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Revue de presse du 31/08/2026

Revue de presse du 31/08/2026

crédit Image : Gemini

Revue de presse du 31/08/2026

Cosmologie & Astrophysique
NASA JPL
Le télescope spatial Nancy Grace Roman est lancé vers l’univers sombre

La NASA a lancé son télescope spatial Nancy Grace Roman dimanche à 7h26 (heure de l’Est), à bord d’une fusée Falcon Heavy de SpaceX depuis le Launch Complex 39A du Kennedy Space Center, en Floride. L’observatoire entame un trajet de trois mois et environ un million et demi de kilomètres vers son orbite finale. Roman associe un large champ de vision à une vision infrarouge nette pour explorer de vastes portions du ciel et sonder l’histoire cosmique. Il aidera les astronomes à étudier la matière noire, l’énergie sombre et les exoplanètes. L’équipe au sol du Goddard Space Flight Center a commencé à recevoir les données de télémétrie sept minutes après le décollage, et le déploiement des panneaux solaires a été confirmé une heure et 23 minutes plus tard. Son instrument coronographe, qui masque la lumière stellaire, doit démontrer une technologie susceptible d’imager de futures planètes semblables à la Terre, en commençant par des planètes de type Jupiter.

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Phys.org
La croûte de Mercure indiquerait un volcanisme plus profond et plus chaud

Les histoires de la Terre et de Mercure diffèrent fondamentalement. La plus petite planète, la plus proche du Soleil, aurait commencé à refroidir tôt : dès environ un milliard d’années après sa formation, son activité volcanique se serait arrêtée et une croûte rocheuse solide et continue se serait formée. La croûte terrestre, elle, reste en mouvement sous l’effet du volcanisme et de la tectonique des plaques. Les détails du passé volcanique de Mercure demeurent incertains, mais la composition de sa surface fournit des indices. Selon la matière disponible, cette croûte pointerait vers des origines volcaniques plus profondes et plus chaudes que prévu.

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arXiv
La constante de Hubble mesurée sur trois quasars avec les images du JWST

Une prépublication déposée sur arXiv le 27 août 2026 (non encore évaluée par les pairs), issue de la collaboration TDCOSMO, présente de nouvelles mesures de la constante de Hubble-Lemaître, notée H0, à partir de trois quasars quadruplement imagés par effet de lentille gravitationnelle (WFI2033-4723, HE0435-1223, PG1115+080). La méthode, dite de cosmographie par délai temporel, offre une voie indépendante de l’échelle des distances. Les auteurs exploitent l’imagerie infrarouge de la caméra NIRCam du JWST et la technique STARRED pour reconstruire fidèlement la fonction d’étalement du point, combinées à des délais temporels publiés et à des dispersions de vitesses stellaires mesurées par NIRSpec. L’analyse a été menée à l’aveugle pour deux des systèmes. En combinant les trois lentilles, ils obtiennent H0 égal à 73,5 (km/s/Mpc environ), cohérent avec les résultats antérieurs basés sur le télescope Hubble, mais avec une dispersion réduite entre systèmes.

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Détecter des halos de matière noire subsidiaires par lentille astrométrique

Une prépublication déposée sur arXiv le 27 août 2026 (non évaluée par les pairs) propose une méthode inédite pour sonder des halos de matière noire subsidiaires, dits substellaires. L’idée : suivre dans le temps le très léger déplacement astrométrique des images multiples de quasars lentillés. Dans le modèle standard ΛCDM, le trajet de la lumière de chaque image traverse de nombreux microhalos qui produisent collectivement un mouvement stochastique du centroïde, au spectre calculable. Les halos dont le temps de traversée dépasse la durée de la campagne d’observation induisent une accélération angulaire relative entre paires d’images. La sensibilité est maximale pour des sous-halos de 0,01 à 1 parsec (masses de 10⁻⁶ à 1 masse solaire), soit 12 à 14 ordres de grandeur sous les plus petites structures détectées à ce jour. Les auteurs projettent des campagnes de dix ans à 300 époques sur deux systèmes de référence. Une détection positive relèverait les bornes inférieures sur la masse des particules de matière noire ; un résultat nul contraindrait la survie des microhalos.

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Physique fondamentale
Phys.org
Faire pleuvoir des diamants en fondant du carbone en laboratoire

À l’intérieur des géantes de glace comme Neptune et Uranus, les scientifiques soupçonnent depuis longtemps qu’il pleut littéralement des diamants, sous certaines conditions de pression et de température. Pour la première fois, des chercheurs ont reproduit expérimentalement le processus supposé être à l’origine de ce phénomène. La matière disponible reste toutefois succincte et ne détaille ni la méthode précise, ni les paramètres atteints, ni le niveau de validation des résultats. Elle indique néanmoins que cette avancée éclaire la physique interne de ces planètes lointaines, dont les intérieurs abritent parmi les météorologies les plus étranges du Système solaire.

