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Revue de presse du 14/09/2026

Revue de presse du 14/09/2026

Crédit Image : Gemini

Revue de presse scientifique du 14/09/2026

Cosmologie & Astrophysique
Phys.org
ScienceDaily
L’énigmatique absorbeur des nuages de Vénus mieux cerné

Vénus paraît jaune pâle en lumière visible, mais l’ultraviolet dévoile des motifs sombres et brillants balayant ses nuages d’acide sulfurique. La substance responsable de ces taches, connue sous le nom d’absorbeur inconnu, échappe à l’identification depuis près d’un siècle. Une équipe internationale, menée par Jan Spacek, a publié dans Astrobiology de nouvelles limites numériques sur ses propriétés. En combinant des observations de Vénus et une modélisation du transfert radiatif, les chercheurs ont estimé avec quelle intensité le liquide contenu dans les gouttelettes nuageuses devrait absorber l’ultraviolet et le bleu pour reproduire ce que voient sondes et télescopes. Ils soulignent qu’un nuage peut sembler très différent de la matière qui compose ses particules, comme la fumée de cigarette qui paraît blanche par diffusion. Ces contraintes réduisent nettement les possibilités et pourraient aider de futures sondes à déterminer si la matière est organique, inorganique ou d’une autre nature.

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La surface de Mercure trahit un passé volcanique plus brûlant

Mercure, la plus petite planète et la plus proche du Soleil, s’est refroidie relativement vite: environ un milliard d’années après sa formation, son activité volcanique aurait déjà largement cessé, la laissant recouverte d’une croûte rocheuse continue. Pour retracer cette histoire, des chercheurs des Instituts Max-Planck pour la recherche sur le système solaire et des universités de Münster et Göttingen ont produit l’estimation la plus précise à ce jour de la teneur en dioxyde de silicium de sa surface. Publié dans la revue en accès libre Planetary Research, le résultat surprend: le dioxyde de silicium ne représente qu’environ 37 % de la masse du matériau de surface, soit jusqu’à 25 % de moins que les estimations antérieures. Cette faible teneur pointe vers un passé volcanique inattendu, plus chaud que supposé. Elle suggère que les anciennes coulées de lave provenaient de régions plus profondes et plus intensément fondues du manteau de la planète.

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Un vaste sondage révèle les profondes divisions des physiciens

Le plus grand sondage mondial de physiciens jamais mené révèle un accord étonnamment faible sur plusieurs des grandes énigmes de l’Univers. Mené par Niayesh Afshordi (Perimeter Institute et Université de Waterloo) avec Phil Harper et le magazine Physics de l’American Physical Society, il montre qu’aucune majorité ne soutient le modèle cosmologique standard ΛCDM (matière noire froide et constante cosmologique), ni une explication dominante de la matière noire, ni une théorie unique de la gravité quantique. Ce résultat pourrait refléter les données récentes de l’instrument DESI (Dark Energy Spectroscopic Instrument), suggérant une énergie noire variable dans le temps, ce qui contredirait le modèle standard supposant une énergie noire constante. Un point de convergence plus net ressort toutefois: 68 % des répondants estiment que le Big Bang ne représente pas nécessairement le début du temps. Pour les auteurs, ces divisions ne trahissent pas une confusion, mais une frontière de la physique bien vivante et encore ouverte.

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Space.com
Le télescope Webb observe l’évolution des anneaux de Chariклo

L’astéroïde Chariklo, membre de la famille des Centaures, orbite entre Saturne et Uranus à environ 17 fois la distance Terre-Soleil. Malgré ses quelque 250 kilomètres de large, il possède deux anneaux épais, découverts en 2013. Une équipe menée par Pablo Santos-Sanz, de l’Institut d’astrophysique d’Andalousie (IAA-CSIC), a observé l’objet avec le télescope spatial James Webb (JWST) à partir d’octobre 2022, en recourant à l’occultation stellaire, technique qui mesure la baisse de lumière d’une étoile lorsqu’un corps passe devant elle. En comparant ces données à d’autres occultations de la dernière décennie, les chercheurs ont constaté des évolutions opposées: l’anneau intérieur est devenu nettement plus opaque tandis que l’anneau extérieur l’est moins. Ce résultat suggère une physique plus complexe qu’on ne le pensait pour ces petits corps, dont on supposait les anneaux relativement stables, et invite à repenser leur évolution.

