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Revue de presse du 19/08/2026

Revue de presse du 19/08/2026

Crédit Image : Gemini

Revue de presse du 19/08/2026

Cosmologie & Astrophysique
Astrophysical Journal
La comète interstellaire 3I/ATLAS révèle une activité stable et pauvre en chaînes carbonées

Troisième objet interstellaire confirmé, la comète 3I/ATLAS offre une rare occasion d’étudier de la matière préservée d’un autre système stellaire. Dans une étude parue dans The Astrophysical Journal, une équipe présente une campagne de suivi multibande menée de juillet à septembre 2025, combinant imagerie SDSS et BVR (obtenue avec MuSCAT3/4 sur les télescopes Faulkes de 2,0 m et le télescope Maïdanak de 1,5 m) et spectroscopie optique depuis SALT et le Nordic Optical Telescope. Une technique multi-ouverture a permis une caractérisation robuste et indépendante de la distance de la chevelure. L’objet a montré une couleur rougeâtre stable, sans variation notable, une déplétion en chaînes carbonées (avec le CN comme seule émission moléculaire marquée) et un jet persistant dirigé vers le Soleil, signe d’un dégazage localisé et soutenu. Les modèles indiquent des agrégats denses de matière organique et de silicates, la sublimation de la glace d’eau restant insuffisante pour modifier les propriétés optiques. 3I/ATLAS se serait ainsi formée dans un environnement protoplanétaire distinct.

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ESA
Un unique impact d’astéroïde pourrait avoir remodelé Déimos, lune de Mars

Une étude publiée dans Nature Astronomy, guidée par les images du survol de Mars réalisé par la mission Hera de l’ESA en mars 2025, suggère que Déimos, la petite lune externe de Mars (12 km de diamètre, environ la taille de la ville de Luxembourg), a été profondément remodelée par un seul impact violent. Cela expliquerait son apparence lisse et jeune, comparée à Phobos très cratérisée : une épaisse couche de poussière issue de l’impact aurait agi comme un comblement cosmétique. Déimos présente aussi un bassin de 10 km de large autour de son pôle sud. Menée par Sabina Raducan (université de Berne, ISSI, VUB Bruxelles), l’étude a utilisé un code de simulation d’impact à haute résolution, dit Bern SPH (hydrodynamique des particules lissées), tournant sur une grappe de calcul haute performance. Le code reconstitue les corps en millions de particules dont les interactions dépendent de la gravité, de la résistance et de la cohésion des matériaux, afin de recréer cet événement catastrophique mais non destructeur.

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Phys.org
Des galaxies radio mourantes éclairent l’après-vie des jets de trous noirs

Des astronomes ont mis au jour une population jusqu’ici peu étudiée de galaxies radio rémanentes, faibles et à extinction rapide, qui apportent un nouvel éclairage sur ce qui se produit lorsque des trous noirs supermassifs cessent d’alimenter leurs immenses jets radio. Ces observations suggèrent que la phase finale de ces jets pourrait être plus courte et plus dynamique qu’on ne le pensait. En repérant ces sources en train de s’éteindre, l’étude affine la compréhension du cycle de vie des jets émis par les trous noirs au centre des galaxies, un processus difficile à saisir car ces reliquats deviennent vite trop peu lumineux pour être détectés.

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Un minéral formateur de rubis repéré par un rover martien évoque des impacts violents

La plupart des minéraux détectés sur Mars racontent une histoire de laves anciennes remodelées lentement par l’eau. Mais certaines roches réparties à la surface martienne semblent renvoyer à une histoire géologique différente : elles renferment le même matériau que celui qui forme les rubis et les saphirs. Cette découverte, effectuée par un rover, laisse penser que des impacts violents ont pu jouer un rôle dans l’histoire de la planète, offrant un indice supplémentaire sur les processus géologiques ayant façonné certaines régions de Mars au-delà du volcanisme et de l’action de l’eau.

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Des étoiles cachées suggèrent des galaxies primitives plus massives que prévu

Des astronomes ont découvert que les galaxies les plus massives de l’univers primitif contiennent bien plus de petites étoiles qu’attendu. En conséquence, ces galaxies précoces étaient probablement beaucoup plus massives que ne l’indiquaient les premières mesures, qui sous-estimaient la contribution de ces étoiles peu lumineuses. Publiée dans Nature Astronomy, cette découverte remet en question la compréhension actuelle de la formation des premières galaxies, en montrant que leur masse réelle a pu être largement sous-évaluée.

