Revue de presse du 29/09/2026
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Revue de presse scientifique du 29/09/2026
Cosmologie & Astrophysique
Astrophysical Journal
SS 433 : l’origine du rayonnement de très haute énergie détecté par LHAASO
L’observatoire LHAASO a détecté un rayonnement gamma de très haute énergie (photons au-delà de 100 TeV) en direction de SS 433, un microquasar niché dans la nébuleuse W50, ce qui en fait un candidat prometteur au titre de PeVatron galactique, c’est-à-dire un accélérateur naturel de particules jusqu’à des énergies extrêmes. Dans l’Astrophysical Journal, des chercheurs réanalysent des observations d’archives du satellite XMM-Newton couvrant les jets bipolaires et la coquille de rayons X thermiques au nord de la source. L’émission des jets s’adoucit avec la distance, signe d’une population d’électrons évoluant le long du jet. Une composante d’électrons énergétiques près de la base des jets pourrait expliquer le rayonnement de très haute énergie par diffusion Compton inverse, à condition que le champ magnétique reste à peu près uniforme. Mais le résultat dépend fortement du profil du champ. Les calculs de transport montrent qu’une injection limitée à la base des jets ne reproduit pas les observations, notamment le ré-éclaircissement en aval, indiquant une injection ou une ré-accélération supplémentaire de particules au sein des jets.
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L’âge des étoiles M complique la lecture des biosignatures exoplanétaires
Par leur abondance et les facilités d’observation qu’elles offrent, les étoiles de type M seront sans doute les meilleures cibles pour rechercher des biosignatures sur des exoplanètes telluriques. Or la photochimie qui peut renforcer ou masquer ces molécules dépend surtout du flux ultraviolet de l’étoile hôte, lequel décline avec l’activité stellaire et donc avec l’âge. Dans l’Astrophysical Journal, des chercheurs simulent des atmosphères de type Terre pré-industrielle et Terre archéenne autour d’étoiles M4 et M8 âgées de 650 millions à 5 milliards d’années. Les atmosphères pré-industrielles autour d’étoiles de 5 milliards d’années contiennent jusqu’à 10 fois plus de méthane, produisant des bandes 68 % plus marquées en spectroscopie de transit proche infrarouge. Sur les Terres archéennes, moins protégées, une photolyse accrue du dioxyde de carbone autour des jeunes étoiles engendre jusqu’à 5,4 dex d’ozone en plus. Sans connaître le rayonnement ultraviolet réel de l’étoile en fonction de son âge, cet ozone pourrait être pris à tort pour un indice d’oxygène biogénique, un piège pour de futurs observatoires.
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Phys.org
Le détecteur DarkSide teste l’hypothèse d’une matière noire composite
La collaboration DarkSide a dévoilé les résultats d’une expérience de sept ans destinée à vérifier si les particules de matière noire pourraient être des assemblages de particules élémentaires plus petites, selon Phys.org. La recherche, menée avec le détecteur DarkSide-50, n’a fourni aucune preuve directe de cette matière noire dite nucléaire ultralourde. Ce résultat négatif n’est pas sans valeur : il pose des jalons pour de futures expériences et aide les physiciens à déterminer si la matière noire possède une structure interne, une question centrale pour comprendre cette composante invisible de l’Univers.
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Fornax-7, un possible satellite de satellite d’une galaxie naine
À partir des données du télescope spatial Euclid, des astronomes ont découvert un système stellaire exceptionnellement peu lumineux à proximité de la galaxie naine du Fourneau (Fornax), rapporte Phys.org. Baptisé Fornax-7, il ne renfermerait qu’environ 170 fois la masse du Soleil sous forme d’étoiles, ce qui en fait un objet extrêmement ténu. Sa position pourrait en faire un satellite de la galaxie naine elle-même satellite, soit un satellite de satellite. L’article décrivant cette découverte a été déposé le 13 septembre sur le serveur de prépublications arXiv et n’a donc pas encore été évalué par les pairs.
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Physique fondamentale
Phys.org
Des indices expérimentaux d’alter magnétisme dans un matériau en couches
Pour concevoir des ordinateurs plus rapides, des chercheurs explorent une propriété des électrons au-delà de leur charge électrique : leur spin, cette caractéristique quantique intrinsèque. Alors que l’électronique classique traite l’information en déplaçant des charges, l’exploitation du spin pourrait réinventer la circulation des données dans un circuit. Selon Phys.org, des travaux apportent des preuves expérimentales d’alter magnétisme, un ordre magnétique distinct du ferromagnétisme et de l’antiferromagnétisme, dans un matériau en couches. Ce résultat ouvre une voie prometteuse vers la spintronique, discipline qui vise à utiliser le spin plutôt que la seule charge pour stocker et traiter l’information de manière potentiellement plus efficace.
