Revue de presse du 26/08/2026
Crédit Image : Gemini
Revue de presse du 26/08/2026
Cosmologie & Astrophysique
NASA
La mission Pandora de la NASA commence l’étude d’exoplanètes et de leurs étoiles
Pandora, la plus récente mission d’exoplanètes de la NASA et le premier satellite lancé dans le cadre du programme Astrophysics Pioneers, réalise désormais des observations inédites de mondes lointains et des étoiles qu’ils orbitent. La mission doit déterminer la composition atmosphérique d’au moins 20 exoplanètes, y compris la présence de brumes, de nuages et d’eau. Selon Elisa Quintana, chercheuse principale au NASA Goddard Space Flight Center, ces données combleront un manque majeur, car on ignore encore précisément comment la lumière de l’étoile affecte les mesures de composition atmosphérique. Les résultats consolideront l’interprétation des mesures du télescope spatial James Webb et des futurs observatoires dédiés aux mondes habitables ; le détecteur proche infrarouge de Pandora est d’ailleurs une pièce de rechange développée pour Webb. Lancé en orbite terrestre basse le 11 janvier, ce petit satellite embarque un télescope entièrement en aluminium d’environ 45 centimètres et observe simultanément étoiles et planètes en lumière visible et infrarouge, sur de longues durées.
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Phys.org
Un signal en rayons gamma évoqué comme piste possible pour les WIMP
La matière noire représenterait environ 85 % de toute la masse de l’Univers, comme le suggèrent la rotation des galaxies et la cohésion gravitationnelle des amas. Pourtant, malgré des décennies de recherches, les physiciens ne l’ont jamais détectée directement. Un signal en rayons gamma est présenté comme une possible preuve attendue de longue date des WIMP, ces particules massives à interaction faible longtemps envisagées comme candidates à la matière noire. La matière fournie reste toutefois succincte et ne détaille ni l’origine du signal ni son niveau de validation, ce qui invite à la prudence tant que d’autres données ne l’auront pas confirmé.
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Le JWST observe la fuite du gaz qui limite la formation des planètes
Les planètes naissent au sein de disques de gaz et de poussière entourant les jeunes étoiles, mais le gaz nécessaire à leur croissance ne dure pas indéfiniment. De nouvelles observations du télescope spatial James Webb (JWST) de la NASA offrent un nouveau regard sur la manière dont ce gaz s’échappe et sur l’évolution de ce processus au fil du développement des jeunes systèmes planétaires. Le résultat éclaire une véritable course contre la montre pour la formation des planètes, la disparition progressive du réservoir gazeux fixant une limite temporelle à leur assemblage. La matière disponible reste brève et ne précise pas les systèmes étudiés.
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Le sol lunaire lu comme une capsule temporelle des étoiles en explosion
Quand une étoile atteint la fin de sa vie, elle explose en une supernova qui disperse sa matière à travers l’Univers. Une nouvelle étude menée par un chercheur de l’University of Hawai’i à Mānoa révèle que le sol lunaire, brassé au fil du temps, peut se lire comme une capsule temporelle cosmique enregistrant ces explosions stellaires. Les travaux sont publiés dans la revue Physical Review Letters, ce qui indique une évaluation par les pairs. La matière fournie reste toutefois courte et ne détaille pas les isotopes recherchés ni la période couverte par ces archives lunaires.
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ScienceDaily
La gravité passe son test le plus vaste et conforte la matière noire
La gravité vient de subir son épreuve à la plus grande échelle jamais réalisée, selon une équipe menée par Patricio A. Gallardo (University of Pennsylvania). En analysant le comportement de la gravité à travers des amas de galaxies séparés de centaines de millions d’années-lumière, les chercheurs constatent qu’elle se comporte presque exactement comme le prédisaient Isaac Newton et Albert Einstein. Ce résultat affaiblit certaines explications dites de gravité modifiée et renforce l’hypothèse de la matière noire, cette masse invisible dont la gravité expliquerait pourquoi étoiles et galaxies se déplacent plus vite que ne le permet leur matière visible. Comme le résume Gallardo, l’astrophysique est confrontée à un vaste écart dans le bilan cosmique, soit résolu par une masse invisible, soit par une révision des équations de la gravité. Ce test à grande échelle penche nettement pour la première option, sans toutefois avoir détecté directement la matière noire.