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arXiv
Les petits points rouges seraient des galaxies formant un trou noir par effondrement direct

Repérés par le télescope spatial James Webb (JWST) entre des décalages vers le rouge de 4 et 8, les petits points rouges (little red dots) intriguent par leurs spectres en forme de V et leur taille compacte (100 à 200 parsecs). Une étude déposée sur arXiv, et donc non encore évaluée par les pairs, propose qu’il s’agit de galaxies où un trou noir formé par effondrement direct reste enveloppé par le disque massif qui l’a engendré. Selon les simulations cosmologiques des auteurs, les fortes densités au centre du disque piègent les rayons X du trou noir et produisent les raies d’absorption de Balmer observées, tout en laissant partiellement s’échapper les flux ultraviolet, optique et infrarouge. La galaxie hôte y forme un amas dense d’étoiles d’environ 100 millions de masses solaires. Les modèles reproduisent une large variété de spectres observés, jusqu’aux objets les plus lointains.

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Le cœur des étoiles à neutrons massives fixerait leur rayon

Les observations de l’instrument NICER indiquent que le pulsar massif PSR J0740+6620 (2,08 masses solaires) possède un rayon comparable à celui d’étoiles proches de 1,4 masse solaire, un comportement quasi vertical de la relation masse-rayon difficile à obtenir sans une équation d’état fortement raidie à haute densité. Dans un article déposé sur arXiv, et donc non encore évalué par les pairs, des chercheurs montrent que, pour les pulsars massifs, l’échelle radiale dominante peut être fixée par un cœur relativiste à haute vitesse du son, débutant vers deux fois la densité de saturation nucléaire, tandis que la couche externe de basse densité n’apporte qu’une correction secondaire. Remplacer cette branche externe ne modifie que d’environ 160 mètres le rayon du cœur à 2,08 masses solaires. Ce phénomène de dominance du cœur émerge spécifiquement à haute masse, brouillant la séparation traditionnelle entre physique du rayon et physique de la masse maximale. Les auteurs s’appuient sur des profils analytiques, une intégration numérique et une inférence bayésienne combinant NICER et GW170817.

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Physique fondamentale
Physical Review Letters
ATLAS mesure l’intrication entre bosons Z issus du Higgs

La collaboration ATLAS, au LHC du CERN, rapporte dans Physical Review Letters les premières mesures de l’intrication quantique entre deux bosons vecteurs massifs à l’échelle électrofaible. Les bosons Z observés proviennent de la désintégration de bosons de Higgs. L’intrication est une corrélation quantique par laquelle deux particules restent liées au-delà de la distance qui les sépare. Ce résultat, publié le 11 septembre 2026, relie les concepts de l’information quantique aux mesures de précision de la physique des particules, ouvrant une nouvelle voie pour tester ces phénomènes à très haute énergie.

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Le milieu circumstellaire des supernovae, nouveau détecteur de particules furtives

Dans Physical Review Letters, Yu Cheng, Chui-Fan Kong, Yen-Hsun Lin, Meng-Ru Wu et Seokhoon Yun proposent une stratégie inédite pour traquer les particules à faible interaction (FIPs), candidates à une physique au-delà du Modèle standard. Leur idée exploite le milieu circumstellaire dense et confiné entourant les supernovae à effondrement de cœur. Selon les auteurs, des FIPs produites dans la proto-étoile à neutrons pourraient déposer une énergie visible substantielle dans ce milieu en s’y désintégrant, avant la percée du choc. Ce dépôt d’énergie offrirait une signature observable permettant de sonder ces particules furtives. L’article a été publié le 11 septembre 2026.

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ScienceDaily
Au CERN, les gluons révèlent un comportement inattendu dans les noyaux

Des physiciens de l’expérience ALICE, au Grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN, rapportent dans Physical Review Letters une nouvelle façon de sonder l’intérieur des noyaux atomiques et de départager deux explications concurrentes du comportement des gluons. Ces particules assurent la cohésion des quarks via la force forte et portent, sous forme d’énergie, l’essentiel de la masse de la matière visible. En mesurant la production de mésons J/ψ avec une résolution spatiale inédite, révélant des structures aussi petites qu’environ un quart de la taille d’un proton, l’équipe (à laquelle a contribué Daniel Tapia Takaki, de l’université du Kansas) a observé une chute surprenante de cette production aux plus petites échelles. Cette baisse s’explique mal par le mécanisme classique dit d’ombrage nucléaire. Il s’agit de la première mesure multidimensionnelle de la production photonucléaire incohérente de J/ψ, suivant à la fois l’énergie d’interaction et le transfert d’impulsion, ce qui affine la cartographie de la distribution des gluons.