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La lumière révèle un mouvement interne dans les cristaux d’électrons

Les électrons, porteurs d’une charge électrique négative, se déplacent habituellement dans les matériaux. Mais à faibles densité et température, leur répulsion électrique peut l’emporter sur cette tendance et les pousser à s’organiser en motifs ordonnés, appelés cristaux de Wigner. La matière fournie indique que la lumière permet de révéler un mouvement interne au sein de ces cristaux d’électrons et peut même déclencher leur fonte, sans détailler ici le dispositif expérimental ni le niveau de validation des observations rapportées.

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Physical Review Letters
Deux états supraconducteurs dégénérés dans un métal kagomé

Une étude publiée dans Physical Review Letters (vol. 137, 096003, 28 août 2026) et signée par Yusuke Takeuchi et ses collègues porte sur le métal kagomé CsV3Sb5, à ordre de charge. Les auteurs concluent que son état fondamental n’est pas un état supraconducteur unique, mais deux états dégénérés (c’est-à-dire de même énergie). Le travail exploite un accordage par contrainte mécanique pour sonder cette supraconductivité dite nodale. La matière disponible reste brève et ne détaille pas la méthode expérimentale ni les implications théoriques au-delà de ce constat central.

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Un cadre perturbatif pour les exposants anormaux de la turbulence

Une étude publiée dans Physical Review Letters (vol. 137, 094002, 28 août 2026) par Alexei A. Mailybaev et Simon Thalabard propose un cadre perturbatif pour décrire la mise à l’échelle anormale en turbulence, c’est-à-dire les écarts aux lois d’échelle simples liés à l’intermittence. Plutôt que de s’appuyer sur les hiérarchies de fonctions de corrélation, les auteurs construisent leur approche sur la statistique des multiplicateurs de Kolmogorov. Selon eux, cette voie analytique nouvelle complète les méthodes traditionnelles dites de modes nuls. La matière disponible reste brève et ne détaille pas les résultats quantitatifs.

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Observation d’états liés dans le continuum sans charge anormaux

Une étude publiée dans Physical Review Letters (vol. 137, 096202, 28 août 2026), signée par Jue Li et ses collègues, rapporte l’observation d’états liés dans le continuum (BIC) sans charge anormaux. Les BIC sont des modes non radiatifs enchâssés dans le continuum de rayonnement, offrant de puissantes possibilités de manipulation des ondes dans les systèmes ouverts. Bien qu’un BIC ne puisse se voir attribuer un état de polarisation bien défini en champ lointain, le champ de polarisation environnant présente des structures particulières. La matière fournie s’arrête à cette présentation et ne détaille pas le protocole expérimental complet.

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ScienceDaily
Certains signes de gravité quantique pourraient n’être qu’une illusion

Une étude théorique menée par l’université de Kyushu, relayée le 29 août 2026, suggère que certaines expériences censées montrer un comportement quantique de la gravité pourraient recevoir une explication bien plus ordinaire. La mécanique quantique décrit la matière aux petites échelles, tandis que la théorie de la gravité d’Einstein explique le mouvement des étoiles et des trous noirs, mais les deux ne s’unifient toujours pas. Les physiciens attendent d’une future théorie de gravité quantique qu’elle réconcilie ces cadres. Or les chercheurs montrent que des scénarios invoquant une supposée superposition de la gravité peuvent parfois être décrits de façon équivalente comme des particules quantiques se déplaçant dans un espace-temps classique. Ce résultat n’affirme pas que la gravité n’est pas quantique, mais il aiderait à distinguer les vraies signatures de gravité quantique des artefacts, affinant ainsi la recherche de preuves que l’espace-temps se comporte lui-même de manière quantique.

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Un cristal d’espace-temps qui peut basculer en trou noir microscopique

Des physiciens de l’université Goethe de Francfort et de la TU Wien ont décrit mathématiquement un étrange état cristallin de l’espace-temps qui peut, après une infime variation d’énergie, soit se dissiper, soit s’effondrer en un trou noir microscopique. La physique n’impose aucune limite inférieure stricte à la taille des trous noirs : sous certaines conditions critiques, un ajout minime d’énergie détermine si le système se disperse ou s’effondre. De telles conditions ont pu exister dans l’univers primordial, juste après le Big Bang, produisant potentiellement des trous noirs primordiaux. Des simulations informatiques avaient déjà suggéré la possibilité de ces structures critiques, mais leur description mathématique manquait. Les chercheurs affirment avoir dérivé pour la première fois une formule exacte du phénomène, grâce à une approche inhabituelle faisant intervenir un nombre infini de dimensions. Cet outil pourrait aider à étudier les trous noirs primordiaux et microscopiques.

