Revue de presse du 09/09/2026
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Revue de presse du 09/09/2026
Cosmologie & Astrophysique
Astrophysical Journal
XRISM détecte probablement une composante de gaz plus froide dans l’amas de Persée
Une équipe présente, dans The Astrophysical Journal, l’analyse de la structure thermique de l’atmosphère de l’amas de Persée à partir d’observations de l’instrument Resolve de la mission XRISM. La température moyenne s’élève de 3,3 keV près du noyau de NGC 1275 à 8 keV à 210 kpc, en accord avec les mesures de Chandra et XMM. Au-delà d’environ 60 kpc, le gaz se modélise par une seule température, mais dans la région interne, les auteurs trouvent des indices de plusieurs phases gazeuses. Ils détectent une composante plus froide (environ 1,87 à 2,43 keV) avec une dispersion de vitesse de 300 à 400 km/s et une masse comprise entre 8 milliards et 130 milliards de masses solaires. Ces intervalles reflètent d’importantes incertitudes systématiques. Cette composante froide, identifiée par de larges ailes dans certaines raies d’émission, pourrait être liée à des halos en fusion le long de la ligne de visée ou à du gaz perturbé par les jets radio.
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Caltech News
Les sursauts radio rapides, une sonde de la matière ordinaire du cosmos
Les sursauts radio rapides (FRB), brèves et intenses bouffées d’ondes radio parcourant des milliards d’années-lumière, traversent un brouillard de matière avant d’atteindre la Terre. Leur origine reste incertaine, possiblement des magnétars, étoiles mortes fortement magnétisées. Plus le milieu traversé est dense, plus le signal se disperse, à la manière d’un prisme séparant la lumière blanche. Cette propriété fait des FRB d’excellents traceurs de la répartition de la matière ordinaire, celle formée de baryons qui compose humains, planètes et étoiles. Dans une étude parue dans Nature Astronomy, les chercheurs montrent que ces mesures peuvent aider à répondre à de grandes questions cosmologiques. Selon Kritti Sharma, autrice principale et doctorante travaillant avec Vikram Ravi (Caltech), les FRB s’imposent comme une sonde de premier plan de la distribution de la matière et pourraient renforcer les expériences portant sur la matière noire, l’énergie noire et la masse des neutrinos, trois inconnues qui influencent la manière dont la matière se regroupe.
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NASA
Hubble et Webb sondent les confins glacés du Système solaire
Pour la première fois, des scientifiques ont combiné les télescopes spatiaux Hubble et James Webb de la NASA pour étudier des objets trans-neptuniens (TNO), de petits corps glacés en orbite au-delà de Neptune, parmi les plus faibles jamais observés directement. Dans deux articles publiés dans The Astronomical Journal, les équipes ont analysé la couleur, la composition, la taille et l’orbite de 27 minuscules TNO récemment découverts. Elles ont trouvé, contre toute attente, moins de petits objets que prévu, tandis que les couleurs suivaient les mêmes relations que celles de leurs cousins plus grands. Hubble observait la lumière visible et Webb l’infrarouge, la couleur agissant comme une empreinte de la composition de surface. Ces corps offrent une fenêtre sur une étape précoce de la formation planétaire, celle des planétésimaux, blocs solides de la taille d’une ville qui, au-delà de Neptune, ne se sont jamais assemblés en planètes. Les travaux ont été menés par des doctorants de l’université de Victoria (Canada) et de la Northern Arizona University.
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NOIRLab
Le plus lointain ancêtre de superamas de galaxies jamais détecté
Une équipe internationale a repéré le progéniteur le plus distant jamais observé d’un superamas de galaxies, un futur amas d’amas. Cette structure présente une masse d’environ 5 000 fois celle de la Voie lactée et se situe dans l’une des régions les plus denses de la toile cosmique observées à ce jour. Les résultats, publiés dans The Astrophysical Journal, s’appuient surtout sur le relevé ODIN, mené avec la Dark Energy Camera installée sur le télescope Víctor M. Blanco de 4 mètres, au Chili. Les amas de galaxies sont les plus grandes structures liées par la gravité, maintenues par de vastes concentrations de matière noire. En observant de tels protoamas, collections encore diffuses en cours de fusion, formés lorsque l’Univers était jeune, les astronomes reconstituent la croissance des amas modernes. L’étude, dirigée par Vandana Ramakrishnan (alors doctorante à l’université Purdue), conforte les théories existantes de leur évolution et éclaire leur lien avec la toile cosmique.
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Phys.org
Les impacts géants pourraient priver de petites lunes glacées de leur océan
Des chercheurs du Southwest Research Institute (SwRI) ont utilisé des simulations pour comprendre le rôle des impacts destructeurs sur les lunes glacées dotées d’océans souterrains dans notre Système solaire. Selon leur étude, publiée dans Nature Astronomy, ces impacts peuvent affecter la présence et la persistance de tels océans, mais ne semblent pas en créer de nouveaux. Ce résultat, issu de modélisations, aide à cerner quelles lunes pourraient encore abriter de l’eau liquide sous leur surface, un enjeu majeur pour l’étude des environnements potentiellement habitables.