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Space.com
La surface bouillonnante de Bételgeuse révélée avec un détail inédit
Une équipe menée par Bill Dent, astronome à l’European Southern Observatory (ESO), a examiné la supergéante rouge Bételgeuse avec l’Atacama Large Millimeter/submillimeter Array (ALMA), obtenant des vues détaillées de sa surface turbulente. Située à environ 600 années-lumière, l’étoile avait attiré l’attention il y a quelques années lors d’un affaiblissement rapide et spectaculaire qui avait fait envisager une explosion imminente en supernova. Celle-ci n’a pas eu lieu, et les scientifiques jugent désormais cette explosion moins immédiate. Les images d’ALMA, captées en 2023, montrent des points chauds et une texture presque ondulée liée aux vastes déplacements de plasma dans l’astre, qui pèse environ 20 fois la masse du Soleil mais est gonflé jusqu’à environ 800 fois sa taille. Son atmosphère avoisine 2 030 °C, avec au moins deux régions plus chaudes, l’une dépassant de 530 °C le plasma environnant. Ces irrégularités résulteraient de mouvements de convection massifs générant des ondes de choc.
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Physique fondamentale
Phys.org
Des ondes sonores pour transporter et protéger l’information quantique
Des chercheurs de la Harvard John A. Paulson School of Engineering and Applied Sciences (SEAS) ont démontré une nouvelle façon de protéger la fragile information quantique en n’utilisant que des vibrations mécaniques, c’est-à-dire d’infimes ondes sonores. Issue du laboratoire de Marko Lončar, l’avancée ouvre la voie à des réseaux quantiques sur puce fondés sur le son, ainsi qu’à des systèmes hybrides combinant différents types de bits quantiques (qubits). La matière disponible reste brève et ne précise pas la performance chiffrée ni le niveau de maturité de la démonstration.
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Une expérience au plutonium pour sonder matière noire et neutrinos
Les astronomes ne peuvent pas voir directement la matière noire, mais sa gravité façonne les galaxies et la structure à grande échelle du cosmos. Pour tenter d’en percer la composition, une équipe du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL) mène l’expérience Magneto-ν, à la recherche de particules situées au-delà du modèle standard de la physique. Le dispositif s’appuie sur du plutonium pour explorer ces questions liées à la matière noire et aux neutrinos. La matière fournie reste toutefois succincte et ne détaille ni le principe de mesure ni les résultats obtenus à ce stade.
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Physical Review Letters
Des systèmes binaires proposés pour traquer ondes gravitationnelles et matière noire ultralégère
Dans une lettre publiée dans Physical Review Letters, Joshua W. Foster et ses collègues montrent qu’en présence d’un faible fond d’ondes gravitationnelles, les systèmes binaires astrophysiques agissent comme des résonateurs de grande qualité. Le transfert efficace d’énergie et de quantité de mouvement entre l’orbite et une onde gravitationnelle harmonique engendrerait des perturbations orbitales potentiellement détectables. Les auteurs développent et appliquent cette approche pour rechercher des ondes gravitationnelles dans la gamme du microhertz (μHz) ainsi que la matière noire ultralégère. Ces travaux, évalués par les pairs, proposent une méthode plutôt qu’une détection.
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Une lévitation acoustique dans le cœur à haute pression d’un faisceau de Bessel
Dans Physical Review Letters, Yusuke Koroyasu et ses collègues démontrent une nouvelle forme de lévitation acoustique, qui permet de manipuler des particules sans contact grâce au son. Alors que les méthodes classiques piègent les objets au niveau des nœuds de pression (zones de pression nulle entourées de haute pression), les auteurs obtiennent une lévitation stable et un déplacement en plein air au sein du cœur axial à haute pression d’un faisceau de Bessel d’ordre zéro. Cette approche, dite à un seul côté, étend les possibilités de la manipulation acoustique. Les travaux sont évalués par les pairs.
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La turbulence sans diffusivité observée pour la première fois en laboratoire
Une équipe menée par Jewel A. Abbate rapporte dans Physical Review Letters la première vérification expérimentale de la convection rotative sans diffusivité, un régime longtemps théorisé pour décrire l’intérieur des planètes et des étoiles. En utilisant du métal liquide dans des dispositifs classiques de convection de Rayleigh-Bénard en rotation à l’échelle du laboratoire, les chercheurs reproduisent ce régime où les propriétés diffusives cessent de gouverner l’écoulement. Ce résultat, évalué par les pairs, rapproche les expériences de table des conditions extrêmes régnant dans les intérieurs planétaires et stellaires.