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Une infime incertitude fondamentale pourrait affecter le temps lui-même

Certaines alternatives à la mécanique quantique standard, appelées modèles d’effondrement, pourraient impliquer que le temps lui-même comporte une minuscule incertitude fondamentale, plaçant une limite ultime à la précision de toute horloge. C’est ce qu’avance une équipe internationale soutenue par le Foundational Questions Institute (FQxI), dans un article publié dans Physical Review Research. Dans la mécanique quantique usuelle, un système peut exister en superposition de plusieurs états, décrits par une fonction d’onde qui s’effondre en un seul résultat lors d’une mesure. Les modèles d’effondrement modifient cette description. En prenant au sérieux l’idée que ces modèles puissent être liés à la gravité, Nicola Bortolotti, doctorant au Centre de recherche Enrico Fermi (CREF) de Rome, et ses collègues ont examiné les conséquences pour le temps. L’effet reste très au-delà de toute détection actuelle, mais il pourrait révéler un lien caché entre mécanique quantique, gravité et espace-temps, et offrir une nouvelle voie pour tester ces théories non conventionnelles.

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Physique quantique
Phys.org
Transformer de la lumière classique en machine quantique de traitement

Les ordinateurs quantiques promettent de résoudre des problèmes hors de portée des machines actuelles, mais les systèmes quantiques sont fragiles: bruit, pertes et infimes perturbations peuvent détruire les comportements délicats qui font leur puissance, et assembler de nombreuses particules quantiques reste très difficile. Selon Phys.org, des physiciens ont proposé une approche consistant à convertir de la lumière classique en un système capable de traiter de l’information à la manière d’une machine quantique. Cette piste vise à contourner certaines des contraintes de fragilité qui limitent aujourd’hui le passage à l’échelle. Le résumé fourni reste bref et ne détaille ni la méthode expérimentale ni les performances obtenues.

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ScienceDaily
L’effet Magnus optique observé pour la première fois

Au tennis de table, une balle en rotation dévie brusquement à cause de l’effet Magnus. Une équipe internationale travaillant à l’Institut Paul Scherrer (PSI) a mis en évidence expérimentalement un phénomène analogue à l’échelle atomique, l’effet Magnus optique, décrit dans Physical Review Letters. En focalisant fortement un faisceau laser sur un ion unique et en mesurant leur interaction, les chercheurs ont constaté que l’interaction la plus forte ne se produit pas au point le plus brillant du faisceau, mais légèrement de côté. Lorsqu’un laser est très serré, la structure de son champ électromagnétique devient plus complexe, ce qui décale ce point d’interaction. Ce léger déplacement latéral compte pour les ordinateurs quantiques qui pilotent leurs qubits avec des lasers de grande précision: il pourrait introduire des erreurs, mais aussi offrir une nouvelle manière de coupler des qubits entre eux.

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Des ondes sonores microscopiques prolongent la mémoire d’un qubit

Des chercheurs de la Harvard John A. Paulson School of Engineering and Applied Sciences, dans le laboratoire de Marko Lončar, ont montré comment protéger l’information quantique à l’aide de vibrations mécaniques, soit des ondes sonores microscopiques. En entourant en continu un qubit à base de diamant de ces vibrations, ils ont multiplié par environ trois son temps de cohérence, c’est-à-dire la durée pendant laquelle il conserve son état fragile. Les travaux, publiés dans Nature Physics, ont été menés par Eliza Cornell et Zhujing Xu. Le dispositif repose sur le spin d’un électron associé à une impureté du diamant pour stocker l’information, et sur des paquets de vibration appelés phonons pour la transporter entre nœuds, notamment grâce à une structure de cavité phononique qui piège ces vibrations. À terme, ces mêmes phonons pourraient à la fois transmettre et protéger l’information, ouvrant la voie à des réseaux quantiques compacts, fondés sur le son, intégrés directement sur des puces.