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Chimie
ScienceDaily
Des nanocristaux de nitrures métalliques longtemps jugés impossibles

Des chimistes de l’université de Chicago et du laboratoire national d’Argonne ont mis au point une méthode pour fabriquer des nanocristaux à partir de nitrures métalliques, un groupe de matériaux technologiquement importants qui résistait jusqu’ici à la synthèse conventionnelle. L’étude, publiée dans Nature et évaluée par les pairs, décrit la préparation de près d’une douzaine de matériaux impossibles à obtenir par les méthodes traditionnelles, selon le premier auteur Ruiming Lin. Les nitrures métalliques, comme le nitrure de gallium présent dans les LED et les écrans d’ordinateurs portables, sont surtout employés sous forme de films rigides. Réduits à l’état de nanocristaux (des cristaux microscopiques), ils pourraient être mélangés à des polymères, imprimés par jet d’encre ou intégrés à des tissus et dispositifs souples. Les auteurs évoquent des applications en électronique flexible, en éclairage et en implants médicaux. Les nanocristaux, notamment les points quantiques, avaient déjà inspiré le prix Nobel de chimie 2023.

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Intelligence artificielle
Nature
L’IA au service du suivi des maladies zoonotiques autour de Bwindi

Un reportage de Nature examine l’usage de l’intelligence artificielle pour suivre les maladies zoonotiques, transmissibles entre espèces, en Ouganda. Le parc national de la forêt impénétrable de Bwindi abrite les gorilles de montagne menacés, environ 120 autres espèces de mammifères, 350 types d’oiseaux et, à ses lisières, des humains et du bétail, une configuration propice au débordement (spillover), soit le transfert d’agents pathogènes entre espèces. Depuis 2003, l’organisation Conservation Through Public Health protège les gorilles selon une approche One Health, qui articule santé humaine, animale et des écosystèmes. Jusqu’ici réactive, l’organisation évolue vers la prévention, en partie grâce à l’IA. Dans le cadre d’une collaboration de trois ans achevée en mars 2026 avec le programme NESTLER, associant l’Union européenne et des pays africains, des échantillons de bétail et de volaille ont été analysés pour des maladies comme la brucellose et la fièvre de la vallée du Rift, puis croisés avec le suivi des gorilles. L’article interroge ouvertement la capacité de ces modèles à prévenir la prochaine pandémie.

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High Technologies
Phys.org
Une fibre à cœur creux pour relier des technologies quantiques

Les technologies quantiques promettent des réseaux de communication sécurisés, des formes puissantes de calcul et de nouveaux outils de détection. Un obstacle majeur tient au fait que différents systèmes quantiques fonctionnent à des longueurs d’onde de lumière distinctes : mémoires quantiques et ions piégés opèrent souvent dans l’ultraviolet ou le visible, alors que la communication longue distance par fibre optique est plus efficace aux longueurs d’onde des télécommunications. La matière fournie présente une plateforme à fibre à cœur creux comme piste pour connecter ces systèmes hétérogènes, sans détailler ici ses performances ni son degré de validation.

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Une horloge à diamant combine deux signaux contre la dérive thermique

Les diamants naturels sont imparfaits : leurs atomes de carbone forment un réseau cubique, mais des impuretés remplacent occasionnellement un atome de carbone, créant des défauts cristallographiques. Les impuretés les plus fréquentes sont l’azote et le bore ; les diamants dits de type I contiennent de l’azote, isolé ou en amas, à des concentrations pouvant atteindre 1 %, et représentent environ 95 % des diamants naturels. La matière fournie annonce une horloge à diamant combinant deux signaux pour réduire la dérive liée à la température, sans préciser ici les performances atteintes ni le protocole de mesure.

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Un banc d’essai pour un freinage magnétique à la rentrée atmosphérique

Des chercheurs de l’université métropolitaine de Tokyo ont conçu un système pour tester l’aérofreinage magnétohydrodynamique, une technique de ralentissement des engins spatiaux lors de leur rentrée dans l’atmosphère. Leur plateforme génère des champs magnétiques intenses au moyen d’un puissant électroaimant, tandis qu’un modèle réduit de véhicule est frappé par une onde de choc voyageant à plus de sept kilomètres par seconde. Les champs atteints dépassent nettement ceux des travaux antérieurs fondés sur des aimants permanents. Selon les auteurs, il s’agit d’une étape vers des essais avec de vrais véhicules, visant une rentrée plus sûre et des engins plus réutilisables.

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