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Revue de presse du 11/09/2026

Revue de presse du 11/09/2026

Crédit Image : Gemini

Revue de presse scientifique du 11/09/2026

Cosmologie & Astrophysique
Astrophysical Journal
Le mouvement absolu de Sagittarius A* mesuré dans le repère Gaia

Une équipe rapporte, dans The Astrophysical Journal, les premières mesures de mouvement propre et d’accélération de la contreparties infrarouge de Sagittarius A* (Sgr A-IR), le trou noir supermassif au centre de notre Galaxie, dans le repère céleste Gaia-CRF3, défini par des quasars. En combinant des données de Gaia et du télescope spatial Hubble, les chercheurs ont transformé des observations en optique adaptative du télescope Keck vers ce repère absolu, avec une méthode de sélection d’étoiles de référence minimisant les erreurs de transformation. Le mouvement propre mesuré, notamment μδ égal à −5,62 ± 0,13 mas par an, est cohérent avec les mesures radio de la contrepartie de Sgr A*. Les auteurs placent aussi une limite supérieure à 2σ sur l’accélération apparente de 0,061 mas par an², excluant tout trou noir de masse intermédiaire supérieure à 4 × 10⁴ masses solaires à moins d’environ 0,01 parsec. Ils prévoient une amélioration d’au moins un facteur deux avec la future publication Gaia Data Release 4.

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Phys.org
Mercure aurait rétréci plus qu’on ne le pensait

La surface de Mercure est parcourue de rides, témoins d’une planète autrefois plus grande qui s’est contractée au fil du temps. Une nouvelle étude estime que Mercure pourrait s’être contractée de 10 % à 30 % de plus qu’estimé jusqu’ici, soit une perte de près de 19 kilomètres de diamètre total depuis la formation de la planète. Selon les auteurs, les débris issus des cratères d’impact masqueraient une partie des indices de ce rétrécissement, ce qui aurait conduit à sous-estimer son ampleur.

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Les plus grandes taches solaires pourraient déclencher des super-éruptions

Le Soleil projette régulièrement dans l’espace des particules et du rayonnement lors d’éruptions massives. Ce bombardement solaire peut endommager les infrastructures techniques sur Terre, par exemple les satellites ou les transformateurs des postes électriques. Selon cette étude, les plus grandes taches solaires du Soleil pourraient avoir le potentiel de déclencher des super-éruptions, des sursauts d’énergie particulièrement intenses. Ce résultat interroge la capacité de notre étoile à produire des événements d’une ampleur susceptible d’affecter davantage nos technologies.

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Une vidéo continue de jets de trou noir bouscule la théorie des ondes de choc

Pour étudier les jets des noyaux actifs de galaxies alimentés par des trous noirs supermassifs, les scientifiques s’appuient surtout sur l’imagerie radio, notamment l’interférométrie à très longue base (VLBI). Celle-ci détecte de larges structures non résolues, appelées composantes, semblant se déplacer à des vitesses apparemment supraluminiques. Mais l’imagerie traditionnelle a une faible résolution et traite chaque observation comme un instantané séparé, ce qui limite l’information sur le mouvement des structures. Une observation radio continue, sous forme de vidéo, remet en question la théorie des ondes de choc invoquée pour expliquer ces mouvements.

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Physical Review Letters
Nouvelles contraintes sur les positrons à l’origine de la raie à 511 keV

Cinquante ans après la découverte d’une raie d’annihilation de positrons provenant des régions internes de notre Galaxie, aucune classe de sources astrophysiques ne s’est imposée pour expliquer à la fois la morphologie de l’émission et son flux. Dans Physical Review Letters, Souradeep Das, Mark Krumholz, Roland Crocker, Thomas Siegert et Laura Eisenberger actualisent les contraintes sur l’énergie d’injection des positrons générant la raie gamma galactique à 511 keV. Des positrons issus de l’annihilation ou de la désintégration de matière noire ont été proposés, mais la masse envisagée reste discutée. Ces travaux affinent les limites permettant de tester les différents scénarios d’origine.

