brook de l’État de New York et l’université Yale. Cette liaison sans fil vient compléter le plus long réseau quantique du pays, en y intégrant un segment transmis à travers l’air plutôt que par fibre optique.

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Un écran stellaire de la NASA pour imager directement des exoplanètes rocheuses

Une équipe pilotée par la NASA espère raccourcir le chemin vers l’imagerie directe de planètes de type terrestre autour d’autres étoiles. L’idée repose sur un télescope hybride associant un starshade, un écran stellaire placé en orbite qui masque la lumière éblouissante de l’étoile hôte, aux futurs très grands télescopes optiques terrestres de nouvelle génération. En bloquant la lumière stellaire depuis l’espace tout en collectant celle de la planète avec de grands instruments au sol, ce dispositif permettrait de photographier directement des mondes rocheux jusque-là noyés dans l’éclat de leur étoile.

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