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Physique fondamentale
Phys.org
Une méthode de stabilisation laser affine le contrôle des électrons par la lumière

Des chercheurs de l’Institut de physique de l’université d’Oldenbourg travaillent sur des techniques de contrôle de précision des champs électriques de la lumière, qui permettent de manipuler la dynamique d’électrons individuels dans les expériences. L’équipe du groupe de recherche en microscopie attoseconde, dirigée par le Dr Jan Vogelsang, a franchi une étape décisive vers cet objectif grâce à une méthode de stabilisation du laser. Ce progrès dans la maîtrise des champs lumineux ouvre la voie à un pilotage plus fin du mouvement des électrons à des échelles de temps extrêmement courtes.

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Physical Review Letters
Des collisions d’ions légers au LHC révèlent l’influence de la forme des noyaux

La collaboration ALICE, dans Physical Review Letters, rapporte des indices d’un écoulement collectif de type hydrodynamique dans des collisions d’ions légers au LHC, à une énergie de 5,36 TeV par paire de nucléons. Les mesures montrent un flux elliptique (une anisotropie de l’écoulement de la matière produite) plus important dans les collisions centrales néon–néon que dans les collisions oxygène–oxygène. Cette différence pourrait s’expliquer par la forme allongée, en quille de bowling, du noyau de néon 20. Le résultat illustre comment la géométrie même des noyaux entrant en collision influence le comportement collectif de la matière créée dans ces chocs à très haute énergie.

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ScienceDaily
Un magnétar pourrait offrir la première trace de la biréfringence du vide

Des astronomes, dont le Dr Marcus Lower de l’université de technologie de Swinburne, rapportent dans Nature ce qui pourrait être la première détection de la biréfringence du vide, un effet quantique prédit il y a près de 90 ans par Werner Heisenberg. Selon cette théorie, le vide n’est pas réellement vide : il contiendrait des particules virtuelles apparaissant et disparaissant brièvement, et un champ magnétique extrêmement puissant modifierait la manière dont la lumière s’y propage, en la réfractant d’une façon particulière. Pour tester cette idée, l’équipe a étudié un magnétar, un type rare d’étoile à neutrons doté des champs magnétiques les plus intenses connus dans l’univers, seuls assez forts pour rendre l’effet mesurable. Le résultat reste à confirmer, mais s’il l’est, il fournirait une nouvelle fenêtre d’observation sur la physique du vide quantique et une preuve directe d’une des prédictions les plus étranges de la mécanique quantique.

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Chimie
MIT News
Une start-up issue du MIT adapte le béton romain à la construction moderne

Les structures romaines antiques encore debout témoignent d’une durabilité que le béton moderne peine à égaler. Admir Masic, professeur associé au MIT, étudie depuis des années le béton romain et a mis en évidence le procédé de fabrication qui lui confère des propriétés d’auto-cicatrisation. En 2021, il a cofondé la société DMAT pour appliquer ces enseignements. L’entreprise a mis au point un additif qui, selon elle, augmente de 50 % la durée de vie des structures en béton et réduit les émissions de CO2 à 40 % de celles du béton classique. Son béton a déjà servi à réaliser des infrastructures en Europe (réservoirs d’eau souterrains, barrières routières, chaussées en Italie et en Suisse), et la société prévoit de s’étendre bientôt aux États-Unis. Masic souligne un produit auto-cicatrisant, compétitif et facile à mettre en œuvre, fondé sur une technologie éprouvée depuis des millénaires. Ses travaux antérieurs, dont une étude de 2023, avaient élucidé la chimie du béton ancien, notamment sur les sites bien conservés de Pompéi.

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MIT Technology Review
Combien d’hydrogène géologique se cache dans le sous-sol ?

La ruée mondiale vers les réserves souterraines d’hydrogène, dit hydrogène géologique, se poursuit, mais les chercheurs peinent encore à en estimer les quantités. Dans les années 1990, la géochimiste Barbara Sherwood Lollar, aujourd’hui à l’université de Toronto, était descendue dans la mine de Kidd Creek, dans le nord de l’Ontario, où son équipe avait trouvé une eau confinée depuis plus d’un milliard d’années, habitée par des microbes se nourrissant de l’hydrogène issu des réactions entre l’eau et la roche. Cet hydrogène est produit sous terre lorsque des molécules d’eau sont scindées par réaction avec des roches riches en fer ou par la désintégration radioactive d’autres éléments. Contrairement à l’hydrogène classique, dont la production émet beaucoup de gaz à effet de serre et consomme plus d’énergie qu’il n’en contient, exploiter ces réservoirs prêts à l’emploi changerait la donne. Des dizaines de start-up, dont l’australienne HyTerra et Koloma (soutenue par Bill Gates), explorent le sous-sol. L’US Geological Survey estime que des milliers de milliards de tonnes de H2 se forment dans la croûte terrestre.