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Pourquoi le verre devient moins transparent à la lumière térahertz
Les ondes électromagnétiques dans la gamme des gigahertz, comme celles des communications mobiles, traversent aisément de nombreux types de verre, rapporte Phys.org. En revanche, leur transmission chute nettement dans le domaine térahertz, au-delà d’un seuil de fréquence caractéristique. Un nouveau modèle explique cette perte de transparence du verre aux ondes térahertz, un régime intermédiaire situé entre les micro-ondes et l’infrarouge et de plus en plus convoité pour les futures technologies de communication et d’imagerie. Comprendre l’origine de cette absorption est utile pour concevoir des matériaux mieux adaptés à ces fréquences.
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Physical Review Letters
ATLAS observe le méson Bc*, partenaire de spin du Bc
La collaboration ATLAS, au grand collisionneur de hadrons, rapporte dans Physical Review Letters l’observation d’un méson Bc*⁺, partenaire de spin 1 du méson bottom-charm Bc⁺. Cet état excité se situe seulement 64,5 MeV au-dessus du Bc⁺, en accord avec les prédictions décrivant un état où les spins des quarks constitutifs sont alignés. Le Bc est composé d’un quark charme et d’un antiquark beau, une combinaison rare, et la mise en évidence de son partenaire excité fournit un test des modèles de l’interaction forte qui décrivent la liaison entre quarks lourds au sein des mésons.
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Physique quantique
Phys.org
Un ordinateur quantique fonctionne pour la première fois dans l’espace
Un ordinateur quantique a été utilisé dans l’espace pour la première fois, rapporte Phys.org. L’appareil se trouvait à bord d’un engin spatial en orbite terrestre basse, où il a servi de démonstrateur technologique. L’objectif est de valider des approches susceptibles, à terme, de résoudre un problème qui affecte les satellites depuis des années. Cette première marque une étape dans l’adaptation des technologies quantiques aux conditions particulières de l’environnement spatial, où contraintes de rayonnement, de température et de ressources énergétiques imposent des dispositifs robustes et compacts.
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Physical Review Letters
Intrication atome-photon obtenue avec un unique atome de césium piégé
Une équipe menée par H. Hwang et M. Saffman rapporte, dans Physical Review Letters, l’obtention d’une intrication atome-photon de haute fidélité à partir d’un seul atome de césium maintenu dans une pince optique, c’est-à-dire un piège formé par un faisceau laser fortement focalisé. Ce dispositif constitue une nouvelle interface capable de relier des systèmes quantiques de natures différentes. Un tel maillon est utile pour bâtir des réseaux quantiques hétérogènes, où l’information portée par un atome peut être transférée à un photon puis distribuée entre nœuds distants, une brique clé des futures communications quantiques.
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Un effet tunnel de Landau-Zener rendu possible par la géométrie quantique
Les matériaux à bandes plates suscitent un vif intérêt en raison de leurs effets de géométrie quantique. Dans Physical Review Letters, Xuanyu Long et Feng Liu étudient la réponse des bandes plates singulières à un champ électrique statique et uniforme en régime de champ faible, et cherchent à savoir si elles peuvent supporter un transport électrique continu à l’échelle d’une particule unique. Leur analyse montre qu’un effet tunnel de Landau-Zener, un passage d’une bande d’énergie à une autre, peut y être permis précisément par la géométrie quantique des états, éclairant les mécanismes de transport dans ces systèmes où les bandes plates rendent le mouvement des électrons a priori figé.
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Chimie
Ars Technica
Capter le CO2 en le faisant traverser une batterie
Les dispositifs de capture du dioxyde de carbone fonctionnent généralement comme un filtre réversible : l’air passe dans un matériau qui absorbe le CO2, puis un chauffage libère ce gaz pour le collecter. Une équipe dirigée par James Buchen, de l’université du Delaware, propose une variante électrochimique fondée sur une batterie, présentée comme plus viable et potentiellement moins gourmande en énergie, donc moins coûteuse, que les filtres réversibles dominants. Le principe : l’hydroxyde produit à la cathode réagit avec le CO2 en le convertissant en carbonate ou bicarbonate, qui traverse une membrane vers l’anode ; là, un pH plus bas inverse la réaction et régénère le CO2 gazeux. Cathode et anode sont toutes deux en hydroxyde de nickel, le même composé que la cathode des piles rechargeables nickel-métal-hydrure. En inversant simplement la tension appliquée, le dispositif fonctionne comme une balançoire chimique : l’ancienne anode devient cathode et la même chimie s’opère à l’envers, transportant le CO2 à travers la cellule.