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Chimie
Ars Technica
La protéomique éclaire les colles de l’Égypte ancienne

La composition précise des peintures, liants, colles et adhésifs employés par les artisans de l’Égypte ancienne reste largement méconnue, car une analyse complète exigerait des prélèvements dommageables pour des artefacts précieux. Selon un article publié dans Science Advances et relayé par Ars Technica, des chercheurs ont appliqué la protéomique par spectrométrie de masse, une technique peu invasive, pour analyser les colles et adhésifs d’un large ensemble d’objets égyptiens. Ils y ont retrouvé des sources attendues, comme le collagène animal et des protéines d’œuf, mais aussi des protéines végétales, provenant notamment du sésame et de l’arbre à baguettes de tambour (moringa). Ces travaux s’inscrivent dans une série d’avancées non destructives, dont l’imagerie par fluorescence X, qui aident à percer les secrets des techniques picturales égyptiennes et à guider les efforts de conservation, sans abîmer les pièces étudiées.

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Phys.org
La performance thermoélectrique ne dépend pas que du matériau

Les matériaux thermoélectriques convertissent directement la chaleur en électricité, ce qui les rend prometteurs pour récupérer la chaleur perdue des usines, des véhicules et d’autres sources. Ils peuvent aussi transporter la chaleur sous l’effet d’un courant électrique, via l’effet Peltier, d’où leur intérêt pour les technologies d’économie d’énergie et la gestion thermique. Selon Phys.org, un cadre unifié montre que leur performance dépend de plus que le seul matériau. Le résumé fourni reste toutefois succinct et ne précise ni la nature exacte de ce cadre théorique ni les autres facteurs identifiés.

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Biosciences
Quanta Magazine
Pourquoi certaines coquilles fossiles inversent le sens de leur spirale

Les foraminifères, protistes unicellulaires abondants dans tous les océans, sécrètent une coquille dure dont les débris tapissent les fonds marins et forment une archive naturelle remontant à quelque 560 millions d’années. Parmi les espèces planctoniques à coquille enroulée, certaines privilégient fortement un sens de spirale, gauche ou droit, jusqu’à 97 % des individus tournant dans la même direction. Or, dans le registre fossile, un nouveau sens semble parfois dominer partout dans les océans simultanément, avant de s’inverser plus tard. Observé depuis les années 1950, ce phénomène a suscité de nombreuses hypothèses, dont un lien avec la température ou d’autres facteurs climatiques. Selon un article de Quanta Magazine, des micropaléontologues ont récemment synthétisé des données sur la chiralité de plusieurs espèces, en remontant jusqu’à 56 millions d’années. Leur nouvelle étude avance que le sens d’enroulement ne serait pas lui-même une réponse adaptative, mais plutôt le reflet d’un autre mécanisme sous-jacent.

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ScienceDaily
Des levures modifiées transforment le plastique en biscuits comestibles

Des chercheurs de la Southern Illinois University Carbondale ont modifié génétiquement des levures pour convertir des composés issus de plastique PET et de déchets agricoles en ingrédients alimentaires: protéines, graisses, vitamines et même arôme de vanille. Présenté lors de la réunion d’automne de l’American Chemical Society (ACS), le système sert à fabriquer des biscuits riches en protéines et imprimés en 3D, baptisés µBites. Le projet a été développé en partie pour le Deep Space Food Challenge de la NASA. Selon Lahiru Jayakody, l’idée est d’exploiter les capacités des microbes pour résoudre des problèmes créés par l’humain. Les chercheurs espèrent ainsi s’attaquer à la fois à la pollution plastique et à l’insécurité alimentaire, tout en fournissant de la nourriture dans des environnements extrêmes, des zones sinistrées sur Terre aux missions spatiales lointaines. Ces résultats, présentés en congrès, décrivent une preuve de concept encore éloignée d’une application concrète.

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Intelligence artificielle
MIT News
Une méthode pour imposer des contraintes strictes à l’IA générative

Des chercheurs du MIT ont développé une technique aidant les modèles d’intelligence artificielle générative à respecter des contraintes non négociables de sécurité, physiques ou propres à une tâche. Dans les applications à fort enjeu, une réponse plausible ne suffit pas: la sortie doit satisfaire ces règles dites contraintes dures. L’idée, décrite dans un article des IEEE Transactions on Automatic Control, consiste à laisser davantage de liberté au modèle durant la génération et à n’imposer les contraintes que sur le résultat final, plutôt qu’à chaque étape intermédiaire. Dans des expériences en robotique, en contrôle de procédés physiques et en vision par ordinateur, la méthode a systématiquement respecté les contraintes tout en trouvant de meilleures solutions que les techniques existantes. Adaptable et prête à l’emploi, elle s’applique au moment du déploiement, sur des modèles préentraînés, sans réentraînement. Les travaux, dirigés par Navid Azizan avec Zeyang Li et Kaveh Alim, visent à rendre ces modèles utilisables là où les règles de sécurité ne peuvent être enfreintes.