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Biosciences
Ars Technica
La défense de narval abrite une seconde spirale interne

La défense hélicoïdale du narval, longtemps confondue au Moyen Âge avec la corne de licorne, révèle une nouvelle particularité. Un article publié dans Nature Communications montre que, au-delà de sa spirale externe orientée vers la gauche, la défense possède une seconde spirale interne orientée en sens inverse. Cette défense est en réalité une canine de la mâchoire supérieure gauche des mâles, qui perce la lèvre vers deux ou trois ans et peut atteindre 1,5 à 2 mètres. Les femelles n’en développent généralement pas, ce qui suggère une origine par sélection sexuelle, comme marqueur de statut social. Sa fonction précise reste débattue : les narvals s’en servent pour étourdir de petits cabillauds arctiques, et la présence de plusieurs millions de terminaisons nerveuses laisse penser qu’ils pourraient percevoir des variations de température ou de salinité de l’eau.

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Caltech News
Chez la méduse, une prolifération cellulaire élevée protégerait du cancer

Bien que la prolifération cellulaire accrue soit une marque des tissus cancéreux, elle pourrait dans certains cas protéger de la croissance tumorale, selon une étude du Caltech parue dans Proceedings of the National Academy of Sciences. À l’aide de modèles mathématiques, les chercheurs proposent un nouveau paradigme pour les toutes premières étapes du cancer : des taux élevés de prolifération permettraient aux tissus d’exercer un contrôle qualité, une sorte de relecture, en détruisant les cellules susceptibles de devenir cancéreuses. Des expériences chez la méduse, organisme particulièrement résistant au cancer, appuient cette idée. Le travail, issu d’une collaboration entre les laboratoires de Lea Goentoro et John Doyle, s’appuie sur les modèles reliant les taux de prolifération, de mutation et de mort cellulaire, dont l’équilibre doit rester harmonieux. Il cherche à expliquer pourquoi certains grands animaux à longue vie, comme les éléphants, développent rarement des cancers, et pourquoi diverses méduses n’en développent quasiment jamais, même exposées à des cancérigènes.

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Neurosciences
Cell Press
Un atlas cellulaire du cerveau de macaque à travers l’âge adulte

Des chercheurs ont établi un atlas multimodal à noyau unique regroupant 2 955 873 noyaux issus de huit régions du cerveau de macaque, couvrant l’ensemble de la vie adulte, y compris des individus exceptionnellement âgés. Cet inventaire révèle des schémas de vulnérabilité cellulaire au cours du vieillissement, à la fois propres à certaines régions et communs à plusieurs d’entre elles. Ce cadre fournit une base pour disséquer les programmes moléculaires partagés et divergents qui sous-tendent le vieillissement du cerveau des primates, la longévité et les maladies neurodégénératives, apportant une référence utile aux recherches futures sur le cerveau.

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Intelligence artificielle
MIT News
À grande échelle, une image générée par IA ne se rattache plus à ses données d’entraînement

Des chercheurs du laboratoire CSAIL du MIT décrivent un phénomène qu’ils nomment déclin d’attribution : plus un modèle génératif est entraîné sur de nombreuses données, moins chaque exemple individuel compte pour une sortie donnée. À des échelles suffisamment grandes, retirer une image précise, toutes les images d’un artiste donné ou toutes les photos d’une personne ne change souvent rien à l’image produite. Or, si supprimer un élément ne modifie rien, argumentent les auteurs, cet élément ne peut être tenu pour responsable du résultat. Selon Zheng Dai, premier auteur, attribuer une sortie à une donnée dont le retrait ne change rien n’a guère de sens. Le professeur David Gifford souligne que les méthodes antérieures n’étaient qu’approximatives, tandis que celle-ci est absolue : elle supprime réellement les données et toute leur influence. Ces résultats interrogent les procès, les accords de licence et les projets de régulation qui cherchent à assigner la paternité des images générées.

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MIT Technology Review
L’auto-amélioration récursive de l’IA pourrait tarder à venir

Une étude menée par un groupe multi-institutionnel dirigé par Peter Kirgis et Sayash Kapoor à l’université de Princeton tempère la promesse d’une IA capable de s’améliorer elle-même sans supervision humaine. Les chercheurs constatent que les agents d’IA savent résoudre les problèmes d’ingénierie nécessaires à la recherche en IA, mais manquent du jugement et de la créativité requis pour produire des travaux originaux du niveau des articles acceptés dans une grande conférence d’apprentissage automatique. La recherche ouverte, sans réponse claire, suppose de choisir des hypothèses, de décider quelles preuves trancheraient une question, ou de savoir quand tout recommencer. Pour évaluer ces compétences, les auteurs proposent une méthode dite d’évaluation fantôme, où l’IA doit répondre à une question de recherche tirée d’un article inédit de grande qualité. Testant notamment Claude Opus 4.8 d’Anthropic, ils concluent que certaines prévisions optimistes sur l’automatisation de la recherche en IA devancent les preuves disponibles.