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Astrophysical Journal
La composition initiale des glaces interstellaires façonne leur chimie
Des expériences publiées dans l’Astrophysical Journal explorent comment la composition de départ influence la chimie de glaces interstellaires analogues, mélangeant eau, monoxyde de carbone et ammoniac, soumises à un rayonnement ultraviolet puis à une désorption programmée en température. Les glaces ont été suivies par spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier et les gaz libérés par spectrométrie de masse. La destruction de l’ammoniac par l’UV est facilitée par sa dilution dans les mélanges, tandis que celle du monoxyde de carbone est dominée par ses interactions avec les produits de dissociation de l’eau, formant surtout du dioxyde de carbone. Apparaissent aussi l’ion ammonium, le formaldéhyde, l’ion cyanate et le formamide, molécule d’intérêt prébiotique dont la formation dépend fortement de la composition, selon que le monoxyde de carbone ou l’ammoniac est en excès. Les températures de désorption montent avec la proportion d’eau. Même de modestes variations initiales modifient largement la destruction des précurseurs et la formation des photoproduits, ce qui souligne l’importance d’étudier des glaces dominées par l’eau.
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MIT News
Une formulation rend les vaccins à ARN résistants à la chaleur
Les vaccins à ARN, efficaces contre la Covid-19 et désormais développés contre d’autres maladies dont le cancer, souffrent d’une contrainte majeure : leur conservation à très basse température. Des chercheurs du MIT ont trouvé une piste pour lever cette limite, dans un article paru dans Nature Biotechnology. À l’aide d’un algorithme d’intelligence artificielle, ils ont ajusté la formulation entourant les nanoparticules lipidiques qui servent habituellement à délivrer l’ARN messager, afin de la rendre plus résistante à la chaleur. Les vaccins ainsi obtenus restent stables jusqu’à un an à température ambiante, ou deux mois à près de 38 °C. Administrés à des souris, des vaccins Covid-19 portés par ces particules ont suscité une réponse immunitaire aussi forte qu’un vaccin à ARN proche de celui de Moderna. L’algorithme, capable de prédire les formulations optimales à partir de petits jeux de données, a réduit le nombre d’expériences nécessaires et accéléré le développement, souligne Ana Jaklenec, l’une des responsables de l’étude avec Robert Langer.
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Biosciences
Cell Press
Des métabolites intestinaux aux effets opposés sur la thérapie CAR-T
La seule composition en espèces du microbiote intestinal prédit mal l’issue d’une thérapie CAR-T, un traitement où les lymphocytes T d’un patient sont modifiés pour attaquer les cellules tumorales, indique une étude publiée par Cell Press. Ce sont plutôt des métabolites immunomodulateurs produits par les bactéries de l’intestin qui exercent des effets opposés sur la fonction des cellules CAR-T et sur le contrôle de la tumeur. Autrement dit, c’est le métabolisme microbien, et non la simple taxonomie, qui apparaît comme un levier possible pour prédire, voire améliorer, les résultats de ces immunothérapies.
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Nature
Après une greffe, le cœur s’ajuste à l’âge biologique de l’hôte
Que deviennent les organes une fois transplantés ? Selon une étude déposée sur le serveur de prépublications bioRxiv et non encore évaluée par les pairs, les cœurs de donneurs jeunes vieillissent rapidement dans un corps plus âgé, tandis que des cœurs âgés rajeunissent chez de jeunes receveurs. Jesse Poganik, qui étudie le vieillissement à l’université Harvard, et ses collègues ont mesuré comment l’âge biologique du cœur, c’est-à-dire la quantité de dommages cellulaires accumulés, évolue après greffe, chez la souris et chez l’humain. Chez la souris, ils ont greffé des cœurs supplémentaires provenant d’animaux jeunes (3 mois), d’âge moyen (1 an) et âgés (environ 1,5 à 1,67 an) sur des receveurs des trois classes d’âge, puis analysé les tissus quatre à six mois plus tard. Ces résultats laissent penser que des organes de remplacement pourraient être prélevés sur des donneurs plus âgés qu’aujourd’hui, un enjeu majeur alors que les greffes cardiaques se multiplient et que des patients meurent faute d’organes disponibles.
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Intelligence artificielle
MIT News
Monoculture algorithmique : ses effets dépendent des détails
Les outils d’intelligence artificielle remplacent de plus en plus le jugement humain, par exemple pour le tri de CV dans le recrutement. Des chercheurs redoutent une monoculture algorithmique, où un seul algorithme finirait par prendre toutes les décisions d’un secteur, entraînant une exclusion systématique : un candidat rejeté par l’algorithme d’une entreprise le serait par ceux de toutes les autres. Des chercheurs du MIT nuancent ce diagnostic, rapporte MIT News. En évaluant méthodiquement les principales objections, ils concluent que l’argument de l’exclusion systématique, comme beaucoup d’autres, n’est pas décisif contre toutes les formes de monoculture. Ils démontrent mathématiquement que celle-ci tend surtout à créer des chambres d’écho informationnelles freinant l’exploration, ce qui, dans le recrutement, rendrait moins probable l’embauche des meilleurs candidats. Mais regrouper plusieurs algorithmes en un ensemble permet de dépasser cette limite, la monoculture pouvant alors égaler, voire surpasser, une polyculture. Comme le résume le coauteur Brian Hedden, tout dépend des détails, du domaine concerné et de la précision de l’algorithme.