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ScienceDaily
Un faible signal d’hydrogène ancien détecté par MeerKAT

Une équipe internationale menée par l’Université de Manchester et l’Université du Western Cape a détecté directement un signal radio extrêmement faible émis par de l’hydrogène gazeux situé à des milliards d’années-lumière, à une époque où l’Univers était plus jeune de plusieurs milliards d’années. Les mesures, réalisées avec le radiotélescope sud-africain MeerKAT et publiées dans The Astrophysical Journal Letters, exploitent la technique dite de cartographie d’intensité de l’hydrogène. L’hydrogène neutre émet une très faible raie radio à 21 centimètres, étirée vers de plus grandes longueurs d’onde par l’expansion de l’Univers, ce qui permet de sonder différentes époques cosmiques. Plutôt que d’identifier chaque galaxie individuellement, cette méthode mesure la lueur radio combinée d’un grand nombre de galaxies non résolues, ce qui rend possible l’étude de vastes régions de l’espace de façon plus efficace. La détection démontre qu’il sera peut-être bientôt possible de construire des cartes tridimensionnelles bien plus étendues de la structure de l’Univers.

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Physique fondamentale
Nature
Des capteurs lointains ont annoncé la naissance d’un tsunami

Un fait mis en avant par Nature rapporte que des capteurs situés à distance ont signalé la naissance d’un redoutable tsunami. Les travaux de Cronin et ses collègues, publiés dans Science Advances, décrivent comment ces instruments éloignés ont permis de détecter précocement la formation de la vague. L’information souligne l’intérêt de réseaux de surveillance étendus pour repérer les signes annonciateurs de ces événements dévastateurs.

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Phys.org
Des matériaux quantiques pour la recherche de matière noire

La matière noire, substance invisible censée constituer environ 85 % de toute la matière de l’Univers, n’a jamais été détectée directement malgré son influence gravitationnelle sur les galaxies et la structure à grande échelle du cosmos. Une équipe internationale a identifié une nouvelle classe de matériaux quantiques qui pourrait améliorer considérablement la recherche de certaines des formes les plus légères et les plus insaisissables de matière noire. Ces matériaux, aux propriétés non conventionnelles, offriraient une sensibilité accrue à ces particules difficiles à repérer.

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Physique quantique
Phys.org
Des atomes guidés par fibre optique pour naviguer sans GPS

Dans de minuscules halos de lumière accrochés à une fibre optique extrêmement fine, le scientifique Jongmin Lee guide des atomes comme des billes dans un tuyau étroit. En agitant la fibre, les atomes se déplacent latéralement sans en tomber. Derrière cette expérience d’apparence fragile se cache un objectif précis, mesurer le mouvement avec une grande précision dans des environnements difficiles. L’approche vise une navigation quantique à faible consommation d’énergie, utilisable lorsque le GPS n’est plus disponible.

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Chimie
Phys.org
La poussière de Ryugu éclaire le parcours de l’azote

L’azote est un ingrédient clé des biomolécules qui constituent les briques du vivant. Mais sous forme de gaz non lié, il a bien plus tendance à s’échapper dans l’espace qu’à s’incorporer à des composés solides, ce qui rend difficile pour les astronomes de retracer son cheminement vers la Terre dans un lointain passé. L’analyse de la poussière de l’astéroïde Ryugu révèle une lente concentration de l’azote au sein de molécules complexes, apportant des indices sur la manière dont cet élément a pu s’accumuler sous forme solide.

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Biosciences
Cell Press
MitoSpace, un modèle pour cartographier les états des mitochondries

Agarwal et ses collègues présentent, chez Cell Press, MitoSpace, un modèle auto-supervisé entraîné sur des données de microscopie à feuille de lumière en réseau à quatre dimensions (espace et temps). Le modèle distingue sans étiquetage les phénotypes mitochondriaux induits par des médicaments, prédit le potentiel de membrane à partir de la morphologie et de la dynamique, se généralise à des perturbations inédites ainsi qu’à des organoïdes pulmonaires. Les auteurs montrent que la qualité des représentations s’améliore progressivement en passant de la 2D à la 4D, illustrant l’intérêt d’intégrer la dimension temporelle.

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Neurosciences
Cell Press
Cartographie des projections des neurones à sérotonine

Les neurones à sérotonine innervent presque l’ensemble du cerveau des mammifères, mais l’organisation de leurs projections restait mal comprise. Une cartographie systématique, à l’échelle du cerveau entier, de la collatéralisation des axones sérotoninergiques révèle cinq groupes de projection qui ciblent préférentiellement des régions fonctionnellement liées. Selon ces travaux publiés par Cell Press chez la souris, chaque groupe de projection se relie à des profils spatiaux transcriptomiques et comportementaux spécifiques. Ce résultat éclaire la façon dont ce système de neuromodulation, impliqué dans de nombreux comportements, est structuré à l’échelle anatomique.