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arXiv
Une cohérence quantique macroscopique maintenue dans un solide à température ambiante
Une prépublication déposée sur arXiv (donc non encore évaluée par les pairs) rapporte la démonstration d’un maser superradiant à l’état solide fonctionnant dans des conditions ambiantes. Les auteurs établissent une cohérence de longue durée entre environ 10^14 spins de centres azote-lacune (NV) dans le diamant et près de 10^9 photons dans une cavité micro-onde. En variant les paramètres du système pour explorer plusieurs régimes au-dessus du seuil, ils observent un fonctionnement en onde continue, une modulation périodique d’amplitude et des séquences de bouffées superradiantes, associées respectivement à une cohérence de spins synchronisée, à un cristal temporel cohérent de grands spins, et à des transitoires non synchronisés. Le travail suggère qu’une cohérence quantique macroscopique peut être générée et maintenue spontanément dans un solide à température ambiante, offrant une plateforme pour étudier des sources lumineuses quantiques brillantes à corrélations à plusieurs corps. Ces résultats restent à confirmer par la communauté.
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Chimie
Ars Technica
Préserver l’art et la mode fluorescents pour les générations futures
Des conservateurs de l’Indianapolis Museum of Art at Newfields cherchent à mieux comprendre les pigments phosphorescents et fluorescents utilisés par le styliste Stephen Sprouse, célèbre pour ses créations aux couleurs vives Day-Glo dans les années 1980, afin d’empêcher les couleurs de ternir avec le temps. Ces avancées ont été présentées lors d’une réunion de l’American Chemical Society (ACS) tenue à Chicago. Les matériaux phosphorescents, décrits comme phosphores dès le Moyen Âge, se chargent à la lumière puis réémettent progressivement l’énergie absorbée. Ce phénomène a d’ailleurs conduit Henri Becquerel à découvrir la radioactivité en 1896, ses sels d’uranium phosphorescents ayant voilé des plaques photographiques dans un tiroir fermé. Les pigments Day-Glo exploitent, eux, la fluorescence, convertissant la lumière ultraviolette en lumière visible pour produire des couleurs plus éclatantes. Ces matériaux se retrouvent dans les jouets luminescents, la signalisation routière ou les équipements de sécurité.
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MIT Technology Review
Des adhésifs à base de cellulose pour remplacer les colles pétrolières
Les adhésifs dérivés du pétrole sont omniprésents, assemblant bois et plaques de plâtre, tenant les meubles ou collant les étiquettes sur des contenants pourtant recyclables. Or, comme l’explique Patty Ferreira (MBA 1997), directrice générale et cofondatrice de Silvis Materials, une étiquette fixée par une colle pétrolière peut empêcher le recyclage du contenant. Son entreprise développe des adhésifs entièrement biodégradables à base de cellulose. À partir de 2014, Ferreira a d’abord modifié le rôle existant de la cellulose comme stabilisant dans les émulsions adhésives, puis reproduit les propriétés collantes de la nanocellulose, plus coûteuse. La formule actuelle peut produire des adhésifs à partir de pratiquement toute cellulose végétale, et le MIT Startup Exchange aide l’entreprise à mener des essais avec des sociétés d’emballage et de construction. Elle prévoit une réduction des émissions de production pouvant atteindre 80 % et une consommation énergétique deux fois moindre que les colles fossiles. Ces chiffres restent des projections.
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ScienceDaily
Un catalyseur à atomes isolés valorise les déchets végétaux
La lignine, qui confère aux plantes une grande partie de leur solidité, constitue la plus grande source renouvelable de composés aromatiques dans la nature et peut représenter jusqu’à 35 % de la biomasse résiduelle agricole et forestière. Sa structure moléculaire complexe la rend toutefois difficile à décomposer efficacement. Dans une étude publiée dans ACS Catalysis, une équipe internationale incluant Christopher Parlett, Xinyue Zhou et Yutao Jiang (Department of Chemical Engineering) a mis au point un catalyseur à atome unique très efficace, dans lequel des atomes de ruthénium isolés sont enchâssés dans un carbone dopé à l’azote. En maintenant ces atomes isolés, le dispositif offre de bonnes performances tout en n’utilisant que de très faibles quantités de métal. Les chercheurs ont aussi déterminé, à l’échelle moléculaire, comment le catalyseur rompt les liaisons chimiques robustes de la lignine, sous des conditions relativement douces. La découverte pourrait aider à transformer des déchets végétaux en briques renouvelables pour carburants, plastiques et autres matériaux.
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Biosciences
Cell Press
Cartographier ensemble l’organisation 3D du génome et l’expression des gènes
Une méthode baptisée Spatial Hi-C-RNA permet de cartographier simultanément l’architecture du génome et l’expression des gènes à partir d’un même tissu. En combinant ces deux dimensions, l’approche révèle comment l’organisation spatiale du génome façonne l’identité cellulaire, le développement et l’évolution tumorale, au-delà de ce que la seule transcriptomique (l’étude des ARN transcrits) peut capturer. La matière disponible reste brève et ne détaille pas les tissus analysés ni les performances de la technique.