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MIT Technology Review
IA et découverte scientifique : où placer la limite ?
L’entreprise Anthropic a annoncé avoir lancé un laboratoire de biologie moléculaire où des agents fondés sur son modèle Claude formulent des hypothèses tandis que des scientifiques humains mènent les expériences, et affirme que ce dispositif a réalisé sa première découverte, rapporte MIT Technology Review. Concrètement, un système de 950 agents a, après 21 heures, non pas trouvé une nouvelle séquence d’ADN, mais repéré un motif répété entourant une enzyme connue, motif présenté comme non catalogué jusqu’ici et jugé rappeler ce qui a conduit à la technologie d’édition génétique CRISPR. Ces affirmations ont irrité des biologistes : un message très partagé, relayé par le dirigeant du laboratoire Eli Lilly, souligne que repérer un amas inhabituel de gènes est souvent la partie facile, tandis que la vraie découverte consiste à établir ce que fait réellement le système. Les agents ont donc surtout allégé le travail de laboratoire. L’article y voit un rappel que l’insistance des entreprises d’IA à parler de percées rend paradoxalement les progrès réels plus difficiles à reconnaître.
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High Technologies
MIT News
Un robot nageur mince comme une feuille propulsé par des cellules musculaires
Des ingénieurs du MIT ont conçu un robot nageur ultramince mû par une seule couche de cellules musculaires vivantes, décrit dans la revue Advanced Functional Materials. Le squelette de cet aquabot est un film de gel de la taille d’un chewing-gum, dont les deux moitiés forment des nageoires. Chaque nageoire est recouverte d’une couche de cellules musculaires plus fine qu’un cheveu, génétiquement modifiées pour se contracter en réponse à la lumière. En éclairant une nageoire, les muscles se contractent et la font battre avec assez de force pour tirer le robot dans l’eau ; en alternant les flashs lumineux, les chercheurs contrôlent direction et vitesse. Le robot a franchi un labyrinthe aquatique simple, parcourant au mieux environ quatre longueurs de corps par minute, un rythme comparable à celui du requil-vache. Selon la coautrice Ritu Raman, ce premier robot biohybride bidimensionnel et très mince pourrait être moins coûteux à fabriquer et se déplacer plus efficacement que les modèles massifs en trois dimensions.
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Phys.org
Un laser reprogramme temporairement un composant optique ultrafin sans électrodes
Un dispositif miniature reprogrammable au moyen d’un laser pourrait déboucher sur des composants adaptables pour le calcul, l’imagerie et les télécommunications, rapporte Phys.org. La plupart des appareils sont conçus pour une tâche unique : les faire changer de fonction suppose habituellement de remplacer un élément, de recâbler le système ou d’en fabriquer un nouveau. Ainsi, chaque requête adressée à un grand modèle de langage comme ChatGPT ou Claude fait circuler quantité de signaux électriques dans des puces, ce qui consomme beaucoup d’énergie. Le composant décrit ici, ultramince, se reconfigure de façon temporaire sous l’effet d’un laser, sans électrodes, ouvrant la voie à des systèmes optiques modulables.
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Mathématiques
Quanta Magazine
Une conjecture de Graham vieille de 55 ans résolue grâce au hasard
En 1971, le mathématicien Ronald Graham, également jongleur passionné, avait posé une question restée ouverte pendant plus d’un demi-siècle : à partir d’un ensemble d’entiers distincts non nuls, peut-on toujours les réordonner de sorte que toutes les sommes partielles (les deux premiers, puis les trois premiers, et ainsi de suite) soient différentes ? Pour des nombres tous positifs, ou mêlant positifs et négatifs, la réponse est connue et affirmative, car les sommes croissent. Graham s’interrogeait sur le cas des nombres vivant dans un monde fini, comme les nombres modulaires qui se répètent après un certain seuil, à la manière d’une horloge. D’après Quanta Magazine, des mathématiciens ont récemment tranché cette conjecture en s’appuyant sur des méthodes probabilistes, exploitant le hasard pour démontrer un résultat resté longtemps inaccessible. Fan Chung, mathématicienne et épouse de Graham, rappelle le goût de ce dernier pour la recherche de structures, un fil conducteur reliant ses travaux à la jonglerie.
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