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Physique fondamentale
New Journal of Physics
Une viscoélasticité impaire émergente dans des matériaux vitreux chiraux
Les propriétés rhéologiques (relatives à l’écoulement et à la déformation) des matériaux actifs chiraux constituent un champ de recherche récent, en particulier pour les termes dits impairs de leur réponse mécanique. Si les fluides à viscosité impaire et les solides à élasticité impaire sont désormais bien étudiés, les réponses viscoélastiques impaires restent mal comprises. Les auteurs introduisent un modèle de rhéologie vitreuse chirale pour expliquer l’émergence de telles réponses dans une classe de solides amorphes. Le modèle considère un ensemble d’inclusions en rotation active au sein d’une matrice vitreuse, et étudie la réponse linéaire en contrainte sous cisaillement stationnaire et oscillant. En cisaillement stationnaire, ils obtiennent une viscosité impaire qui, de façon non triviale, augmente lorsque la fréquence de rotation active diminue. En cisaillement oscillant, ils trouvent un spectre viscoélastique impair combinant des effets de résonance et des lois de puissance caractéristiques de l’état vitreux. L’étude paraît dans le New Journal of Physics.
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Phys.org
Un photon de haute énergie qui interroge les modèles de propagation
Comment un photon a-t-il pu survivre à un voyage de plus de 2 milliards d’années-lumière alors que, selon la physique connue, il aurait dû être absorbé bien avant d’atteindre la Terre ? C’est la question au cœur d’une nouvelle étude signée Giorgio Galanti (INAF) et Marco Roncadelli (INFN), acceptée pour publication dans Physical Review Letters. Le résumé disponible ne détaille pas l’explication proposée par les auteurs, mais l’anomalie soulève des interrogations sur notre compréhension de la propagation des photons de très haute énergie à travers le fond de lumière cosmique.
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Physique quantique
Phys.org
Un qubit à base d’hélium superfluide pour réduire les erreurs quantiques
Des chercheurs de l’université de Surrey proposent une conception théorique de qubit (l’unité de base de calcul quantique) reposant sur l’hélium superfluide, un liquide capable de s’écouler sans viscosité à très basse température. Selon leur travail, ce nouveau type de qubit pourrait être nettement moins vulnérable aux erreurs, l’un des principaux obstacles à la montée en échelle des ordinateurs quantiques. Il s’agit pour l’instant d’une proposition conceptuelle, et non d’un dispositif réalisé en laboratoire, ce qui invite à la prudence sur ses performances réelles. Réduire la sensibilité aux erreurs reste une condition essentielle pour bâtir des machines quantiques plus grandes et plus fiables.
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Un jeu pour démontrer l’avantage quantique avec des limites classiques prouvables
Depuis des décennies, les physiciens cherchent à confirmer expérimentalement les prédictions singulières de la mécanique quantique. À mesure que les ordinateurs quantiques gagnent en puissance, les chercheurs ont conçu des méthodes de plus en plus sophistiquées pour vérifier si ces machines exploitent réellement des effets quantiques, mais chaque approche s’est heurtée à des limites. La matière fournie évoque un nouveau jeu destiné à démontrer un avantage quantique, avec des bornes classiques démontrables, c’est-à-dire des limites théoriques de ce qu’un ordinateur classique pourrait atteindre. Le résumé disponible reste toutefois succinct et ne détaille pas le protocole ni les résultats obtenus.
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Chimie
MIT Technology Review
Un procédé pour produire un acier moins cher et moins polluant
Laureen Meroueh, fondatrice de Hertha Metals, a mis au point une nouvelle méthode de fabrication de l’acier visant à en réduire à la fois le coût et les émissions. La production classique fait fondre le minerai de fer à très haute température dans des hauts-fourneaux, où il réagit avec des gaz pour éliminer l’oxygène, un procédé quasi inchangé depuis les années 1850 et reposant sur le charbon. Cette industrie génère environ 7 % des émissions de carbone responsables du changement climatique, autant que la mode. Le four inventé par Meroueh simplifie la chimie du procédé : il transforme le minerai en acier liquide raffiné en une seule étape et remplace le charbon par du gaz naturel. Selon elle, ces changements réduisent les émissions d’au moins la moitié et les coûts de 25 % par rapport à la production habituelle. Iryna Zenyuk (université de Californie à Irvine) souligne l’intérêt de réduire la taille de ces installations, massives et énergivores. L’entreprise reconnaît que le pari reste risqué.