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MIT News
Les polyamines, gardiennes méconnues des cellules contre l’excès de fer
Le fer est indispensable aux cellules pour produire de l’énergie et transporter l’oxygène, mais un excès de fer libre peut déclencher des réactions destructrices endommageant l’ADN, les protéines et les membranes. Une équipe du MIT et du Whitehead Institute, réunissant Ankur Jain, Whitney Henry et Pushkal Sharma (doctorat 2026), montre que les cellules s’appuient sur de petites molécules appelées polyamines pour se protéger. Publiés le 14 août dans la revue Cell, les résultats indiquent que les polyamines agissent comme des casiers de stockage du fer, le maintenant dans un état non réactif jusqu’à ce que la cellule en ait besoin. Cette découverte éclaire une énigme ancienne, celle des taux extrêmement élevés de polyamines dans les cellules, présentes à des niveaux comparables à l’ATP, la monnaie énergétique cellulaire. Ces travaux pourraient aider à concevoir de meilleurs traitements anticancéreux, en provoquant une surcharge en fer mortelle pour les cellules tumorales, et offrir des pistes sur des maladies comme la maladie de Parkinson précoce.
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High Technologies
MIT News
Un avion hybride né d’un cours du MIT vers une usine en Ohio
Un ancien projet d’étudiants du MIT devient un effort industriel de 850 millions de dollars destiné à fabriquer un nouveau type d’avion en Ohio. La société Electra développe un appareil hybride à voilure fixe capable de décoller sur des pistes plus courtes que les avions classiques, tout en offrant plus d’autonomie et de vitesse qu’un appareil entièrement électrique. Doté d’un moteur plus petit et efficace complété par des batteries pour la poussée au décollage et à l’atterrissage, l’avion vise une autonomie d’environ 1 200 miles et une vitesse de croisière proche de 200 miles par heure. Ses faibles besoins en piste et son fonctionnement plus silencieux lui permettraient d’utiliser barges, parkings ou terrains de football. Selon Chris Courtin (SM 2019, doctorat 2024), directeur du développement technologique, le créneau idéal se situe entre 50 et 250 miles. L’entreprise, fondée par John Langford, s’appuie sur une collaboration étroite avec le MIT et deux professeurs, Mark Drela et John Hansman, comme conseillers techniques fondateurs.
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MIT Technology Review
Une capsule ingérable minuscule pour mesurer la température corporelle interne
Les thermomètres buccaux ou frontaux ne reflètent pas toujours fidèlement la température centrale du corps, et les rares capteurs ingérables du marché sont trop volumineux, difficiles à avaler et susceptibles d’obstruer le tube digestif. Des ingénieurs du MIT ont conçu un capteur capable d’envoyer des relevés continus dans un format de seulement six millimètres sur quatre. Le circuit tient sur une puce de silicium d’un millimètre carré et repose sur un oscillateur exploitant le courant de fuite, dont la fréquence varie avec la température ambiante. Le dispositif détecte la température à 0,01 °C près et se contente d’une pile bouton de 1,55 volt. Une stratégie dite de rétrodiffusion réduit encore la consommation en déportant l’essentiel de l’alimentation vers une antenne externe. Selon Saransh Sharma, auteur principal désormais à l’University of Cambridge, il s’agit de la plus petite capsule ingérable de mesure de température observée. Les usages envisagés incluent le suivi d’infections, la surveillance sous anesthésie ou le contrôle de la fièvre chez l’enfant.
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Voir à travers les eaux troubles grâce au sonar et à l’image
Quand des véhicules sous-marins télécommandés se posent sur le fond ou creusent un lit de sable, ils soulèvent des nuages de sédiments que leurs caméras peinent à percer, obligeant souvent à attendre que la poussière retombe. Un système développé par Amy Phung (SM 2023, doctorat 2026) et son directeur Richard Camilli (SM 2000, doctorat 2003), de la Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI), propose une solution. Le véhicule cartographie d’abord son environnement au sonar, technique peu résolue mais efficace en eau claire comme trouble, ce qui lui permet de s’approcher en sécurité d’objets précis pour les filmer ensuite en détail. Pour accélérer le traitement et cartographier en temps réel, les chercheurs ont combiné le sonar avec un algorithme d’appariement d’images conçu en France, qui estime rapidement la profondeur relative de chaque pixel d’une scène 2D. Les applications envisagées vont de l’exploration scientifique à la construction sous-marine, jusqu’à la manipulation de mines non explosées.
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