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Phys.org
Une IA extrait des lois de comportement lisibles à partir de données mécaniques

Des chercheurs de l’Eastern Institute of Technology (EIT) de Ningbo, en Chine, ont mis au point une méthode fondée sur les graphes pour extraire directement des équations constitutives concises et précises à partir de données expérimentales sur des matériaux solides. Publiée dans Science Advances, l’approche permet de découvrir des modèles décrivant le comportement mécanique d’aciers alliés, du lithium métallique et de caoutchoucs chargés. Selon les auteurs, elle surpasse en précision prédictive les modèles empiriques classiques tout en conservant des formulations mathématiques explicites et physiquement interprétables, un atout par rapport aux boîtes noires habituelles de l’apprentissage automatique.

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High Technologies
MIT News
Une spinout du MIT transforme les déchets plastiques en matériaux de construction

Issue du MIT, Atlas Building Composites veut répondre d’un même geste au manque de logements et à l’excès de plastique. La société, née du programme MIT HAUS du département de génie mécanique, a développé une plateforme de fabrication robotisée pilotée par intelligence artificielle qui convertit des plastiques à usage unique en matériaux de construction durables. En combinant un recyclage sans eau et la fabrication additive de composites à grande échelle, elle produit des pièces comme des fondations, des terrasses et des fermes de charpente pour murs, planchers et toitures. Selon A.J. Perez, cofondateur et président, la mission est de convertir la pollution plastique en composites durables pour bâtir un milliard de logements. Les pièces soutiennent déjà des granges, remises, terrasses et pontons; plus récemment, l’entreprise a fourni au corps des ingénieurs de l’armée américaine des fermes composites recyclées pour un pont de 12 mètres dans une zone humide du Massachusetts. Le recyclage sans eau vise à rendre la technologie accessible partout, quel que soit l’accès à l’eau.

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ScienceDaily
Un microscope électronique couplé à un ordinateur quantique en construction

Les microscopes électroniques révèlent des structures bien plus petites que la lumière visible, mais ils se contentent le plus souvent de compter les électrons pour former une image, laissant inutilisée l’information quantique que chaque électron transporte. Des chercheurs de la TU Wien, avec des équipes de l’Université de Vienne, de la JKU Linz et de l’Université d’Innsbruck, développent une approche consistant à connecter un microscope électronique à un ordinateur quantique afin de capter et traiter cette information supplémentaire. L’objectif, expliqué par Philipp Haslinger, est d’extraire davantage de renseignements de chaque électron pour obtenir des images plus nettes en exposant les échantillons délicats à moins d’électrons. Cela serait particulièrement utile pour les matériaux biologiques, comme des protéines individuelles, facilement endommagés par un bombardement électronique intense. En exploitant l’intrication quantique, l’équipe espère améliorer la résolution tout en réduisant les dommages. Un prototype de microscope électronique piloté par ordinateur quantique est en cours de construction à la TU Wien.

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Mathématiques
Ars Technica
Des récompenses aléatoires enrichissent la théorie des jeux

La théorie des jeux étudie pourquoi les individus font certains choix, mais les jeux classiques se déroulent sur un décor figé, où les gains associés à chaque issue restent constants, ce qui limite leur pertinence face à la réalité changeante. Selon Ars Technica, des chercheurs ont utilisé un modèle mathématique pour analyser une série de jeux combinant stratégies évolutives et gains variant aléatoirement. Le dilemme du prisonnier illustre le cadre habituel: selon l’équilibre entre récompense de la coopération et de la trahison, le jeu se stabilise souvent sur une trahison généralisée où tout le monde perd. L’évolution des stratégies peut mener à des populations stables, bistables (basculant entre deux stratégies) ou à des cycles limites où la population glisse continuellement entre plusieurs stratégies. Alors que les travaux antérieurs faisaient surtout varier les paramètres au sein d’une même partie, cette approche introduit des retours aléatoires, rapprochant ces modèles des situations réelles.

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