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Nature
Des neurones capables de freiner un cancer du système nerveux

Un fait mis en avant par Nature rapporte que certains neurones peuvent exercer un effet freinateur sur un cancer du système nerveux. Les travaux d’Uesaka et ses collègues, publiés dans la revue Neuron, décrivent ce mécanisme par lequel une activité neuronale peut ralentir la progression tumorale. Le détail des résultats n’est accessible que via l’article original, mais l’information souligne le rôle des interactions entre neurones et cellules cancéreuses dans le contrôle de la maladie.

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High Technologies
MIT Technology Review
Alimenter l’IA, un problème d’architecture électrique

Selon ce contenu sponsorisé fourni par ON.energy à MIT Technology Review, les pannes récentes autour des centres de données ne sont pas des défaillances d’approvisionnement mais d’architecture. Le 22 juillet 2026, un défaut sur une ligne à haute tension à Ashburn, en Virginie, cœur du plus grand cluster mondial de centres de données, a fait chuter plus de 3 gigawatts de charge du réseau en quelques secondes. Deux ans plus tôt, un seul parasurtenseur défaillant avait déconnecté environ 60 installations et 1 500 mégawatts d’un coup. Le réseau électrique fut conçu pour des charges prévisibles (aciéries, raffineries, foyers), alors qu’un campus d’IA peut faire varier 70 % de sa charge en quelques millisecondes lors d’un entraînement, puis se couper aussi vite au premier signe de problème. À l’échelle du gigawatt, ces comportements individuellement rationnels deviennent un défi inédit. La pile électrique standard, où l’onduleur (UPS) conditionne la basse tension avant les racks, se fissure sous cette montée en échelle, plaidant pour déplacer la protection plus haut dans la chaîne de tension.

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Une feuille de route pour évaluer la géo-ingénierie solaire

L’organisation à but non lucratif Reflective, basée à San Francisco, a publié une feuille de route détaillée des expériences, études et infrastructures nécessaires pour prendre des décisions éclairées sur la géo-ingénierie solaire, révèle MIT Technology Review. Depuis un demi-siècle, des chercheurs explorent l’idée de contrer le changement climatique en libérant des particules réfléchissantes dans la stratosphère, imitant l’effet refroidissant des éruptions volcaniques, une approche appelée injection d’aérosols stratosphériques (SAI). Malgré des centaines d’études, d’importantes lacunes subsistent sur son efficacité et ses effets secondaires, sans plan systématique pour les combler. Selon Dakota Gruener, cofondateur et directeur, le monde pourrait devoir prendre des décisions lourdes de conséquences dans des délais bien plus courts que ce à quoi la recherche est préparée. Réalisé de façon coordonnée, le programme prendrait environ dix ans pour 370 millions de dollars, contre près de vingt ans et 1,4 milliard sinon. Gruener précise que Reflective ne préconise pas le recours à cette technique.

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Mathématiques
Quanta Magazine
Une nouvelle démonstration du théorème des quatre couleurs

Le théorème des quatre couleurs affirme qu’il est possible de colorier toute carte plane avec quatre couleurs sans que deux régions voisines partagent la même teinte. Facile à énoncer, il a résisté aux mathématiciens pendant plus d’un siècle, accumulant les fausses démonstrations, dont la première annoncée en 1879 et invalidée onze ans plus tard, selon Quanta Magazine. Sa première preuve valide, obtenue au milieu du XXe siècle, s’appuyait sur des méthodes informatiques jugées scandaleuses à l’époque, poussant la communauté à s’interroger sur ce qu’est réellement une démonstration. Une version assistée par ordinateur plus simple apparut en 1997, quand ces outils se banalisèrent. Malgré ce statut de problème clos, certains chercheurs, comme Carsten Thomassen (Université technique du Danemark) ou Mikkel Thorup (Université de Copenhague), reviennent régulièrement à ce cas, insatisfaits par des preuves trop touffues ou dépourvues d’un éclairage théorique profond sur les raisons de sa véracité. L’article rapporte l’émergence d’une nouvelle démonstration, rare, de ce résultat.

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