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arXiv
Un système humain-IA pour repérer des conjectures mathématiques à résoudre

Une prépublication déposée sur arXiv (non évaluée par les pairs) propose un nouveau mode de collaboration humain-IA pour la découverte mathématique. Constatant que le raisonnement des modèles de pointe et surtout l’expertise humaine sont des ressources rares, les auteurs déplacent l’apport humain : au lieu de choisir un problème précis à l’avance, l’expert indique une direction de recherche, et le système parcourt un vaste corpus de littérature pour y repérer des problèmes candidats. Baptisé FAR (Find, Attempt, Recommend), le pipeline filtre les résultats en cascade. Dans un essai en combinatoire, il part de 5 245 articles, extrait 6 453 conjectures ou problèmes ouverts candidats, les ramène à 4 717 apparemment bien posés et non résolus, fait émerger 598 résolutions potentielles et sélectionne 77 éléments pour examen par les équipes d’auteurs. Parmi eux figurent des avancées sur des conjectures d’Erdős–Straus et d’autres, présentées comme des découvertes intéressantes illustrant l’efficacité de cette approche.

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High Technologies
MIT News
Un sucre antigel pour rendre la thérapie CAR-T plus accessible

Aux États-Unis, seulement 5 % environ des hôpitaux peuvent produire et administrer des cellules CAR-T, ces lymphocytes T modifiés pour attaquer certains cancers du sang, ce qui impose souvent de congeler et d’expédier les cellules sur de longues distances. Des chercheurs du MIT présentent, dans Trends in Biotechnology, une méthode qui protège les cellules des dommages liés à la congélation en remplaçant en grande partie le conservateur chimique cryoprotecteur habituel (qu’il faut éliminer avant traitement) par un sucre antigel non toxique. Selon Ana Jaklenec, l’une des autrices principales, on pourrait théoriquement décongeler les cellules puis les injecter sans étape supplémentaire, ce qui permettrait à davantage de centres de proposer ce traitement. Dans l’étude, les cellules conservées de cette manière présentaient un meilleur taux de survie et ont pu traiter avec succès un lymphome et un glioblastome chez la souris. Robert Langer figure parmi les auteurs seniors ; les postdoctorants Amy Lee et Khanh Tran en sont les auteurs principaux.

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Nature
Les exosquelettes passent du soin à l’assistance au mouvement quotidien

Longtemps réservés aux usages cliniques (rééducation après lésion médullaire ou accident vasculaire cérébral), les exosquelettes robotisés sont désormais développés en versions plus petites et moins coûteuses, destinées à un large public, des personnes aux genoux vieillissants aux jeunes adultes voulant gravir des montagnes. L’ingénieur en biomécanique Daniel Ferris estime que les meilleurs exosquelettes sont ceux qu’on oublie : équipé, il ne ressent qu’un léger tiraillement, mais une fois l’appareil retiré, il a l’impression de marcher soudain en côte. Ferris avait prédit en 2009 que, dès 2024, on croiserait des gens portant des exosquelettes dans la rue et les centres commerciaux ; il reconnaît avoir anticipé trop tôt. Le champ s’oriente aujourd’hui vers l’augmentation, c’est-à-dire fournir une fraction de la force nécessaire à un mouvement : une attelle motorisée soulageant un genou arthrosique, ou un short robotisé rendant la marche moins épuisante pour une personne âgée, comme le décrit la biomécanicienne Taylor Dick.

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Phys.org
Le krypton, nouvel ingrédient possible pour l’informatique quantique

Pour commercialiser l’informatique quantique, les fabricants ont besoin de matériaux supraconducteurs de haute qualité pour les puces, mais aussi d’un procédé de nanofabrication fiable et durable. Le tantale, un métal résistant à la corrosion, répond au premier critère mais pas au second : il doit être déposé sur un substrat à des températures dépassant souvent 400 °C, trop élevées pour de nombreux outils actuels des fonderies de semi-conducteurs. Des travaux mettent en avant le gaz krypton comme voie pour améliorer ce procédé de fabrication, en visant un dépôt compatible avec les équipements industriels existants.

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Mathématiques
Nature
Les mathématiques au secours du tricot sans mailles filées

Un article de la rubrique News and Views de Nature revient sur des travaux (Shimamoto et collègues, publiés dans Physical Review X) explorant comment les mathématiques peuvent expliquer et prévenir les mailles filées, ces échelles qui se propagent lorsqu’un fil lâche dans un tricot. En modélisant la mécanique des boucles entrelacées qui composent une étoffe tricotée, les chercheurs cherchent à comprendre les conditions dans lesquelles une maille se défait et entraîne les voisines. Cette approche relie le tricot à la physique des matériaux souples et désordonnés, un champ où la géométrie des enchevêtrements détermine la solidité de l’ensemble. Les enseignements pourraient éclairer la conception de textiles plus robustes et de matériaux fonctionnels tricotés.

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