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Biosciences
Cell Press
La structure d’un complexe de pré-initiation de la transcription associé à SWI/SNF
Des analyses combinant cryo-microscopie électronique (cryo-EM), qui permet de visualiser des molécules à très haute résolution, et études génétiques révèlent que le remodeleur de la chromatine SWI/SNF est une composante à part entière du complexe de pré-initiation de la transcription (PIC), l’assemblage moléculaire qui amorce la lecture des gènes. Les structures obtenues montrent comment SWI/SNF favorise le déclenchement de la transcription en stabilisant l’organisation du PIC et en remodelant de façon coordonnée le nucléosome dit +1. Ce résumé éclaire un mécanisme fondamental du contrôle de l’expression des gènes.
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Intelligence artificielle
Ars Technica
Le modèle météo par IA de Google gagne en précision grâce aux données satellites
Google figure parmi les acteurs majeurs des modèles de prévision météorologique fondés sur l’apprentissage automatique. Leur principal atout est d’offrir des performances comparables aux modèles traditionnels tout en exigeant beaucoup moins de puissance de calcul, ce qui permet de les exécuter plus souvent. L’entreprise a récemment publié la version 3 de son modèle WeatherNext, dont la principale nouveauté est l’intégration de certaines données satellitaires, réduisant le délai entre l’état réel de l’atmosphère et la génération d’une prévision. Jusqu’ici, la plupart des modèles d’IA s’appuyaient uniquement sur des réanalyses, des reconstitutions globales et cohérentes de l’atmosphère produites en général toutes les six heures, au prix d’une perte d’informations. WeatherNext 3 ajoute désormais des données brutes de satellites et passe à une fréquence horaire. La résolution spatiale a été augmentée et le modèle agrandi, avec des ajustements pour contenir la charge de calcul. Les détails figurent dans un document technique.
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High Technologies
Ars Technica
Un alliage d’aluminium inspiré des coquilles d’œuf pour protéger les vaisseaux spatiaux
Le problème des débris spatiaux s’est aggravé avec la multiplication des constellations de satellites, télescopes et engins mis en orbite ; en 2007, un débris avait percé le panneau de radiateur de la navette Endeavour. Des scientifiques chinois ont conçu un nouveau matériau en aluminium inspiré des coquilles d’œuf, qui pourrait selon eux mieux protéger contre les fragments, d’après un article publié dans le Journal of Applied Physics. Les coquilles fascinent les chercheurs par leurs propriétés mécaniques : casser un œuf exige d’appliquer juste assez de force au centre pour obtenir une rupture nette sans tout briser. En 2012, l’ingénieur du MIT Pedro Reis avait montré le lien entre la géométrie ovoïde d’un œuf et sa rigidité, un facteur clé pour prédire la force qu’un objet supporte avant de se fissurer. La rigidité, distincte de la résistance, dépend aussi de la direction et de la répartition de la force : il faut environ 2,5 kilogrammes de force pour briser un œuf, selon la manière dont elle est appliquée.
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MIT Technology Review
Des puces conçues pour recycler leur propre énergie
Hannah Earley, 31 ans, cofondatrice et directrice technique de la startup Vaire Computing, développe des puces qui récupèrent l’énergie habituellement dissipée sous forme de chaleur, une approche appelée calcul réversible. Les puces classiques effacent les informations intermédiaires devenues inutiles au fil d’un calcul, libérant de l’énergie en chaleur ; elle compare cela à une voiture qui freine à chaque carrefour et doit brûler du carburant pour repartir. Le calcul réversible conserve au contraire ces informations, ce qui permet d’exécuter le calcul à l’envers et de récupérer une partie de l’énergie. L’idée, proposée il y a plus de cinquante ans, était restée impraticable avec les transistors existants. Earley a repensé le matériel et conçu un résonateur (composant microscopique qui stocke l’énergie récupérée), qu’elle décrit comme un pendule perfectionné. L’an dernier, Vaire a annoncé une puce dont le résonateur récupère plus d’énergie qu’il n’en perd, un premier signe tangible pour un domaine longtemps théorique.
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ScienceDaily
Une méthode pour réduire fortement la consommation énergétique des mémoires
Des chercheurs de l’université d’Édimbourg ont mis au point un cadre théorique visant à diminuer l’énergie nécessaire pour stocker et manipuler l’information numérique. En optimisant mathématiquement les impulsions utilisées pour retourner les bits d’une mémoire magnétique (les 0 et 1), la méthode pourrait, selon les simulations, réduire la consommation de plusieurs ordres de grandeur et approcher la limite physique fondamentale du traitement de l’information. L’idée pourrait aussi s’appliquer à terme aux courants électriques ou aux lasers ultrarapides. Le contexte est celui de l’explosion des besoins liés à l’intelligence artificielle et aux centres de données, dont la demande en électricité devrait fortement croître. Il s’agit pour l’heure d’un cadre théorique appuyé sur des simulations, et non d’un dispositif expérimental, ce qui invite à en attendre la démonstration matérielle.
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